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Or


Des millions et même des milliards qui s’envolent comme par enchantement… C’est ce qui s’est peut-être produit au TCS, le Tribunal criminel spécial du Cameroun. L’affaire est à la une du site de Jeune Afrique et elle a tous les ingrédients d’un roman policier : « un cambriolage, un greffier en chef qui a disparu et un coffre inaccessible, où des milliards de francs CFA pourraient avoir été soustraits. »
Le site panafricain nous raconte l’affaire : « Joel Tsik, le patron du greffe du Tribunal criminel spécial à Yaoundé, a atteint l’âge de la retraite en juin dernier. Mais, avant de passer sa charge à son successeur, il avait déclaré être tombé malade, se rendant ainsi indisponible. Depuis lors, il n’a plus été aperçu à son bureau. Et personne d’autre que lui ne détient la clé du coffre des scellés. »
Qu’y a-t-il dans ce coffre ? Réponse de Jeune Afrique : « des pièces à conviction, des objets de valeur, des documents importants, dont le responsable du greffe assure la garde, l’inventaire et la sécurité. » Mais aussi et surtout « ce coffre est censé contenir plusieurs milliards de francs CFA, issus notamment des procédures de plaider-coupable d’accusés ou de condamnés du TCS, comme l’ancien ministre Basile Atangana Kouna. »
Où sont les milliards du coffre du TCS ?Or, rapporte Jeune Afrique, à la fin du mois d’août, un cambriolage a eu lieu « dans le bâtiment du Tribunal criminel spécial, lequel est pourtant gardé par le Groupement polyvalent d’intervention de la Gendarmerie nationale, une unité d’élite. Les intrus ont emporté un ordinateur et une modique somme d’argent déposée dans les tiroirs de la cheffe de la section criminelle du greffe. »
Mais quid du coffre ? A-t-il été ouvert et refermé ? Impossible de le savoir… Impossible de vérifier sans la clé. Et « dans les couloirs du TCS, l’hypothèse d’un vol bien plus grave circule… » Les milliards qu’il contient se seraient-ils envolés ? « Le TCS a pour le moment tenté de tenir l’affaire secrète, pointe Jeune Afrique, mais sa hiérarchie a adressé un rapport au ministre de la Justice, Laurent Esso, pour lui faire part de ses soupçons, et lui demander la conduite à tenir. »
Les 500 millions des premières dames…Autre affaire de gros sous au Sénégal où l'on s’interroge sur le don de 500 millions de FCFA que les deux épouses du président Bassirou Diomaye Faye viennent de faire pour permettre aux jeunes d’assister aux Jeux olympiques de la jeunesse que le Sénégal accueillera du 31 octobre au 13 novembre prochain. L’action est louable, certes. Mais d’où vient l’argent, s’interrogent certains. « Le don de la discorde », titre Seneplus. En effet, la polémique enfle. « Certains, relève SeneNews, s’interrogent (donc) sur la provenance de l’argent de ce don, d’autres pensent que cette somme aurait dû servir à soulager la vie chère des citoyens. »
Pour sa part, le parti présidentiel dénonce une « manipulation politique » et assure qu’aucun denier public n’a été engagé : « Ces 500 millions de FCFA ne proviennent pas du budget de l’État. Ils ont été mobilisés auprès de bailleurs internationaux, d’entreprises et de mécènes. »
Où sont les réserves d’or africaines ?Enfin à lire sur le site Afrik.com cette enquête sur les réserves d’or des pays africains. On connait les chiffres : « l’Algérie reste le premier détenteur africain avec environ 174 tonnes, devant la Libye (près de 147 tonnes), puis l’Égypte et l’Afrique du Sud, autour de 125 à 130 tonnes. »
Mais où est entreposé cet or ? Mystère… « Alger ne publie aucune cartographie de ses coffres même si on sait que le pays les garde plutôt sur son territoire. Aucune ventilation officielle n’existe non plus pour l’Afrique du Sud, la Libye, l’Égypte, le Maroc ou le Nigeria. » Afrik.com suppose qu’une grande partie des lingots du continent se trouvent dans les coffres souterrains de la Réserve fédérale américaine à New York. En effet, les coffres de la banque centrale américaine abritent plus de 500 000 lingots, soit plus de 6 300 tonnes d’or. Espérons que la clé n’a pas été égarée…
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« À Dakar, ce mardi, relève le site Senego, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô doit présenter la feuille de route du gouvernement dans un contexte marqué par les préoccupations liées au pouvoir d’achat. Son discours de politique générale devrait accorder une place importante aux mesures économiques envisagées par le gouvernement. Les Sénégalais attendent notamment des précisions sur les secteurs concernés par les économies budgétaires et sur l’utilisation de l’accord de principe conclu récemment avec le Fonds monétaire international pour un prêt de plus de 2 milliards de dollars. (…) Le discours du Premier ministre doit durer plus d’une heure avant un débat à l’Assemblée nationale. Et, pointe encore Senego, la possibilité d’un vote de confiance expose Ahmadou Al Aminou Lô à un risque politique, dans un hémicycle dominé par le Pastef d’Ousmane Sonko, critique des choix de l’exécutif. »
La valse des étiquettes…Principal sujet d’inquiétude pour les Sénégalais : la vie chère. Samedi dernier, relate Le Quotidien, plusieurs centaines de Dakarois se sont rassemblés pour une « marche des paniers vides » : « Munis de cabas vides, de pancartes et de banderoles, les manifestants ont exprimé leur exaspération face à l’explosion des dépenses quotidiennes. Alimentation, électricité, avec la hausse du Woyofal (le compteur prépayé), carburant ou encore frais de scolarité à l’approche de la rentrée scolaire : l’inflation touche tous les secteurs, relève Le Quotidien. Même le plat national, le “thiéboudiène“, est devenu un luxe, le kilo de viande a bondi de 30 % en un an pour atteindre 6 000, voire 7 000 francs CFA. “Cela fait quatre mois que je ne mange plus de viande. La classe moyenne souffre“, confie une dame désemparée. »
