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Or
La nature peut soigner notre esprit. Elle est bénéfique à notre santé mentale. Mais comment assurer un accès égalitaire à la nature pour tous ? Le Royaume-Uni y a consacré une expérimentation nationale : pendant deux ans et demi, plus de 8 000 patients, qui souffraient d'un mauvais état de santé mentale, ont reçu une prescription de la part de leur médecin pour participer à des activités dans et autour de la nature.
L’expérimentation britannique, menée entre octobre 2020 et avril 2023, partait d'un fait prouvé par des multiples recherches de scientifiques dans le monde entier : le contact avec la nature améliore significativement notre santé physique mais aussi notre santé mentale.
« La nature m’apaise », confie Laeticia (prénom changé à sa demande) qui vit dans les Pyrénées françaises. Il y a cinq ans, elle a traversé une dépression après un burn-out et s’est alors mise à marcher dans la forêt. « Au début, j’allais marcher pour me défouler. Je ne voyais pas ce qu’il y avait autour de moi. J’étais exclusivement dans ma tête. Mais petit à petit, la nature m’a interpellée, comme un rayon de soleil sur la mousse. C’est ainsi que j’ai commencé à m’extirper de mon intérieur et de mes problématiques et que j’ai commencé à observer ce qu’il y avait autour de moi, de plus en plus finement. C’était le basculement : au départ je partais avec mes problèmes. Et par l’observation de la nature je me suis extraite de ça. Et à force de l’observer, j’ai remarqué que la nature trouve toujours des solutions quel que soit le défi. Et c’est ce chemin-là qui m’a permis de voir les choses différemment, à réfléchir, à prendre du recul et à me rendre compte que même si les nœuds sont serrés et que les problématiques sont importantes, il y a toujours un chemin pour s’en sortir et pour trouver sa place ».
« La nature m’a interpellée »Si Laeticia dit préférer être seule dans la nature, elle a également constaté ses effets bénéfiques sur ses proches : « Au départ d’une balade en forêt avec des amis, nous avons souvent des discussions qui tournent autour de nos problématiques, sur ce que nous traversons. Et puis au fil de la marche dans la nature, nous devenons beaucoup plus joyeux, beaucoup plus ouverts. Les rires s’installent. Et souvent, nous trouvons des solutions quand nous sommes en haut de la montagne, vraiment souvent. Ce qui était problématique au départ trouve une réponse à l’arrivée. Et c’est magnifique ».
Une prescription médicale pour bénéficier des bienfaits de la natureAujourd’hui Laeticia dit ne plus pouvoir s’imaginer vivre ailleurs qu’en pleine nature. Mais pour beaucoup d’entre nous, l’accès à la nature est plus difficile, voire carrément obstrué parfois pour des raisons géographiques, culturelles ou financières. L'idée des scientifiques britanniques était donc de mettre en place des prescriptions médicales qui donnaient aux patients - dont plus de la moitié étaient issus de milieux défavorisés - l'accès gratuit et organisé à une activité basée sur la nature. Le gouvernement britannique a financé ce programme à hauteur de près de 7 millions d'euros. Certains patients ont planté des arbres, d'autres ont intégré des projets de jardinage communautaire, d'autres encore ont fait des randonnés ou du vélo dans la nature ou ont pris des cours de natation dans des lacs ou des rivières. Tous les moyens étaient bons pour rapprocher les participants de la nature.
Résultat : l’accès à la nature améliore la santé mentale et coûte moins cher que certaines thérapies comportementalesLes résultats ont été publiés il y a quelques jours par le ministère britannique de l'environnement et l'université d'Exeter. Avant de participer au programme, le ressenti de bonheur des patients étaient de 5,3 sur 10, bien en dessous de la moyenne nationale britannique. Après les activités dans la nature ce ressenti est passé à 7,5. Les scientifiques ont aussi constaté une nette amélioration du sentiment que la vie vaut la peine d'être vécue qui est passé de 4,7 à 6,8. Le niveau d'anxiété des patients a, au contraire, chuté de 4,8 à 3,4. Ces résultats sont meilleurs que les moyennes obtenues par certains médicaments psychotropes. Et avec l'équivalent de 600 euros par patient, le coût de cette méthode était bien moindre que celui d'autres thérapies prises en charge par le système de santé britannique.
Placer l’accès à la nature au cœur du système de santé publiqueIl en découle qu'il faut améliorer l'accès à la nature pour tous. Les scientifiques conseillent d’investir dans les espaces verts au sein des centres ville et surtout dans les associations et autres prestataires qui proposent des activités liées à la nature à l’extérieur des villes. La balle est maintenant dans le camp des décideurs politiques. Les scientifiques réclament rien de moins que de placer l'accès égalitaire à la nature au cœur du système de santé publique.
