Que retiendra-t-on des Jeux olympiques de Paris ? À moins de 48 heures de la cérémonie de clôture, il est peut-être un peu tôt pour se poser la question... Mais certains athlètes ont marqué les dernières heures de la compétition.
C'est tout d'abord la boxeuse algérienne, Imane Khelif, qui est à la Une de nombreux journaux. On la voit brandissant le drapeau algérien, portée sur les épaules de son entraîneur. Le Times rappelle que la jeune femme est « au cœur d'une polémique, depuis que son adversaire au premier tour, l'Italienne Angela Carini, a abandonné le combat au bout de 46 secondes, pour "préserver sa vie" (a-t-elle dit), tout en suggérant qu'elle avait combattu un homme ». Le Washington Post, de son côté, affirme que la boxeuse a été « la cible d'une campagne de haine en ligne », « une organisation de boxe liée à la Russie ayant affirmé qu'Imane Khelif avait échoué à un test "d'éligibilité de genre" ». En France, Libération titre : « Sans trembler la boxeuse algérienne Imane Khelif, remporte l'or olympique... Prise dans les tourments d'une polémique indigne, la championne des moins de 66 kilos a remporté dans une salle acquise à sa cause, sa finale contre la chinoise Yang Liu ». Libération qui ajoute : « Ce qu’on a vu sur le ring n’était pas l’étalage ostentatoire d’une force brute mais la démonstration d’une technique affinée par l’entraînement. De la boxe, pas de la baston. »
L'équipe des réfugiés
Une autre femme marquera ces Jeux olympiques, même si son passage à Paris aura été plus discret. Elle s'appelle Cindy Ngamba, elle aussi est boxeuse, « originaire du Cameroun mais réfugiée au Royaume Uni, elle a remporté la première médaille de l'équipe des réfugiés », raconte la Croix. A 25 ans, elle vient de gagner le bronze dans la catégorie des moins de 75 kilos. Le quotidien catholique rappelle que « l'équipe des réfugiés » a été créée à l'initiative du CIO, le Comité International Olympique « pour mettre en lumière le sort des exilés à travers une délégation olympique de réfugiés ».
L'histoire de Cindy Ngamba tient en quelques lignes. Elle est arrivée en Europe, d'abord en France, à l'âge de 9 ans, avant de gagner le Royaume-Uni, d'où elle a failli être expulsée quelques années plus tard.
« Elle a finalement obtenu le statut de réfugiée en faisant valoir son homosexualité », précise La Croix, qui ajoute : « Dans son pays d’origine, cette orientation sexuelle pourrait lui valoir de la prison ». Cette médaille, conclut le quotidien français, « récompense le travail et la ténacité d'une athlète qui s'est battue plus que les autres, et pas seulement sur le ring ».
Récompense
Bien loin de ce parcours éprouvant, le jeune nageur français Léon Marchand fait l'apprentissage de la notoriété. Il prend la pose en Une du Parisien, avec ses cinq médailles autour du cou, quatre d'or en individuel, et une médaille de bronze par équipe. En arrière-plan, la Seine et la tour Eiffel.
« Il est devenu la star des jeux de Paris », nous dit le Parisien, qui l'a interrogé alors qu'il s'apprête à prendre « ses premières vraies vacances depuis six ans ». « Ça aussi ça va être ma récompense », explique Léon Marchand.
Des vacances dont il ne pourra toutefois pas profiter incognito, étant donné sa fulgurante notoriété. « Je viens de comprendre que je ne peux plus aller au resto », dit-il, « ça m'est arrivé d'un coup ».
Décalage horaire
Enfin, au Japon, le Japan Times explique à ses lecteurs comment se remettre de la « fièvre olympique ».
« Les amateurs de sport en manque de sommeil peuvent se réconforter en sachant qu'ils pourront bientôt profiter d'une nuit de repos complète », annonce le quotidien qui explique que « le Japon a sept heures d'avance sur Paris, ce qui signifie que de nombreux événements, notamment les courses aux médailles, les combats et les matchs, ont eu lieu au milieu de la nuit au Japon ».
Or, ajoute le Japan Times, « modifier votre horaire de sommeil habituel pour regarder les Jeux olympiques peut vous donner l'impression d'être victime d'un décalage horaire, même si vous regardez les Jeux depuis le confort de votre domicile ».
Mais tout cela, c'est bientôt fini. La cérémonie de clôture approche, elle aura lieu demain dimanche à Paris, à 21 heures. Au Japon, ce sera déjà lundi, et il sera 4 heures du matin...
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