« Au-delà du panier de la ménagère, il y a aussi les prix des loyers, constate encore le quotidien sénégalais. Venu marcher en simple citoyen, Boully Galissa, le chef de cabinet du maire de Dakar, a vivement interpellé les bailleurs : “Les agences et les propriétaires doivent savoir qu’ils ne sont pas à Paris ou New York, mais à Dakar, s’est-il exclamé, où le revenu minimum est de 60 000 francs CFA. Le prix des loyers doit refléter nos revenus, sinon les Sénégalais vont devenir des étrangers dans leur propre pays“. »
D’autres sujets « brûlants »« Mille et une attentes ! », s’exclame pour sa part Walf Quotidien. Outre le problème de la vie chère, en effet, le secteur privé « veut du concret », pointe le quotidien sénégalais. Pour Abdel Kader Ndiaye, le président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal, interrogé par le journal, « l’heure est à l’action, au traitement efficace de la dette, à la relance effective de l’économie par l’investissement et la croissance, à trouver des solutions à l’employabilité des jeunes, à la relève du pouvoir d’achat… Il faut que les politiques déjà énoncées donnent des résultats. »
« Un grand oral sous haute tension », renchérit Seneplus. Car les sujets abordés ce mardi par le Premier ministre sont « brûlants », affirme le site : restructuration, coût de la vie, gouvernance des entreprises publiques, renégociation des contrats, date des élections, retour sur les points au cœur des divergences entre l’Exécutif et la majorité parlementaire. » Bref, « c’est en pleine tempête sociale que le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô va faire face tout à l’heure aux députés. »
Le gouvernement va-t-il tomber ?Alors à l’issue de cette déclaration de politique générale du Premier ministre, l’opposition pourrait voter une motion de censure pour faire tomber le gouvernement… En effet, relève Walf Quotidien, « avec les 130 députés sur les 165 que compte l’Assemblée nationale, faire tomber le gouvernement serait une simple formalité pour Pastef, le parti de l’ex-premier ministre, Ousmane Sonko. » Toutefois, Walf Quotidien n’y croit pas… « Faire tomber le gouvernement serait juste un acte politique symbolique sans effet sur la marche du pays. En effet, en cas de motion de censure, le président de la République aurait la possibilité de reconduire Ahmadou Al Aminou Lô dans la minute qui suit et de dissoudre l’Assemblée nationale le moment venu. » Et Walf de citer cette petite phrase d’un responsable de Pastef qui a requis l’anonymat : « À quoi bon voter la censure ? Pourquoi tirer sur une ambulance ? »
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Un peu plus de trois ans de guerre civile, 200 000 morts, 14 millions de déplacés… Et une confirmation, des armes chimiques ont bien été utilisées par l’armée régulière pour contrer l’avancée des paramilitaires. D’après des éléments publiés par le Washington Post et le New York Times, des bombes au chlore ont été ainsi développées et utilisées pendant au moins six mois, entre juillet 2024 et janvier 2025.
« Les deux quotidiens américains, précise Le Monde Afrique, ont eu accès à un dossier comprenant des notes internes, des vidéos, des photos et des interceptions téléphoniques. Y figurent notamment des messages et appels émis et reçus par le général Abdel Fattah Abdelrahman al-Burhan, le chef des FAS, les Forces armées soudanaises, et président de facto du Soudan. Ces documents hautement confidentiels ont été transmis par une “agence de renseignement d’un pays du Moyen-Orient“, affirment les journaux, sans plus de détails. Deux sources sécuritaires ont assuré au Monde qu’ils émanaient des services de renseignement israéliens. (…) Les attaques chimiques recensées par les médias américains ont eu lieu en 2024, pointe encore le journal, au cours de la première année du conflit. Acculée par l’avancée des paramilitaires, l’armée soudanaise avait perdu le contrôle de la capitale, Khartoum, et abandonné ses bastions un à un dans le centre du pays. Selon les documents cités par les journaux américains, la décision a été prise d’utiliser des armes au chlore pour reprendre l’initiative sur le champ de bataille en juillet 2024. »
Et « comme l’avait déjà révélé France 24 dans une enquête diffusée en novembre 2025, relève Le Monde Afrique, l’armée de l’air soudanaise avait bien effectué, les 5 et 13 septembre 2024, des largages de barils contenant du chlore gazeux au-dessus de la raffinerie d’Al-Jaili, la plus grande du pays, au nord de Khartoum. L’infrastructure était alors aux mains des FSR, et l’armée soudanaise voulait les en déloger sans risquer de détruire le bâtiment. »
La diplomatie au point mortCôté diplomatie, l’atmosphère est plutôt « tendue » entre les États-Unis et les Forces armées soudanaises du général al-Burhan. C’est ce que pointe le Sudan Times. Le Sudan Times, proche du pouvoir de Khartoum, réfute toute accusation d’utilisation d’armes chimiques. Le journal avance le fait « qu’aucun témoignage crédible d’habitants affirmant avoir observé ou subi les conséquences de l’utilisation présumée d’armes chimiques n’a été rapporté ».
