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Yann Lagoutte, maître brodeur, directeur de l’école de broderie d’art de Quimper, passionné par la transmission d’un savoir-faire ancestral et la création, est un artisan d’exception. Formé initialement en bijouterie, il a évolué vers la broderie d’art, obtenant le titre prestigieux de meilleur ouvrier de France en 2011.
Son engagement dans la passation de savoir-faire, à travers la création, la formation et la direction d’école, témoigne de sa passion pour la préservation et la valorisation des techniques artisanales bretonnes. Il représente le renouveau de l'école de broderie d'art de Quimper, alliant tradition, innovation et ouverture sur le monde. « En broderie, on fait des gestes qui sont répétés, qui doivent être précis. On se met dans sa bulle. », explique Yann Lagoutte, artiste, enseignant et directeur de l'école de broderie d'art de Quimper.
On va venir se concentrer sur deux centimètres carrés et on va venir faire des mouvements qui vont être précis, qui vont nous permettre d'être dans un autre monde. On peut y passer des heures et des heures sans se rendre compte du temps qui passe.
Yann Lagoutte est né en région Rhône Alpes, dans le sud-est de la France, mais il a toujours eu un lien très fort avec sa culture bretonne grâce à sa mère. C’est avec elle qu’il commence à broder à l’âge de 16 ans. « Dans un premier temps, c'était pour essayer de refaire la reproduction de costumes traditionnels. Et dans cette optique-là, lors de mes études, j'ai voulu faire un stage au sein de l'école de broderie. Je suivais à l'époque des études en bijouterie joaillerie, qui est aussi un métier artisanal et artistique, c'est comme cela que j'ai rencontré l'entreprise. Un stage d'un mois ici, cela a été vraiment une révélation, au niveau du savoir-faire, au niveau du geste. J'ai continué à broder pour mon plaisir, suite au stage. J'ai fini mes études. J'ai commencé à être bijoutier-joaillier en entreprise. En 2003, Monsieur Jaouen, qui a créé l'entreprise en 1995, m'a contacté pour me proposer un poste. C'était un peu particulier parce que je venais juste de commencer ma vie professionnelle. J'ai pris un virage à 90 degrés en acceptant le poste, rapidement. En 2003, je me retrouve au sein de l'entreprise École de broderie, où je fais une formation de moins d'un an pour maîtriser toutes les techniques enseignées au sein de l'école. L’été 2024, je commence mon travail en tant que formateur. »
Artisan d’exception reconnu comme meilleur ouvrier de France, en 2011, aujourd’hui, directeur de l’école de broderie d’art, Yann Lagoutte est un passeur de savoir. Son école de broderie forme chaque année plus de deux mille élèves. « Nous choisissons nos propres programmes orientés en fonction aussi d'une mode ou d'une volonté de certains élèves, quand nous avons des retours. Nous avons un panel d'un peu plus de quinze techniques de broderie différentes qu'on peut enseigner, tous les ans. Les formateurs ont une formation en interne pour faire soit de la remise à niveau, soit un apprentissage complet d'une nouvelle technique par exemple, qui va être présentée. Ensuite, on va l'enseigner à ces personnes pour leurs loisirs. »
Avec un peu plus d’une dizaine de techniques issues du territoire breton, comme la broderie Glazig ou Bigoudène, l’école fait vivre un patrimoine riche tout en le rendant accessible à un public amoureux de la broderie. « Celle qui nous tient vraiment à cœur, c'est la broderie Glazig. La broderie Glazig qui prend son nom du pays de Quimper. Quand on parle de pays en Bretagne, il faut imaginer que c'est plutôt une communauté de communes. Le pays de Quimper comprend 28 communes où la mode traditionnelle vestimentaire était la même dans ces 28 communes et sur ces costumes traditionnels, il y avait une broderie spécifique qui a pris le nom du territoire Glazig. Elle nous tient à cœur parce que c'est une broderie très colorée, réalisée avec un fil luxueux, un fil de soie. Le relief est donné à la broderie, mais sans faire un travail de rembourrage ou de bourrage dessous. Dans le sud Finistère, on va venir broder plusieurs épaisseurs de tissu en même temps pour donner le relief, ce sont les spécificités de cette broderie-là. Elle nous a tenu à cœur parce que c'est la broderie de l'entreprise. »
« Il va y en avoir d'autres. La broderie Bigoudène la plus connue des personnes s'intéresse à cette culture bretonne. C'est une broderie imposante sur les costumes traditionnels femmes et hommes, et qui est très voyante puisqu'elle est sur les dernières modes, soit orangé, soit jaune. Il y a des broderies beaucoup plus discrètes, comme la broderie Léonarde de la région du nord de Brest. Vous avez dans le Morbihan des techniques de broderie sur velours, incluant le piétement. Et puis quand on va se concentrer sur le travail de broderie qui se fait sur les coiffes, là, on va avoir des broderies sur tulle, la broderie Richelieu à la mode bretonne ou de la broderie blanche. »
