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Or


Symboles éminents de leur ingéniosité, comme de leur force de travail, les barrages - qu'ils déploient aux environs des courants d'eau - font d'ailleurs partie des merveilles que la nature nous offre à contempler.
Chaque jour, les castors construisent, en effet, plus d'un mètre de cette gigantesque structure ; en utilisant des matériaux comme de la boue, des bâtons ou encore des roches, pour contenir efficacement la puissance des courants fluviaux (et ripariens).
Une question est, toutefois, longtemps restée en suspens : comment les castors s'organisaient-ils pour mettre en place un tel chantier ?
Plus précisément : était-ce une entreprise qui relevait de l'inné ou de l'acquis ?
L'eau qui motive
Dans les années 1960, le biologiste suédois Lars Wilsson a décidé de mener une étude ; afin d'en avoir le cœur net.
Pour ce faire, il a capturé des castors adultes pour les faire vivre dans différents habitats.
Certains ont donc été placés dans un enclos extérieur, tandis que d'autres vivaient à l'intérieur d'un terrarium vitré.
Quand la nouvelle génération de castors est venue au monde, il a alors observé le comportement de tous ces individus avec beaucoup d'attention.
Première découverte : lorsqu'ils étaient relâchés dans un environnement avec de l'eau courante, les castors reproduisaient des barrages identiques à ceux que l'on pouvait observer d'ordinaire.
Par contre : placés dans un environnement calme, avec très peu de remous, les castors ne prenaient aucune initiative pour construire de grandes structures et se contentaient de s'enfouir sous la boue.
Déjà riche en enseignements, l'expérience aurait très bien pu s'arrêter là... mais Wilsson a eu une autre idée !
En faisant entendre le son de l'eau courante dans un haut-parleur, le chercheur a en fait déclenché un véritable instinct primaire chez les castors au repos.
Ainsi, ces derniers se sont immédiatement mis à construire un barrage... même sur du béton (lorsque le haut-parleur était placé dans cette zone) !
Chassez le naturel et il revient avec le son de l'eau.
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Certains parents confisquent les consoles de jeux de leurs enfants, pour les inciter à prendre l'air.
En la matière, il faut donc croire que la Chine est une sorte d'État-nounou.
En effet, les autorités chinoises ont récemment décidé de limiter drastiquement les jeux vidéos en ligne à destination des mineurs.
Des loisirs sous contrôle
Trois petites heures par semaine : c'est ce qu'a concédé le gouvernement chinois aux jeunes enfants et adolescents qui peuplent "l'empire du Milieu".
Mais de quoi parle-t-on exactement ?
Des heures de jeux vidéo en ligne, bien sûr !
La Chine, comme de nombreux pays du monde, doit en effet faire face à un véritable raz de marée vidéoludique au sein de sa propre jeunesse.
Très addictifs, les jeux en ligne (comme les MMORPG ; des jeux de rôle constamment évolutifs) attirent ainsi l'attention de joueurs de plus en plus nombreux.
Afin de lutter contre un rampant phénomène d'addiction, les autorités chinoises ont donc décidé de réagir comme à leur habitude : de manière frontale et autoritaire.
Considérée comme une mesure de "santé publique", la limitation du temps alloué aux jeux vidéo a donc été pensée comme un moyen - pour le tout puissant État central - de reprendre la main sur ce qui est ordinairement géré par des géants du numérique.
Un rationnement vidéoludique
Officiellement, ce sont les fléaux de l'addiction et de la myopie qui sont prioritairement combattus par les autorités chinoises ; au moyen de cette mesure draconienne.
Officieusement, par contre, on reste dans la pure lignée de ce que pratique la Chine en matière de contrôle des masses (via, notamment, le "crédit social").
Dans un pays où 600 millions de personnes jouent régulièrement sur internet, il fallait donc mettre en place un système d'encadrement en mesure de contrer l'émergence de phénomènes sociaux perturbateurs.
Ainsi, pour jouer, chaque Chinois doit fournir d'emblée son numéro de carte d'identité ainsi que son nom de famille.
Partant, un dispositif vérifie l'âge du joueur et lui alloue un nombre d'heures de jeu, sous la forme d'un crédit numérique.
De même, les joueurs âgés de moins de 18 ans ne peuvent jouer qu'entre 20 et 21 heures ; uniquement les vendredis, samedis et dimanches de chaque semaine.
Pendant les vacances scolaires, en revanche, tous les joueurs ont droit à une heure de jeu chaque jour.