Qui plus est, souligne cette fois Jeune Afrique, « le gouvernement de Khartoum ne cache pas son hostilité à la proposition de cessez-le-feu de Massad Boulos, le conseiller principal de Donald Trump pour les affaires arabes et africaines. Celui-ci a plaidé, à la fin d’août, aux Nations unies, en faveur d’un embargo sur les armes, puis condamné les frappes aériennes, dont la paternité est attribuée aux FAS et qui visaient sur le territoire tchadien leur adversaire, les FSR, les Forces de soutien rapide du général Hemedti. »
En fait, précise Jeune Afrique, « les États-Unis pris entre deux feux. D’un côté, l’armée du général al-Burhan, forte de ses victoires, qui refuse de négocier le cessez-le-feu que préconise Washington. Et de l’autre, la coalition civile Somoud, que dirige Abdallah Hamdock, et qui pousse l’administration américaine à imposer une trêve et un dialogue inter-soudanais pour mettre fin aux souffrances des populations ».
Le problème en Afrique: pas la démocratie mais ses dirigeants…Enfin, comme en écho à la situation au Soudan, ce point de vue de l’écrivain et chroniqueur guinéen, Tierno Monénembo, à lire dans Le Point Afrique : « Ce qui pose problème à l’Afrique n’est pas la démocratie, affirme-t-il, mais ses dirigeants. Tierno Monénembo s’appuie sur le récent essai d’Ousmane Ndiaye, L’Afrique contre la démocratie, mythes, déni et péril, qui montre que « ce n’est pas la démocratie qui pose problème (donc), c’est la conscience civique et morale de nos dirigeants qui laisse à désirer ».
Et l’écrivain guinéen de souligner que « la démocratie ne vient ni d’Athènes ni de La Baule. Elle est universelle, immanente (elle a toujours existé dans toutes les sociétés) et évolutive dans le temps ». Et de rappeler que « dès le début du 18e siècle, Le Fouta-Djalon avait instauré l’alternance, le contre-pouvoir, le contrôle et le recours (les quatre règles de base des démocraties modernes) bien avant l’indépendance américaine et la Révolution française ».
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Un bilan communiqué par les autorités congolaises, et qui fait la Une de plusieurs médias nationaux, tels qu'Actualité.cd, qui pointe l'ampleur préoccupante atteinte par l'épidémie. Le média numérique rappelle aussi que, selon le chef de l'OMS, cette épidémie, la 17ᵉ enregistrée dans le pays, est la deuxième plus importante jamais observée et « la plus rapide que nous ayons jamais vue ». Le Potentiel, autre média congolais, ajoute qu'Ebola a déjà touché six provinces en RDC, et continue de se propager : « Alors que les autorités sanitaires et leurs partenaires poursuivent les opérations de riposte, la propagation de la maladie constitue une préoccupation majeure. La situation impose notamment une surveillance accrue, le suivi des contacts, la prise en charge des malades et la vaccination des personnes exposées, poursuit le quotidien, et tout cela, pendant que le bras de fer politique entre le pouvoir et une partie de l’opposition continue de s’intensifier. »
Le Potentiel fait référence à la pression mise par la Coalition Article 64 sur le pouvoir et sur les institutions. Pour rappel, elle conteste notamment l’orientation politique du régime de Félix Tshisekedi, s'oppose à toute initiative pouvant ouvrir la voie à une modification de la Constitution, et appelle à une mobilisation le 15 septembre prochain. Mais dans le contexte de l'épidémie, « l’affrontement politique entre le pouvoir et l’opposition apparaît comme une source supplémentaire de tension dans un pays déjà fragilisé », estime le média.
« L’urgence sanitaire pourrait ainsi imposer aux différentes forces politiques congolaises de revoir leurs priorités et de privilégier, au moins temporairement, les questions directement liées à la protection des populations, car, toujours selon Le Potentiel, un apaisement du climat politique pourrait faciliter la mobilisation des ressources et des énergies nécessaires à la réponse aux crises. » Et le quotidien congolais de conclure : « La question est désormais de savoir si pouvoir et opposition seront capables de mettre leurs divergences entre parenthèses pour privilégier les urgences nationales. »
Au Sénégal, le nouvel accord avec le FMI continue de faire la Une de la presseDakar a finalement conclu un accord de prêt de 2,2 milliards de dollars avec le FMI après deux ans de négociations complexes, et « alors que le niveau d'endettement du Sénégal a atteint un seuil alarmant, dépassant celui de pays ayant traversé de graves crises financières comme la Zambie, avec une dette publique qui a grimpé à 132% du PIB fin 2024, rappelle Seneweb, qui analyse que, si le montant du prêt reste nettement en deçà des besoins réels des finances publiques sénégalaises, sa valeur est avant tout diplomatique et financière. »
Pour le média en ligne, ce qui fait l'intérêt de l'accord, c'est l'effet de confiance et de levier attendu à l'avenir auprès des investisseurs. Mais cet accord est loin de rassurer tout le monde : il fait même peur à certains analystes, comme le docteur Balla Khouma, statisticien économiste, qui a consacré une tribune à ce sujet dans Le Quotidien, titrée : « L'État s'en félicite, mais les Sénégalais peuvent en souffrir. » Dans les colonnes du journal, il estime que, si l'accord avec le FMI « peut constituer une bouée de sauvetage, il peut aussi augmenter dramatiquement la pauvreté des ménages, notamment des plus vulnérables, et entraîner des situations de famine inattendues ». L'économiste redoute ainsi plusieurs phénomènes qu'il énumère, comme la hausse des impôts indirects, l'augmentation du prix des matières énergétiques, ou encore une pression accrue sur les petites entreprises et les travailleurs indépendants.
