Avec tout d’abord cet incroyable pari : celui du nageur français Léon Marchand qui vise quatre médailles d’or individuelles à la natation. « Jamais un Français ne s’y est essayé », s’exclame Libération. Et cerise sur le gâteau, pointe encore le journal : il « s’aligne sur 200 m papillon et 200 m brasse » : finale ce soir… « Jamais une olympiade n’avait vu un nageur (avec des chances sérieuses de gagner) inscrire un tel doublé dans son programme. (…) Pour réussir, Léon Marchand s’appuie sur deux armes fatales, explique Libération : ses coulées et sa récupération ».
En effet, « ses impressionnantes ondulations sous l’eau sont devenues "la signature Marchand". Lors de sa finale victorieuse sur 400 m 4 nages aux Mondiaux de Fukuoka, il y a un an, il avait bluffé tout le monde en poussant sa dernière coulée jusqu’à la limite autorisée des 15 mètres. » Conséquence : il ressort de l’eau devant tous les autres, car sous l’eau, on va plus vite…
Et puis la récupération… avec là aussi, un physique hors norme : « Léon Marchand arrive à enchaîner les courses dans un temps record, pointe encore Libération. Aux Mondiaux 2022, il lui avait fallu seulement 51 minutes pour décrocher l’argent sur 200 m papillon, monter sur le podium, puis nager une deuxième course synonyme de qualification pour la finale du 200 m 4 nages (qu’il a remportée ensuite) ».
Résultat, se réjouit L’Equipe : « le Toulousain navigue sur un nuage, d’une sérénité olympienne depuis son exaltant 400 m 4 nages. Il oublie la fatigue, est porté par l’adrénaline, l’excitation et la ferveur hallucinante de ce public acquis à sa cause. Il semble capable de tout. Même d’aller décrocher deux nouvelles médailles, peut-être de l’or, et même la lune… »
14 000 km pour 5 secondes de combat…
Une athlète de l’ombre à présent… Die Welt à Berlin nous raconte l’histoire de cette judokate de 15 ans, Nera Tiebwa, qui vient de Kiribati, micro-État du pacifique central, 131 000 habitants. Porte-drapeau de son pays, avec une délégation de 3 athlètes, Nera Tiebwa « a parcouru 14 000 kilomètres depuis Kiribati pour participer aux JO, relève le quotidien allemand. Et elle a perdu son combat au premier tour du tournoi de judo après seulement… cinq secondes. » Classée au 258ᵉ rang mondial, elle affrontait une Ukrainienne double championne du Monde… l’essentiel était de participer.
Le tennis de table, ça n’est pas du ping-pong…
À lire dans le New York Times, cette chronique sur le tennis de table… Un sport que pratiquement tout le monde a essayé au moins une fois dans sa vie. Une chronique intitulée : « non, on ne peut pas battre un joueur de tennis de table de niveau olympique… »
En effet, explique le quotidien américain, les pongistes professionnels sont tout le temps confrontés à des demandes surréalistes de la part « d’amateurs qui pensent pouvoir leur tenir tête ». La joueuse américaine Lily Zhang explique : « Vous rencontrez quelqu’un et sa première réaction est de vous dire : "Je parie que je peux vous marquer au moins un point". » Mais, non, c'est techniquement impossible… Le tennis de table peut être un passe-temps, là, c'est du ping-pong, mais c’est aussi un sport de haut niveau.
Le classement de la « lose »…
Qui dit JO dit classement par médailles… On sait que les américains ont un décompte différent des autres nations : ils comptent l’ensemble des médailles quelle que soit leur couleur… Ce qui leur donne un avantage certain…
Justement, le quotidien Le Monde à Paris s’est amusé à proposer d’autres classements. Exemple : « le classement selon le nombre d’habitants » : « un classement qui fait remonter très haut des États moins peuplés et moins puissants dès lors qu’ils décrochent une médaille ».
Ainsi, si l’on suit ce classement, le Kosovo arrive en tête, avec deux médailles, argent et bronze pour 878 000 habitants, suivi des Fidji, de la Moldavie, de la Slovénie et de l’Australie, grande pourvoyeuse de médailles, mais qui ne compte que 2 millions 400 mille habitants.
Enfin, Le Monde établit également ce qu’il appelle « le classement de la "lose" », c’est-à-dire le classement des perdants, ceux qui échouent à la 4e, 5e et 6e place, au pied du podium. Ainsi, dans le classement de la lose, c’est la Grande-Bretagne qui arrive en tête avec 7 places de 4e, suivie de l’Italie, de l’Allemagne, de la Chine et de l’Australie. La France est à la 14e place dans ce classement. Mais elle est toujours à la 5e place au classement des médailles, le vrai. Pourvu que ça dure…
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