Il faut bien un peu lâcher la bride.
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Trump paie moins d'impôts grâce à des chèvres
Acheter des chèvres pour payer moins d'impôts ?!
Mais cela n'a pas de sens !?
Pourtant, Donald Trump pourrait vous expliquer comment il a profité d'une loi réservée aux agriculteurs, pour éviter de payer des millions de dollars d'impôts fonciers.
Les bons plans de Donald
Niveau optimisation fiscale, l'ancien président des États-Unis d'Amérique en connaît un rayon.
En effet, selon des révélations faites par le "New York Times", Donald Trump n'aurait payé que... 750 dollars (à peu près 640 euros) d'impôt sur le revenu ; en 2016 et en 2017 !
Aussi roublard qu'inventif, le businessman a en fait pris pour habitude de recourir à diverses astuces fiscales pour ménager son (pourtant bien garni) portefeuille.
L'un de ses coups les plus amusants est, sans aucun doute, celui qu'il a employé pour faire des économies sur son club de golf de Bedminster (New Jersey).
Selon le "Business Insider", Donald Trump aurait en fait divisé sa gigantesque propriété en deux parties : 99 hectares réservés aux joueurs de golf et 48 hectares déclarés... en tant que ferme !
Les chèvres broutent les taxes
Cela n'avait rien d'un hasard : l’État du New Jersey prévoit, dans sa législation, une "réduction fiscale pour les détenteurs d'une surface d'au moins deux hectares", où "1 000 dollars sont consacrés, chaque année, à une activité agricole".
Initialement, cette mesure a évidemment été prise pour aider les agriculteurs à mener sereinement leur activité.
Mais un bon businessman sait flairer toute opportunité...
Pour que son terrain soit officiellement reconnu comme un lieu de ce genre, Donald Trump devait donc trouver une astuce.
C'est ce qu'a fait le malin magnat en y plaçant des chèvres.
Grâce à ce drôle de stratagème, Donald Trump a donc économisé près de 3 millions de dollars (soit, environ, 2,5 millions d'euros) de taxes foncières (depuis l'année 2004) !
En fait, sans cette déduction fiscale, l'ancien président américain aurait dû payer 199 000 dollars par an à l’État du New Jersey.
Les petites chèvres font faire de grandes économies.
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En Inde, une coupe de cheveux peut occasionner un sacré trou... dans le budget d'un coiffeur.
En effet, récemment, un tribunal indien a condamné un salon de coiffure à dédommager une cliente à la hauteur de 230 000 euros !
Un dramatique quiproquo
En coiffure, la moindre erreur peut vous coûter cher... surtout à New Delhi !
C'est ce qu'a appris à ses dépends un coiffeur de cette grande ville indienne.
En 2018, une mannequin locale – nommée Aashna Roy – s'est rendue dans le salon de coiffure d'un hôtel haut de gamme de la capitale indienne, pour une banale coupe de cheveux.
Tout aurait pu se dérouler sans encombre, sauf que la jeune femme a eu la très mauvaise surprise de constater que son coiffeur ne l'avait pas vraiment avantagée.
En effet, alors que la plaignante avait réclamé au personnel "une coupe classique de 10 centimètres, en partant des pointes", elle s'est en fait retrouvée avec une chevelure quasiment dévastée, ne se résumant plus qu'à... "10 centimètres et touchant à peine ses épaules" !
On ne badine pas avec le glamour
Horrifiée par un tel résultat, Aashna Roy a alors immédiatement porté plainte auprès d'un tribunal indien.
Parmi les griefs exposés, la jeune femme a notamment mis en avant "une grave dépression nerveuse" et "un traumatisme" engendrés par cette coupe de cheveux totalement bâclée.
Une situation qui brisait littéralement son "rêve de devenir top-model".
En conséquence, les juges ont condamné les gérants du salon de coiffure à verser la somme astronomique de 230 000 euros (de dommages et intérêts).
Un jugement justifié par le fait que, selon ces professionnels du droit, "les femmes sont très prudentes et attentives en ce qui concerne leurs cheveux" ; raison pour laquelle "elles dépensent des sommes considérables pour les maintenir en bon état".
Dans le cas précis d'Asshna Roy, on pouvait même estimer qu'elle subissait une double peine, puisque la mannequin avait fait carrière en posant dans des publicités... pour produits capillaires !
Un tel chômage technique méritait bien un gros dédommagement...