Même préoccupation dans les pages de Jeune Afrique, où l'on peut lire qu'« en réalité, cette séquence soulève davantage de questions qu’elle ne donne de réponses : à quelle vitesse les financements pourront-ils être débloqués ? Qui devra faire un effort sur la dette ? Bassirou Diomaye Faye, le chef de l’État, parviendra-t-il à faire accepter son programme à une Assemblée nationale présidée par Ousmane Sonko, son ancien Premier ministre devenu son adversaire politique ? » En résumé, pour le journal, « le plus difficile reste à faire : l’accord du 1ᵉʳ septembre est loin de signer la fin de la crise. »
Au Togo, les documentaristes français Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani ont bénéficié mercredi d’une décision de mise en liberté provisoire, de même que leur collaborateur local Fred Vedomey.
Les deux réalisateurs français ont pu prendre le vol d’hier soir Lomé-Paris. Ils sont arrivés dans la capitale française en début de matinée.
Toutefois, Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani restent poursuivis par la justice togolaise.
En effet, précise Afrik.com, « la remise en liberté provisoire des trois hommes ne met pas fin à la procédure. Ils restent concernés par l’information judiciaire ouverte au Togo et les investigations se poursuivent. Les autorités judiciaires n’ont pas annoncé la date d’une éventuelle audience au fond ».
Les trois hommes avaient été arrêtés le 27 juillet, rappelle Jeune Afrique, « alors qu’ils tournaient un épisode d’une série documentaire diffusée sur France Télévisions, Les Routes de l’impossible. Ils ont été accusés d’avoir violé le périmètre de leur zone d’intervention autorisée et d’avoir menti sur l’utilisation d’un drone. Ils se trouvaient alors dans le nord du pays, une région où les attaques jihadistes rendent les autorités nerveuses. (…) La justice togolaise a estimé qu’un maintien en détention n’était plus nécessaire pour la manifestation de la vérité. Les accusés ont donc bénéficié d’une décision de liberté provisoire. »
Tensions entre Paris et Lomé…« En France, relève Le Monde Afrique, cette affaire a été perçue comme un nouveau signe de défiance de la part du Togo. À la tête du pays depuis qu’il a succédé à son père Gnassingbé Eyadéma, en 2005, Faure Gnassingbé, longtemps allié de Paris en Afrique de l’Ouest, s’est rapproché des juntes au pouvoir au Mali, au Burkina Faso et au Niger, qui forment l’Alliance des États du Sahel et ont rompu avec l’ancienne puissance coloniale pour se tourner vers Moscou. En novembre 2025, lors d’une visite au Kremlin, le président du conseil togolais a ratifié un nouvel accord de défense avec la Russie, rappelle Le Monde Afrique. Ce texte, qui prévoit la formation de militaires togolais par des instructeurs russes, mais aussi le partage de renseignements ou encore la tenue d’exercices militaires conjoints, offre surtout à Moscou ce que Paris cherchait à éviter : un nouvel ancrage maritime stratégique dans le golfe de Guinée, depuis lequel l’armée russe peut ravitailler ses contingents déployés au Sahel. En juillet, pointe encore le quotidien français, du matériel militaire russe avait ainsi débarqué par cargo à Lomé pour être ensuite acheminé par convoi jusqu’au Mali, où environ 2 500 militaires russes d’Africa Corps sont présents pour soutenir la junte du général Assimi Goïta. »
Sans nouvelles de Moussa Kaka au NigerÀ la Une également, une disparition et une interpellation qui inquiètent au Niger… « Deux affaires distinctes qui alimentent les inquiétudes dans le paysage politique et médiatique nigérien, relève Le Journal du Niger. Lundi, le journaliste Moussa Kaka, directeur général du groupe Saraounia et correspondant de RFI (jusqu’en 2023), a disparu après avoir quitté son lieu de travail à Niamey. Le lendemain, l’ancien ministre de la Défense, Kalla Moutari, a été interpellé à Dakoro, dans la région de Maradi. Les circonstances précises de ces deux événements restent encore inconnues. »
Ces deux affaires interviennent quelques jours après le coup de force militaire qui s’est produit à Niamey. « Pour autant, pointe Le Journal du Niger, aucun élément public ne permet actuellement d’établir un lien entre la disparition de Moussa Kaka, l’interpellation de Kalla Moutari et ces événements. La prudence reste donc de mise. »
En tout cas, note encore le média nigérien, « la disparition de Moussa Kaka intervient quelques jours seulement après la libération d’Ibro Chaibou, rédacteur en chef de Saraounia TV, détenu pendant près de dix mois. Les autorités avaient également libéré deux autres journalistes nigériens en juillet, après plusieurs mois de détention. »
Reste que « la disparition de Moussa Kaka ravive les inquiétudes autour de la liberté de la presse au Niger, pointe le site ivoirien Koaci, alors que le journaliste avait déjà été arrêté et détenu par le passé en raison de son travail. Il avait notamment été emprisonné en 2007-2008 dans une affaire liée à ses contacts avec la rébellion touarègue. »
« Enfin le jackpot ! », s’exclame WalfQuotidien en première page. « C’est une très bonne nouvelle, presque une aubaine. Le Sénégal, qui risquait un défaut de paiement, a signé hier avec le FMI, le Fonds monétaire international, un accord de 36 mois en vue d’un programme d’aide d’environ 2,2 milliards de dollars », soit 1 244 milliards de FCFA. Toutefois, tempère le quotidien dakarois, cet accord « reste soumis à l’approbation de la direction et du conseil d’administration du FMI ».