Maintenir en vie la broderie bretonne, c'est aussi pouvoir réinterpréter les motifs traditionnels selon Yann Lagoutte. « Pour faire rêver les gens, leur donner l'idée ou l'envie de vouloir refaire un peu la même chose, pour être fiers de manipuler et de créer de ses mains. Il était important pour nous de l'extraire de cette forme traditionnelle. On a un fond très riche et ce que l'on fait, c'est piocher dans ce fond-là. On prend, par exemple, une forme d'un costume traditionnel qui nous interpelle, on prend le motif de la broderie, la technique, puis les matières et que l'on extrait de cette forme traditionnelle tout en gardant le style. On la retravaille un peu dans les mêmes motifs, peut-être dans les mêmes matières, mais avec un style plus contemporain. Et dans un premier temps, ce qu'on a fait, c'est qu'on l'a représenté sur des tenues que l'on peut définir " haute couture ", bien que ce ne soit pas de la haute couture, mais en tout cas un vêtement unique brodé à la main et qui n'a plus a priori de rapport avec la forme traditionnelle. Puis quand on va s'approcher, on va retrouver des éléments qui peuvent être multiples ou qui ne peuvent être que petits éléments et donner l'idée à la personne qui voit ces pièces-là que c'est quelque chose d'aujourd'hui, qu'on n'est pas sûr du "ringard" ou du "vieillot". Les gens vont savoir que c'est une culture vivante, qu'elle est actuelle et qu'on peut se l'approprier. »
La broderie, pour Yann Lagoutte, n’est pas seulement un art, c’est une façon de transmettre une identité et surtout une passion. Un attachement qu’il souhaite partager encore longtemps, pour que le fil de ce savoir-faire ancestral ne se brise pas. « Cette culture, elle peut mourir à tout moment. Je vais prendre l'exemple du point de Beauvais. Le point de Beauvais. En professionnel, on est six à le maîtriser encore aujourd'hui, dont deux à l'école. Donc, c'est vraiment impératif qu'on continue à l'enseigner autrement. Ce point de Beauvais, il peut se perdre, il peut être enseigné d'une façon aléatoire et ce n'est pas forcément ce que l'on souhaite. C'est vraiment quelque chose qui me tient à cœur. La deuxième chose qui me tient à cœur, c'est de continuer à créer de ses mains. Aujourd'hui, on se rend compte qu'il y a plein de choses qui vont peut-être nous aider dans un futur avec, avec l'IA, avec les impressions 3D, avec les découpes laser. Ce sont des choses qui sont beaucoup plus mécanisées. J'aime continuer à faire du travail à la main. Pour moi, c'est important quand on est concentré sur un élément. Quand on est concentré sur une broderie, on va passer beaucoup de temps sur une petite surface et ça, ça me fait énormément de bien. Ça me fait du bien dans ma tête. »
Yann Lagoutte et son école participe à des collaborations internationales avec des brodeuses ou d’autres artisans pour montrer que le savoir-faire breton peut s’inscrire dans une démarche globale, contemporaine et inventive. « Celle qui m'a beaucoup touché, ça a été une collaboration avec des brodeuses, mais des brodeuses du Canada, une ethnie qui s'appelle les Métis, une ethnie, on va dire, de commerçants. C'étaient des Métisses entre les autochtones et les Européens. Ils avaient une technique de broderie un peu spécifique, où ils récupéraient des pics de porc-épic pour pouvoir faire une broderie qui s'apparente à du perlage. Et on a fait une collaboration avec ces brodeuses canadiennes. Ça, c'est assez touchant parce qu'il y a toute une histoire aussi de leur côté. On se retrouve avec deux histoires qui peuvent être un peu similaires par certains points. On avait beaucoup de choses en commun avec des personnes extraordinaires. Et là, on a un projet mis en place pour cette fin d'année et l'année prochaine, parce que l'entreprise a 30 ans cette année et il faut marquer un peu cet anniversaire-là avec Sophie Ambroise qui est Quimpéroise. Sophie fait de l'impression sur papier, en sérigraphie et donc on va proposer des projets en commun et on va proposer l'été prochain un stage. C'est-à-dire que les stagiaires qui souhaiteraient venir vont faire sur une première partie de semaine la sérigraphie. Elles vont faire de A à Z le motif, l'impression sur tissu et ensuite la deuxième partie de semaine, on va nous leur apprendre à rebroder cette sérigraphie. »
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By RFIYann Lagoutte, maître brodeur, directeur de l’école de broderie d’art de Quimper, passionné par la transmission d’un savoir-faire ancestral et la création, est un artisan d’exception. Formé initialement en bijouterie, il a évolué vers la broderie d’art, obtenant le titre prestigieux de meilleur ouvrier de France en 2011.