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Qu'il est triste de voir des personnes âgées, sans personne pour accompagner leurs vieux jours...
C'est justement pour éviter une telle situation qu'existe l'accueil familial.
Il s'agit d'une solution d'hébergement qui a pour fonction d'offrir un un toit et de la compagnie à des seniors isolés.
Seniors sans famille
Service relativement méconnu, l'accueil familial aux personnages âgées est une des mesures que prend l'État français, pour accompagner les seniors isolés dans leur vie quotidienne.
Celui-ci est assuré par des accueillants familiaux, tous agréés par le conseil départemental de l'endroit où ils vivent.
L'accueillant familial volontaire peut très bien être un couple, voire être une personne seule.
Son rôle reste celui de recevoir dans son logement des personnes âgées (mais également, parfois, handicapées).
Dès lors, l'accueillant peut partager avec elles des moments de la vie quotidienne (comme les repas, les loisirs, etc.).
Bien qu'étant altruiste, ce service n'est pas bénévole puisque les accueillants familiaux touchent une rémunération pour leur prestation.
Le sens de l'accueil
L'accueil familial ne s'accorde non plus de manière indifférente.
En effet, ce service est conditionné à un agrément délivré par le président du conseil départemental.
Une fois ce précieux sésame obtenu, l'accueillant familial peut exercer pendant 5 ans (jusqu'au renouvellement – ou non – de son agrément).
Pour pouvoir continuer à exercer, l'accueillant familial doit respecter un certain nombre de conditions :
Le logement d'accueil doit être "décent et compatible avec les contraintes liées à l'âge ou au handicap" des personnes hébergées
Les conditions d'accueil doivent préserver "la santé, la sécurité et le bien-être physique" des personnes hébergées
L'accueillant familial doit assurer lui-même l'accueil et suivre continuellement une formation
L'accueillant familial accepte que les personnes hébergées bénéficient d'un suivi social et médico-social continus
Pour mener à bien cette tâche, l'idéal est évidemment de provenir du secteur de la santé ou du travail social.
Cela tombe bien : c'est souvent le profil des personnes qui se lancent dans cette voie !
Dernière précision : pour que l'hébergement d'une personne âgée (ou handicapée) soit considéré comme de l'accueil familial, l'accueillant ne doit pas avoir... de liens familiaux avec son invité.
Plutôt paradoxal, non ?
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Scoop : les Anglais viennent d'inventer la machine à remonter le temps... ou presque !
Plus précisément : durant l'été 2021, le London Transport Museum a commencé à organiser des visites guidées de la station de tramway Kingsway.
Un lieu fermé au public depuis 1952.
Retour vers le passé
C'est au terme de (presque) soixante-dix ans d'abandon que cette station de tramway londonienne a rouvert ses portes au public ; durant l'été 2021.
Attention : nulle question (pour le moment) de la remettre en fonction !
Il s'agit simplement d'en faire un lieu de visite accessible aux touristes curieux de voir à quoi pouvait ressembler une station de tramway souterraine construite au début du siècle dernier.
En se fiant aux photos disponibles, on devinait déjà que le lieu était remarquablement bien conservé ; ce qui donnait un cachet certain à cet endroit caché.
Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que la station avait servi de décor de cinéma pour le film "Chapeau melon et bottes de cuir", sorti en 1998.
Il s'agissait, alors, du repaire d'Uma Thurman et de Ralph Fiennes, dans le cadre de leurs aventures.
Chère station
Construite en 1906, la station de tramway Kingsway avait été fermée par les autorités londoniennes moins de 50 ans plus tard.
La cause ?
La concurrence exercée par le métro qui était vu – à cette époque – comme un moyen de transport plus rapide et plus confortable.
Pendant toutes ces décennies de mise en sommeil, seul le tunnel d'entrée - situé en plein centre-ville de Londres - pouvait donc rappeler, aux passants les plus cultivés, l'existence de cette station issue d'un autre temps.
De nos jours, les visiteurs les plus nostalgiques apprécieront probablement de visiter un tel legs de l'histoire du XXe siècle... mais pesteront certainement contre le prix particulièrement élevé de ce voyage dans le temps.
En effet, les visites proposées par le London Transport Museum - qui ne durent qu'une petite heure - coûtent tout de même la coquette somme de... 45,50 livres (soit 54 euros) !
À ce prix là, autant bien profiter du voyage temporel !
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On le sait : les chats sont des animaux qui font leurs besoins dans leur caisse.