Ce qui n’empêche pas Le Soleil de qualifier cet accord de « thérapie sur mesure ». En effet, ce programme d’aide s’étale donc sur trois ans, jusqu’en 2029. « Il vise notamment, précise le site Seneplus, à rétablir la stabilité macroéconomique et la viabilité de la dette, réduire les vulnérabilités budgétaires et extérieures, renforcer les dépenses sociales et soutenir une croissance davantage portée par le secteur privé. »
« Le programme envisagé repose sur un double objectif, complète Dakar Actu : rétablir la viabilité des finances publiques tout en protégeant les ménages vulnérables. Concrètement, la stratégie budgétaire s’appuiera sur un renforcement de la mobilisation des ressources intérieures et une rationalisation des dépenses, avec en parallèle une consolidation des filets de protection sociale, notamment via des transferts monétaires ciblés. »
Une restructuration de plus en plus difficile à éviterCet accord entre le Sénégal et le FMI intervient « après plus de deux ans de négociations, parfois houleuses », relève Jeune Afrique. « Le précédent programme du FMI, d’un montant de 1,8 milliard de dollars, avait été suspendu en 2024 après la découverte d’environ 13 milliards de dollars de dette non déclarée sous l’administration de Macky Sall. C’est la (fameuse) affaire de la dette cachée. Et le Sénégal avait dû se financer largement sur le marché régional en l’absence du FMI et des autres bailleurs. (…) Depuis ces derniers mois, entre autres après la réorganisation de l’équipe gouvernementale, les discussions s’étaient accélérées. La restructuration, longtemps rejetée par les autorités sénégalaises, était devenue de plus en plus difficile à éviter. »
Désormais, pointe encore Jeune Afrique, cet « accord avec le FMI donne enfin à Dakar une perspective de financement et un ancrage pour rétablir la confiance des bailleurs et des investisseurs. Mais, surtout, la restructuration va permettre de desserrer la contrainte du service de la dette. (…) Pour Dakar, c’est donc la fin d’une stratégie consistant à repousser l’échéance par de nouveaux emprunts : il faut désormais négocier avec les créanciers pour rendre la dette soutenable. »
Et sur le plan politique, constate Jeune Afrique, « c’est un tournant majeur pour le président Bassirou Diomaye Faye. Depuis son arrivée au pouvoir, son gouvernement (dirigé alors par Ousmane Sonko) avait fait de la restauration de la souveraineté financière et du refus d’une restructuration un marqueur politique. La réalité des chiffres a donc finalement rattrapé Dakar. »
Ousmane Sonko circonspect…Et c’est une rupture, une de plus, avec l’ex-premier ministre Ousmane Sonko, devenu chef du Parlement après son limogeage en mai dernier par le chef de l’État. Son gouvernement, pointe également Le Monde Afrique, « avait (toujours) exclu toute restructuration de la dette, solution préconisée par des experts. »
D’ailleurs, Ousmane Sonko a exprimé sa circonspection après l’annonce de l’accord avec le FMI : « Le langage diplomatique tenu de part et d’autre ne donne aucune information sur le détail de ce projet d’accord, ni sur les engagements du Sénégal », affirme-t-il. Ses propos sont repris notamment par le site Senego. Le président de l’Assemblée nationale demande, pointe le site, des précisions sur le « traitement de la dette évoqué dans le communiqué du FMI. Il s’interroge également sur les principales réformes prévues, notamment en matière de viabilité des finances publiques, de protection des ménages vulnérables, de mobilisation des ressources intérieures et de rationalisation des dépenses. »
Bref, commente Jeune Afrique, « l’exécutif va devoir composer avec une assemblée nationale acquise à Ousmane Sonko. Pour ce dernier, la restructuration de la dette sénégalaise a toujours constitué une ligne rouge. Reste à savoir dans quelle mesure il pourra faire obstruction aux futures négociations. »
« Au village d’Aït Idris, commune de Taskriout, à 60 km à l’est de de Béjaïa : une scène difficile à soutenir, relate TSA Algérie. Celle d’une septuagénaire au regard désabusé, qui se tient debout au milieu des décombres noircis de ce qui fut sa maison, son foyer, sa vie et dont plus rien ne subsiste hormis les murs calcinés et des amas de cendres. Meubles, vêtements, photos, argent, ustensiles du cuisine… tous les biens accumulés au fil des années sont partis en fumée, en quelques minutes lors des derniers incendies qui ont endeuillé les wilayas de Bejaia, de Jijel et de Tizi-Ouzou. "Je n’ai plus rien, plus rien ! Je suis veuve, je souffre d’une maladie cardiaque, et mes bêtes, dont je tirais ma subsistance, ont été brûlées. Où puiser le courage pour faire face à cette situation ? Avec quoi je vais réparer tout ça ?", lance la vielle femme, le regard perdu dans les vestiges de son foyer réduit en cendres. »