Son engagement dans la passation de savoir-faire, à travers la création, la formation et la direction d’école, témoigne de sa passion pour la préservation et la valorisation des techniques artisanales bretonnes. Il représente le renouveau de l'école de broderie d'art de Quimper, alliant tradition, innovation et ouverture sur le monde. « En broderie, on fait des gestes qui sont répétés, qui doivent être précis. On se met dans sa bulle. », explique Yann Lagoutte, artiste, enseignant et directeur de l'école de broderie d'art de Quimper.
On va venir se concentrer sur deux centimètres carrés et on va venir faire des mouvements qui vont être précis, qui vont nous permettre d'être dans un autre monde. On peut y passer des heures et des heures sans se rendre compte du temps qui passe.
Yann Lagoutte est né en région Rhône Alpes, dans le sud-est de la France, mais il a toujours eu un lien très fort avec sa culture bretonne grâce à sa mère. C’est avec elle qu’il commence à broder à l’âge de 16 ans. « Dans un premier temps, c'était pour essayer de refaire la reproduction de costumes traditionnels. Et dans cette optique-là, lors de mes études, j'ai voulu faire un stage au sein de l'école de broderie. Je suivais à l'époque des études en bijouterie joaillerie, qui est aussi un métier artisanal et artistique, c'est comme cela que j'ai rencontré l'entreprise. Un stage d'un mois ici, cela a été vraiment une révélation, au niveau du savoir-faire, au niveau du geste. J'ai continué à broder pour mon plaisir, suite au stage. J'ai fini mes études. J'ai commencé à être bijoutier-joaillier en entreprise. En 2003, Monsieur Jaouen, qui a créé l'entreprise en 1995, m'a contacté pour me proposer un poste. C'était un peu particulier parce que je venais juste de commencer ma vie professionnelle. J'ai pris un virage à 90 degrés en acceptant le poste, rapidement. En 2003, je me retrouve au sein de l'entreprise École de broderie, où je fais une formation de moins d'un an pour maîtriser toutes les techniques enseignées au sein de l'école. L’été 2024, je commence mon travail en tant que formateur. »
Artisan d’exception reconnu comme meilleur ouvrier de France, en 2011, aujourd’hui, directeur de l’école de broderie d’art, Yann Lagoutte est un passeur de savoir. Son école de broderie forme chaque année plus de deux mille élèves. « Nous choisissons nos propres programmes orientés en fonction aussi d'une mode ou d'une volonté de certains élèves, quand nous avons des retours. Nous avons un panel d'un peu plus de quinze techniques de broderie différentes qu'on peut enseigner, tous les ans. Les formateurs ont une formation en interne pour faire soit de la remise à niveau, soit un apprentissage complet d'une nouvelle technique par exemple, qui va être présentée. Ensuite, on va l'enseigner à ces personnes pour leurs loisirs. »
Avec un peu plus d’une dizaine de techniques issues du territoire breton, comme la broderie Glazig ou Bigoudène, l’école fait vivre un patrimoine riche tout en le rendant accessible à un public amoureux de la broderie. « Celle qui nous tient vraiment à cœur, c'est la broderie Glazig. La broderie Glazig qui prend son nom du pays de Quimper. Quand on parle de pays en Bretagne, il faut imaginer que c'est plutôt une communauté de communes. Le pays de Quimper comprend 28 communes où la mode traditionnelle vestimentaire était la même dans ces 28 communes et sur ces costumes traditionnels, il y avait une broderie spécifique qui a pris le nom du territoire Glazig. Elle nous tient à cœur parce que c'est une broderie très colorée, réalisée avec un fil luxueux, un fil de soie. Le relief est donné à la broderie, mais sans faire un travail de rembourrage ou de bourrage dessous. Dans le sud Finistère, on va venir broder plusieurs épaisseurs de tissu en même temps pour donner le relief, ce sont les spécificités de cette broderie-là. Elle nous a tenu à cœur parce que c'est la broderie de l'entreprise. »
« Il va y en avoir d'autres. La broderie Bigoudène la plus connue des personnes s'intéresse à cette culture bretonne. C'est une broderie imposante sur les costumes traditionnels femmes et hommes, et qui est très voyante puisqu'elle est sur les dernières modes, soit orangé, soit jaune. Il y a des broderies beaucoup plus discrètes, comme la broderie Léonarde de la région du nord de Brest. Vous avez dans le Morbihan des techniques de broderie sur velours, incluant le piétement. Et puis quand on va se concentrer sur le travail de broderie qui se fait sur les coiffes, là, on va avoir des broderies sur tulle, la broderie Richelieu à la mode bretonne ou de la broderie blanche. »