Ces félins pourraient, toutefois, avoir fait des émules.
Plus précisément : des scientifiques ont eu l'idée ambitieuse d'entraîner des vaches... à uriner dans des toilettes !
Un but écologique
Oui : la science ne semble avoir aucune limite.
Des chercheurs allemands et néo-zélandais l'ont plus ou moins prouvé en menant une expérience aussi cocasse qu'étonnante : faire uriner des vaches dans des toilettes prévues à cet effet.
Cette idée a peut-être été proposée sous la forme d'une blague, mais elle a bel et bien été menée sur le terrain.
Son objectif ?
"Recueillir 10 ou 20 %" des urines bovines, dans le but de "réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre et le lessivage des nitrates".
Sur le long terme, l'urine des vaches se décompose - en effet – sous la forme de deux substances peu biodégradables : l'oxyde nitreux (un dangereux gaz à effet de serre) et le nitrate (qui infiltre et pollue les nappes phréatiques, les rivières, les ruisseaux, etc.).
Les miracles du dressage
Pour mener à bien son projet, l'équipe de chercheurs a utilisé un basique système de récompense.
Ainsi, de la nourriture était présentée aux 16 veaux qui étaient dressés, pour les inciter à se rendre dans l'enclos à latrines.
Le verdict rendu a été plutôt étonnant : les animaux présents réagissaient en fait "comme des enfants de trois ans" (selon les résultats publiés dans la revue scientifique "Current Biology").
Loin d'être anodine, cette méthode pourrait littéralement être salutaire pour un pays comme la Nouvelle-Zélande.
Dans cette nation aux nombreux pâturages, l'agriculture représente en effet près de "la moitié des émissions de gaz à effet de serre" (avec une très nette prédominance du méthane et de l'oxyde nitreux).
Si plusieurs solutions sont actuellement à l'étude (élevage de bétail moins polluant, modifications génétiques en tout genre, etc.), l'expérience menée par ce groupe de chercheurs représente en fait la méthode la plus respectueuse de la faune locale et de l'écosystème.
Aux vaches de faire preuve d'un peu de bonne volonté !
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"El Chapo" : a priori, ce nom n'évoque rien de vraiment innocent...
C'est pourtant avec beaucoup de légèreté que le gouvernement mexicain a mis en vente la maison du fameux baron de la drogue local.
Située dans l'État de Sinaloa, celle-ci coûte la somme de 155 000 euros.
Recyclage à la mexicaine
Les Mexicains semblent avoir un certain sens de l'ironie.
En effet, afin de financer des programmes sociaux, le gouvernement de ce pays d'Amérique centrale a décidé de mettre en œuvre une opération originale : la vente de biens ayant appartenu... à des narcotrafiquants !
Parmi ces lots très spéciaux, se trouve notamment la maison d'un des plus célèbres barons de la drogue locaux.
Il s'agit de celle de Joaquin Guzmán, bien plus connu sous le pseudonyme d'"El Chapo" ("le petit", dans l'argot mexicain).
Pas très grande, l'habitation – située dans le Nord-Ouest du pays - ne se compose en fait que de deux chambres et d'un tout petit jardinet.
Une exiguïté qui a débouché sur un prix relativement "abordable" : celui de 155 000 euros.
En guise de comparaison, la maison d'Amado Carrillo Fuentes (alias "El Señor de los Cielos") a été évaluée à 3 millions d'euros.
Une somme logique, pour une gigantesque habitation de 3 000 m² (comprenant neuf chambres).
L'entrée du tunnel
Mise en vente le 15 septembre 2021, la maison d'El Chapo a tout de même une histoire bien particulière.
En effet, il s'agissait du logement où résidait le trafiquant ; avant sa fuite, organisée le 16 février 2014.
À vrai dire, il ne s'agissait pas d'une évasion ordinaire : El Chapo avait déjoué le siège de militaires venus l'arrêter, en s'enfuyant... par un tunnel, dont l'entrée se trouvait dans sa baignoire !
Dès lors surnommé "le roi des tunnels", le malfrat avait finalement été arrêté moins de 5 ans plus tard ; avant d'être condamné à perpétuité, en 2019 (aux États-Unis).
Que les promoteurs se calment : nul ne sait encore si sa cellule actuelle dissimule un autre tunnel.
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Ça y est : la France est championne du monde... des ronds-points !?
L'Hexagone détient, en effet, le record mondial du plus grand nombre de "carrefours giratoires".