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Quel bilan ?« Six jours après le départ des premiers feux dans les zones montagneuses de Béjaïa, de Tizi Ouzou et de Jijel, le bilan officiel reste figé à douze morts, pointe Jeune Afrique. Bien que la Protection civile ait revu ce chiffre à la hausse, la présidence de la République a imposé un black-out : aucune institution, aucun responsable ni aucun média n’est autorisé à contester le chiffre officiel. Cette censure vise à dissimuler l’ampleur des pertes humaines pour ne pas assumer le fiasco politique d’un plan anti-incendie encensé au début de l’été. (…)
Pourtant, poursuit Jeune Afrique, les témoignages des habitants de la région de Jijel, les textes postés sur les réseaux sociaux ainsi que les listes publiées par les hôpitaux et les mairies concordent : les victimes se comptent par centaines. Vendredi dernier, des sources proches du ministère de la Défense confiaient que le bilan provisoire était de 385 morts, sans compter les nombreux disparus. »
Au total, près de 200 incendies ont éclaté ces derniers jours en Algérie. Les autorités affirment que la plupart sont d’origine criminelle. Conséquence, relève Afrik.com, « le président Abdelmadjid Tebboune, a ordonné la modification du Code pénal avant le 15 septembre afin de rétablir la peine de mort, avec exécution, pour les personnes impliquées dans des incendies volontaires. »
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Alger : un soutien militaire direct et assumé au NigerL’Algérie toujours, dans un tout autre domaine. L’Algérie a « franchi un cap militaire au Sahel », avec un soutien direct aux autorités nigériennes… C’est ce que relève Le Point Afrique. L’Algérie a en effet envoyé à Niamey quatre avions de chasse Sukhoï au lendemain de la tentative de coup de force d’une partie de l’armée. Cela « confirme bien un soutien militaire algérien visible et assumé au profit du pouvoir de Niamey, commente Le Point Afrique. Ce soutien s’inscrit aussi dans un dispositif nigérien où les forces russes d’Africa Corps occupent déjà une place importante, mais aucune coordination entre Alger et Moscou n’a été officiellement établie. (…) Traditionnellement, rappelle Le Point Afrique, l’Algérie privilégie, au Sahel, la non-ingérence, la médiation et une coopération sécuritaire discrète. Son influence reposait surtout sur les leviers des services de renseignement, la diplomatie parallèle, l’arbitrage avec les mouvements armés et les réseaux de notables, de confréries religieuses et d’élites tribales. Cette fois, Alger a donc choisi un soutien militaire visible, médiatisé et assumé. »
Intérêts économiques…Commentaire d’El Moudjahid à Alger : « L’enjeu est d’autant plus important, que plusieurs projets structurants reposent sur un environnement régional stable. Le gazoduc transsaharien reliant le Nigeria à l’Algérie via le Niger, l’interconnexion dorsale de fibre optique, la route transsaharienne destinée à faciliter les échanges, les zones de libre-échange et d’autres initiatives d’intégration régionale constituent autant de leviers de développement, dont la réalisation suppose un climat de sécurité et de stabilité. L’Algérie, qui œuvre, depuis des années, en faveur d’une Afrique prospère, intégrée et pacifique, a tout intérêt, affirme encore le quotidien proche du pouvoir, à préserver les conditions permettant à ces projets de voir le jour et de produire leurs effets au bénéfice des populations. »
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« La capitale nigérienne, Niamey, a connu vendredi une nuit de forte tension, relève le Journal du Niger. Des échanges de tirs et plusieurs détonations ont retenti pendant plusieurs heures autour de sites stratégiques, notamment la base militaire 101, l’aéroport international Diori Hamani et les abords du palais présidentiel. Les autorités militaires affirment désormais avoir circonscrit le mouvement. Le ministère nigérien de la Défense a attribué les violences à un “mouvement d’humeur" impliquant des soldats en rupture avec le règlement militaire ».
« Les tirs nourris entendus dans la nuit de vendredi à samedi à Niamey ont suscité inquiétude et spéculations, au Niger et à l’étranger, pointe pour sa part Tam-Tam info, autre site nigérien. Comme à l’accoutumée, les ennemis de notre souveraineté retrouvée et de notre cohésion sociale ont vite saisi la balle au bond pour distiller des rumeurs les plus fantaisistes les unes que les autres. Mais, en réalité, affirme Tam-Tam Info, les FDS, les Forces de défense et de sécurité, ont réagi rapidement et professionnellement pour maîtriser un mouvement d’humeur impliquant des éléments isolés de l’armée ».
Voilà pour la version officielle distillée donc par les médias nigériens.
Tensions et frustrations au sein de l’armée nigérienne…Analyse diamétralement opposée pour Sahel Horizon, site spécialisé sur les pays de l’AES, tenu par des journalistes en exil : « La crise qui a secoué Niamey trouve son origine directe dans de profondes tensions au sein de l’appareil militaire nigérien. Elle met en lumière des frustrations accumulées autour des conditions de déploiement, de la rotation des personnels et du sentiment d’une inégalité de traitement au sein de la hiérarchie sécuritaire ».