Maintenir en vie la broderie bretonne, c'est aussi pouvoir réinterpréter les motifs traditionnels selon Yann Lagoutte. « Pour faire rêver les gens, leur donner l'idée ou l'envie de vouloir refaire un peu la même chose, pour être fiers de manipuler et de créer de ses mains. Il était important pour nous de l'extraire de cette forme traditionnelle. On a un fond très riche et ce que l'on fait, c'est piocher dans ce fond-là. On prend, par exemple, une forme d'un costume traditionnel qui nous interpelle, on prend le motif de la broderie, la technique, puis les matières et que l'on extrait de cette forme traditionnelle tout en gardant le style. On la retravaille un peu dans les mêmes motifs, peut-être dans les mêmes matières, mais avec un style plus contemporain. Et dans un premier temps, ce qu'on a fait, c'est qu'on l'a représenté sur des tenues que l'on peut définir " haute couture ", bien que ce ne soit pas de la haute couture, mais en tout cas un vêtement unique brodé à la main et qui n'a plus a priori de rapport avec la forme traditionnelle. Puis quand on va s'approcher, on va retrouver des éléments qui peuvent être multiples ou qui ne peuvent être que petits éléments et donner l'idée à la personne qui voit ces pièces-là que c'est quelque chose d'aujourd'hui, qu'on n'est pas sûr du "ringard" ou du "vieillot". Les gens vont savoir que c'est une culture vivante, qu'elle est actuelle et qu'on peut se l'approprier. »
La broderie, pour Yann Lagoutte, n’est pas seulement un art, c’est une façon de transmettre une identité et surtout une passion. Un attachement qu’il souhaite partager encore longtemps, pour que le fil de ce savoir-faire ancestral ne se brise pas. « Cette culture, elle peut mourir à tout moment. Je vais prendre l'exemple du point de Beauvais. Le point de Beauvais. En professionnel, on est six à le maîtriser encore aujourd'hui, dont deux à l'école. Donc, c'est vraiment impératif qu'on continue à l'enseigner autrement. Ce point de Beauvais, il peut se perdre, il peut être enseigné d'une façon aléatoire et ce n'est pas forcément ce que l'on souhaite. C'est vraiment quelque chose qui me tient à cœur. La deuxième chose qui me tient à cœur, c'est de continuer à créer de ses mains. Aujourd'hui, on se rend compte qu'il y a plein de choses qui vont peut-être nous aider dans un futur avec, avec l'IA, avec les impressions 3D, avec les découpes laser. Ce sont des choses qui sont beaucoup plus mécanisées. J'aime continuer à faire du travail à la main. Pour moi, c'est important quand on est concentré sur un élément. Quand on est concentré sur une broderie, on va passer beaucoup de temps sur une petite surface et ça, ça me fait énormément de bien. Ça me fait du bien dans ma tête. »
Yann Lagoutte et son école participe à des collaborations internationales avec des brodeuses ou d’autres artisans pour montrer que le savoir-faire breton peut s’inscrire dans une démarche globale, contemporaine et inventive. « Celle qui m'a beaucoup touché, ça a été une collaboration avec des brodeuses, mais des brodeuses du Canada, une ethnie qui s'appelle les Métis, une ethnie, on va dire, de commerçants. C'étaient des Métisses entre les autochtones et les Européens. Ils avaient une technique de broderie un peu spécifique, où ils récupéraient des pics de porc-épic pour pouvoir faire une broderie qui s'apparente à du perlage. Et on a fait une collaboration avec ces brodeuses canadiennes. Ça, c'est assez touchant parce qu'il y a toute une histoire aussi de leur côté. On se retrouve avec deux histoires qui peuvent être un peu similaires par certains points. On avait beaucoup de choses en commun avec des personnes extraordinaires. Et là, on a un projet mis en place pour cette fin d'année et l'année prochaine, parce que l'entreprise a 30 ans cette année et il faut marquer un peu cet anniversaire-là avec Sophie Ambroise qui est Quimpéroise. Sophie fait de l'impression sur papier, en sérigraphie et donc on va proposer des projets en commun et on va proposer l'été prochain un stage. C'est-à-dire que les stagiaires qui souhaiteraient venir vont faire sur une première partie de semaine la sérigraphie. Elles vont faire de A à Z le motif, l'impression sur tissu et ensuite la deuxième partie de semaine, on va nous leur apprendre à rebroder cette sérigraphie. »
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