La nature peut soigner notre esprit. Elle est bénéfique à notre santé mentale. Mais comment assurer un accès égalitaire à la nature pour tous ? Le Royaume-Uni y a consacré une expérimentation nationale : pendant deux ans et demi, plus de 8 000 patients, qui souffraient d'un mauvais état de santé mentale, ont reçu une prescription de la part de leur médecin pour participer à des activités dans et autour de la nature.
L’expérimentation britannique, menée entre octobre 2020 et avril 2023, partait d'un fait prouvé par des multiples recherches de scientifiques dans le monde entier : le contact avec la nature améliore significativement notre santé physique mais aussi notre santé mentale.
« La nature m’apaise », confie Laeticia (prénom changé à sa demande) qui vit dans les Pyrénées françaises. Il y a cinq ans, elle a traversé une dépression après un burn-out et s’est alors mise à marcher dans la forêt. « Au début, j’allais marcher pour me défouler. Je ne voyais pas ce qu’il y avait autour de moi. J’étais exclusivement dans ma tête. Mais petit à petit, la nature m’a interpellée, comme un rayon de soleil sur la mousse. C’est ainsi que j’ai commencé à m’extirper de mon intérieur et de mes problématiques et que j’ai commencé à observer ce qu’il y avait autour de moi, de plus en plus finement. C’était le basculement : au départ je partais avec mes problèmes. Et par l’observation de la nature je me suis extraite de ça. Et à force de l’observer, j’ai remarqué que la nature trouve toujours des solutions quel que soit le défi. Et c’est ce chemin-là qui m’a permis de voir les choses différemment, à réfléchir, à prendre du recul et à me rendre compte que même si les nœuds sont serrés et que les problématiques sont importantes, il y a toujours un chemin pour s’en sortir et pour trouver sa place ».
« La nature m’a interpellée »Si Laeticia dit préférer être seule dans la nature, elle a également constaté ses effets bénéfiques sur ses proches : « Au départ d’une balade en forêt avec des amis, nous avons souvent des discussions qui tournent autour de nos problématiques, sur ce que nous traversons. Et puis au fil de la marche dans la nature, nous devenons beaucoup plus joyeux, beaucoup plus ouverts. Les rires s’installent. Et souvent, nous trouvons des solutions quand nous sommes en haut de la montagne, vraiment souvent. Ce qui était problématique au départ trouve une réponse à l’arrivée. Et c’est magnifique ».
Une prescription médicale pour bénéficier des bienfaits de la natureAujourd’hui Laeticia dit ne plus pouvoir s’imaginer vivre ailleurs qu’en pleine nature. Mais pour beaucoup d’entre nous, l’accès à la nature est plus difficile, voire carrément obstrué parfois pour des raisons géographiques, culturelles ou financières. L'idée des scientifiques britanniques était donc de mettre en place des prescriptions médicales qui donnaient aux patients - dont plus de la moitié étaient issus de milieux défavorisés - l'accès gratuit et organisé à une activité basée sur la nature. Le gouvernement britannique a financé ce programme à hauteur de près de 7 millions d'euros. Certains patients ont planté des arbres, d'autres ont intégré des projets de jardinage communautaire, d'autres encore ont fait des randonnés ou du vélo dans la nature ou ont pris des cours de natation dans des lacs ou des rivières. Tous les moyens étaient bons pour rapprocher les participants de la nature.
Résultat : l’accès à la nature améliore la santé mentale et coûte moins cher que certaines thérapies comportementalesLes résultats ont été publiés il y a quelques jours par le ministère britannique de l'environnement et l'université d'Exeter. Avant de participer au programme, le ressenti de bonheur des patients étaient de 5,3 sur 10, bien en dessous de la moyenne nationale britannique. Après les activités dans la nature ce ressenti est passé à 7,5. Les scientifiques ont aussi constaté une nette amélioration du sentiment que la vie vaut la peine d'être vécue qui est passé de 4,7 à 6,8. Le niveau d'anxiété des patients a, au contraire, chuté de 4,8 à 3,4. Ces résultats sont meilleurs que les moyennes obtenues par certains médicaments psychotropes. Et avec l'équivalent de 600 euros par patient, le coût de cette méthode était bien moindre que celui d'autres thérapies prises en charge par le système de santé britannique.
Placer l’accès à la nature au cœur du système de santé publiqueIl en découle qu'il faut améliorer l'accès à la nature pour tous. Les scientifiques conseillent d’investir dans les espaces verts au sein des centres ville et surtout dans les associations et autres prestataires qui proposent des activités liées à la nature à l’extérieur des villes. La balle est maintenant dans le camp des décideurs politiques. Les scientifiques réclament rien de moins que de placer l'accès égalitaire à la nature au cœur du système de santé publique.
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