Sahel Horizon cite le cas de deux officiers des Forces spéciales, à l’origine de la mutinerie, qui avaient récemment « dénoncé une répartition inégale des contraintes opérationnelles, certaines unités étant maintenues durablement sur le terrain tandis que certains cadres bénéficieraient d’affectations administratives, de promotions ou de missions à l’étranger. (…) La mutinerie de la base 101 révèle (donc), pointe le site, les fractures de l’armée nigérienne et met (aussi) à l’épreuve la crédibilité du pacte de défense de l’AES, dont la Charte prévoit une assistance mutuelle face aux rébellions et menaces contre un État membre ». En effet, précise Sahel Horizon, « si le Burkina Faso et le Mali ont affiché leur solidarité politique, le soutien militaire direct publiquement établi est venu de la Russie. L’épisode révèle ainsi un décalage entre la solidarité politique revendiquée par l’AES et sa capacité opérationnelle effectivement démontrée ».
De plus en plus d’attaques djihadistesPour Ledjely en Guinée, cette victoire des forces loyalistes « ne doit pas faire illusion » : « ce putsch manqué constitue un indicateur supplémentaire de la dégradation de la situation, notamment sécuritaire, depuis le coup d'État de juillet 2023. (…) Ironie du sort, c’est précisément cette même dégradation du climat sécuritaire que l’actuel dirigeant nigérien, Abdourahamane Tiani, avait invoquée pour justifier son propre coup d'État contre Mohamed Bazoum ».
Le Monde Afrique à Paris renchérit : « cette mutinerie révèle les faiblesses de la junte du général Tiani, alors que le pays est en proie aux attaques de plusieurs groupes djihadistes. (…) Le 14 mai, rappelle le journal, le GSIM a attaqué un camp militaire à Garbougna, dans la région de Tillabéri, frontalière du Mali et du Burkina Faso, tuant 67 personnes, dont des civils. Le 17 juin, 51 soldats étaient à leur tour tués dans un assaut contre la garnison d’Inates, dans la même région. Ces saignées à répétition ont alimenté les frustrations au sein de l’armée ces dernières semaines, pointe encore Le Monde Afrique. Malgré les discours patriotiques triomphants des responsables de la junte à Niamey, certains officiers se sentent démunis sur le terrain. De fait, selon des sources militaires concordantes, les mutins qui ont tenté de renverser le général Tiani étaient menés par de jeunes gradés des forces spéciales pour partie déployés en première ligne dans la région de Tillabéri ».
Le Monde Afrique qui note également que « la junte du général Tiani apparaît d’autant plus fragile sur le plan sécuritaire qu’elle n’a pu compter sur ses alliés de l’AES durant cette journée à haut risque ».
Une junte qui n’a dû son salut finalement qu’aux forces russes de l’Africa Corps présentes à Niamey.
Libération, toujours à Paris s’interroge : « samedi, les mercenaires d’Africa Corps ont montré qu’ils étaient capables de sauver le régime nigérien. Mais pour combien de temps ? Et à quel prix ? ».
« Dialogue national : Félix Tshisekedi prône "un sursaut national" sans partage du pouvoir », titre Le Potentiel. Le journal congolais estime que le président « s’est adressé au peuple dans un discours d’une grande lucidité politique ». « Face à l’amplification des crises sécuritaires à l’Est et à la fragilité de la cohésion nationale, poursuit Le Potentiel, le chef de l'État a appelé à un rassemblement patriotique pour traiter les causes profondes des instabilités du pays ».
« Tshisekedi fixe le cadre d’un dialogue de trois mois et en exclut l’AFC/M23 », annonce de son côté Actualité.cd. Le journal en ligne précise que « le processus de dialogue national débutera par des consultations dans les 26 provinces avant des assises à Kinshasa, tout en excluant de ce cadre les acteurs qui continueront à combattre par les armes ». Quant au site d’information congolais Beto, il remarque que Félix Tshisekedi « a fait de l’ancrage territorial la marque du dialogue » qu’il a lancé hier.
Qui participera à ce dialogue national ?C’est Actualité.cd qui détaille cet aspect du processus. « Ce dialogue doit associer majorité et opposition, société civile, confessions religieuses, autorités coutumières ainsi que des représentants des milieux économiques, professionnels, universitaires et scientifiques », a annoncé le chef de l'État.
Et cela doit en principe se faire région par région. « Dans chaque province, explique Actualité.cd, des forums préliminaires devront examiner les causes de l’insécurité, les conflits fonciers et coutumiers, les tensions communautaires, les insuffisances administratives, les inégalités, les obstacles au développement et les réformes jugées nécessaires ».
Le programme s’annonce chargé. Et le pari n’est pas gagné d’avance si l'on en croit le journal en ligne Beto qui émet cette réserve : « En proposant de traiter les causes structurelles des crises sans céder au chantage classique du partage du gâteau politique, Félix Tshisekedi tente de poser les bases d’un contrat républicain renouvelé. Mais la grande question demeure : la classe politique congolaise, historiquement façonnée par la quête des positions d’influence, est-elle prête à s’engager dans un dialogue dont l’unique gain serait l’intérêt général ? »
« Une génération entière décimée »Reste l'épineuse question de la situation dans l’est de la RDC. Il faut dire, remarque Le Potentiel, que dans « son allocution aux accents d’examen de conscience collective, le président congolais a livré un diagnostic sans complaisance des échecs accumulés au cours des soixante-six années d’indépendance de la RDC. Il a notamment pointé du doigt les insuffisances des anciens processus de paix, trop souvent réduits à de simples arrangements (…). Évoquant trois décennies d’agressions et d’insécurité à l’Est, il a martelé : "ce n’est plus une crise passagère, c’est une génération entière qui est décimée" ».