Selon certaines estimations, on en compterait même près de 65 000 sur tout le territoire !
Made in France
Carrefour de l'Europe de l'Ouest, par sa position géographique et son influence culturelle, la France a peut-être décidé de pousser le concept jusque dans sa propre organisation urbaine...
Plaisanterie mise à part, l'Hexagone a bel et bien des ronds-points à revendre.
Rien d'étonnant, à vrai dire, puisque le carrefour giratoire est en fait... une invention "made in France" !
Eh oui : les premiers prototypes de la bête datent d'il y a plus d'un siècle.
Ils sont l'œuvre d'Eugène Hénard ; un architecte et urbaniste qui travaillait alors pour la mairie de Paris.
C'est notamment à lui que l'on doit le célébrissime rond-point de la place de l'Étoile (où se trouve l'Arc de triomphe).
L'idée d'origine était simple comme "bonjour" : il s'agissait en fait de fluidifier le trafic – et de simplifier le trajet des piétons – en obligeant les voitures à ne se déplacer que dans un seul sens.
Probants dès le début, ces carrefours (qui limitaient considérablement les accidents) furent donc rapidement adoptés sur l'ensemble du territoire français.
Le tour du sujet
Depuis cette période, les ronds-points poussent donc comme des championnats sur le sol gaulois.
À vrai dire, cela peut sembler incroyable, mais environ 500 carrefours giratoires verraient le jour chaque année, en France.
Un chiffre exorbitant qui fait du pays d'Eugène Hénard l'hôte de près... de la moitié des ronds-points du monde !
Actuellement, les cinq départements qui en comptent le plus seraient la Vendée, la Loire-Atlantique, les Landes, les Pyrénées-Orientales et la Mayenne.
Sur le plan pécuniaire, le bilan est - par contre - plutôt mitigé.
Si certains mettent en avant les économies d'énergie (réalisées par l'absence de feux tricolores), des détracteurs pointent – tout de même - du doigt les coûts exorbitants de construction (entre 200 000 et un million d'euros, selon les modèles).
Pas de quoi, cependant, mettre un point final à cette idylle franco-française.
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"Plus c'est gros, plus ça passe".
Pendant dix ans, un gang mafieux a tout simplement créé une fausse ambassade américaine, à Accra (la capitale du Ghana).
Récit d'une imposture complètement improbable.
Pas vu, pas pris
Le monde grouille d'affabulateurs en tout genre... mais certains d'entre eux ont plus de culot que d'autres.
Au Ghana, justement, un réseau criminel a sévi pendant près d'une décennie.
Le forfait de ces imposteurs ?
L'ouverture d'une fausse ambassade américaine, au cœur d'Accra ; la capitale du pays.
Ouverte au public trois matins par semaine, celle-ci n'était donc pas gérée par des citoyens états-uniens mais par des individus appartenant au monde du crime organisé.
Si certains étaient issus de la pègre locale, d'autres provenaient de réseaux mafieux turcs implantés en Afrique.
Ces derniers – qui parlaient anglais et néerlandais – se faisaient passer pour des agents consulaires et délivraient même... des visas américains authentiques (obtenus de manière illégale) et des faux papiers d'identité (pour plus de 5 000 euros l'unité) !
Fin de la récréation
Ce n'est qu'en 2016 que les autorités ghanéennes ont mis fin à ce curieux commerce (au bout de dix ans de duperie).
Une inertie qui s'explique, principalement, par les nombreux pots-de-vin versés aux autorités ghanéennes par les malfaiteurs.
Au cours des perquisitions, les enquêteurs ont notamment découvert 150 passeports de 10 pays différents, ainsi qu'une ribambelle de faux visas (principalement indiens et sud-africains).
Le mode d'action des escrocs était simple : une large promotion de leurs activités illégales était faite - via des affiches et des prospectus – jusque dans les "régions les plus reculées du pays".
Les personnes intéressées étaient ensuite amenées sur place en Jeep, avant de loger dans un hôtel voisin de la fausse ambassade.
Une fois qu'ils avaient leurs papiers en poche, ces Ghanéens étaient ensuite ramenés à leur domicile par les malfaiteurs.
La suite de leur périple dépendait évidemment de leur propre sens de l'organisation.
Nul ne sait, d'ailleurs, combien de ces clients ont pu réellement se rendre aux États-Unis, en étant munis de leurs faux visas.
Pour leurs fournisseurs, en revanche, une chose est sûre : "bien mal acquis ne profite jamais".
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