Une chose est sûre, en tout cas, l’AFC/M23 ne participera pas à ce dialogue national. « Tous ceux qui ont pris les armes contre l’ordre constitutionnel établi en RDC ne participeront pas à ces assises », a prévenu Félix Tshisekedi. Hormis cette exception, remarque Radio Okapi, le chef de l'État, annonce que « nul ne sera exclu en raison de ses opinions, de ses critiques, de son appartenance politique, de son origine provinciale, de sa langue, de son ethnie ou de sa religion ».
Concernant le conflit dans l’est de la RDC, rappelle Actualité.cd, « le gouvernement congolais et l’AFC/M23 sont déjà engagés dans des discussions à Doha, sous médiation du Qatar. Et Félix Tshisekedi a rappelé hier que ce processus restait le cadre destiné à traiter avec l’AFC/M23, des questions liées notamment à la cessation des hostilités, au désengagement, au cantonnement et au désarmement ».
Parti de Yaoundé le 7 juin dernier, officiellement pour un « court séjour privé en Europe », le président camerounais est rentré au pays le 20 août, soit une absence d’un peu plus de 70 jours.
Paul Biya a 93 ans et son état de santé fait l’objet régulièrement de rumeurs, parfois démenties par le gouvernement.
Qu’est-ce qui justifie une si longue absence ? On sait que le président camerounais était en Suisse, à Genève. Pas pour des vacances mais pour se faire opérer du genou. C’est du moins ce qu’affirme Jeune Afrique : « annoncé mort par la rumeur ou cloué sur une chaise roulante, le président, Paul Biya, est apparu, samedi dernier, se tenant droit sur ses deux jambes. S’il n’a pas le pas alerte et se fait encore aider – hors caméras – pour marcher, il a pu tenir debout, lire un bref discours et poser avec la sélection nationale féminine de football, qui venait de remporter la Coupe d’Afrique des nations. Et, selon nos informations, poursuit Jeune Afrique, cette réussite tient son origine d’une opération menée par des médecins suisses et indiens. Le chef de l’État camerounais a en effet bénéficié d’une chirurgie orthopédique du genou, dans une clinique genevoise. Et ce, même si la présidence du Cameroun a toujours refusé de confirmer toute hospitalisation du chef de l’État ».
Attentes et interrogationsMaintenant que Paul Biya est remis sur pied, les Camerounais espèrent bien que le pays va se remettre en marche. Les attentes et les interrogations sont nombreuses. Le journaliste de radio Eric Boniface Tchouakeu, dans un récent éditorial repris par le site Actu Cameroun en fait une liste non exhaustive : le retour de Paul Biya n’est pas de nature, dit-il, à « rassurer les sceptiques à l’instar des principaux leaders et organisations de la société civile qui doutent de sa capacité à diriger le Cameroun. Cela même s’il a continué à signer des décrets pendant son absence et au vu d’un certain nombre de faits, comme la non-formation d’un gouvernement, pourtant annoncé à deux reprises, depuis l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, ou encore l’éclatement du scandale sur la spoliation de l'État dans l’exploitation de l’or au Cameroun. Autre fait qui suscite l’interrogation, poursuit l’éditorialiste camerounais, c’est l’absence de la nomination d’un vice-président de la République, après la réintroduction du poste en avril dernier, en dépit des polémiques que cela avait suscité ».
La guerre de successionJustement, pointe Libération à Paris, ce poste de vice-président est au centre de la « guerre qui déchire les héritiers. Un poste censé désigner celui qui assumera l’intérim après la disparition du président. Et qui fait l’objet d’une bataille entre les deux clans antagonistes qui entourent Paul Biya. Comme dans une classique sitcom de série B, on trouve d’un côté le clan de Madame : Chantal, seconde femme du président. Et sur lequel elle exercera vite un ascendant d’autant plus vital pour sa propre survie, qu’elle ne sera jamais totalement acceptée par la famille. De l’autre, pointe le quotidien français, le “clan Bulu", comme on l’appelle en référence à l’ethnie de Biya. Un réseau familial resté attaché au souvenir de sa première épouse, Jeanne-Irène, décédée en 1992, et mère du fils aîné, Franck. Aujourd’hui âgé de 55 ans, il apparaît comme le principal rival de sa belle-mère dans la bataille de la succession.
Pendant le long séjour présidentiel en Suisse, croit savoir Libération, les deux factions familiales ont tenté d’avancer leurs pions pour s’approprier le graal de la vice-présidence. (…) Face à ces joutes implacables entre les rivaux de l’entourage, les Camerounais semblent désabusés. "Les clans s’égalisent en capacité de nuisance. On navigue dans le flou. Et le régime tient grâce à la corruption à tous les étages. Et à une forte répression", souligne, toujours dans les colonnes de Libération, Haman Mana, journaliste camerounais qui vit en exil aux États-Unis. Haman Mana, qui dit redouter un scénario de chaos, “semblable à ce qui se passe à Haïti", le jour où le décès de Paul Biya ouvrira les vannes de la lutte pour le pouvoir ».
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Les commentaires des quotidiens et hebdomadaires africains sur l'actualité du continent. Présentée du lundi au jeudi par Frédéric Couteau, le vendredi et le samedi par Catherine Potet. Un regard…

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