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« Après deux jours de discussions en Arabie saoudite sous l’égide des États-Unis, pointe Le Monde à Paris, l’Ukraine et la Russie ont accepté un cessez-le-feu maritime… que le Kremlin a aussitôt conditionné à la levée de certaines sanctions occidentales. (…) On est loin, soupire le journal, du cessez-le-feu total de 30 jours voulu par le président américain Donald Trump. » Et on est encore plus loin d’un accord global de paix.
Pour l’instant, les Russes sont gagnants. En effet, poursuit Le Monde, « aux yeux de Moscou, les accords sur la mer Noire ont un double avantage : donner un gage de bonne volonté à Donald Trump, mais surtout jouer la montre pour mieux profiter de son avantage sur le front. »
Pour les Ukrainiens, rien ne changeQui plus est, relève Le Soir à Bruxelles, « hormis l’effet d’annonce, rien n’est fait. Les contours des accords et le calendrier de mise en œuvre n’ont pas été précisés. Rien ne permet de garantir aujourd’hui que la trêve entrera réellement en vigueur ni quand. (…) Pour les Ukrainiens, cette trêve en mer Noire ne change pas grand-chose puisqu’ils avaient réussi à ouvrir un corridor d’exportations de céréales vers le Bosphore après la fin de l’accord céréalier. Et la relance de cet accord n’était pas une demande de Kiev. “C’est un affaiblissement des sanctions“, a d’ailleurs regretté Volodymyr Zelensky. »
Bref, conclut Le Soir, « point de cessez-le-feu à l’horizon et les Russes continuent d’envoyer des missiles et des drones sur l’Ukraine, faisant chaque jour de nouvelles victimes. Trump espère sans doute toujours imposer un véritable cessez-le-feu, mais il ne semble pas avoir compris que Poutine avait d’autres intérêts qu’un arrêt de la guerre. »
Pour les Russes, c’est une victoireLe Times à Londres renchérit : « l’accord de cessez-le-feu en mer Noire est une victoire pour [le président russe Vladimir] Poutine. (…) Il aura un impact limité sur la guerre et il avantage Moscou sans que Kiev n’obtienne la moindre concession. L’annonce d’un cessez-le-feu maritime et d’une éventuelle interdiction des frappes sur les installations énergétiques profitera bien plus à la Russie qu’à l’Ukraine. »
En fait, insiste le Guardian, toujours à Londres, « cet accord offre concession sur concession au Kremlin, et on se demande si la Russie a donné quoi que ce soit pour obtenir sa première offre d'allègement des sanctions depuis le début de la guerre. »
Résultat, poursuit le quotidien britannique, « on s’interroge de plus en plus sur la capacité des États-Unis à jouer un rôle de médiateur dans un conflit où ils semblent clairement sympathiser avec le Kremlin. »
Les hauts responsables américains de la Défense seraient « une bande d’amateurs clownesques »À la Une également, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth et le conseiller à la Défense, Mike Waltz sur la sellette. Ce sont les suites de l’affaire révélée par le site d’information The Atlantic à propos des failles de sécurité de l’administration américaine. Des discussions ultra-secrètes auxquelles a été convié un journaliste.
Le Washington Post ne mâche pas ses mots : « les États-Unis sont dirigés par une bande d’amateurs clownesques. (…) Mais nous ne sommes pas tellement surpris que notre sécurité nationale ait été compromise par le chaos et la négligence, car tout le reste est à l’encan : la nouvelle administration se soustrait aux ordonnances des tribunaux et menace de destituer des juges. Trump laisse l’homme le plus riche du monde se déchaîner au sein du gouvernement fédéral, sabrant dans les agences de l’État, sans se soucier des conséquences pour des millions d’Américains. Il se fait des ennemis de ses amis. Il s’acoquine avec [Vladimir] Poutine. Il aggrave l’inflation. Et il déclenche des guerres commerciales avec ses alliés dans le monde entier. »
Le New York Times n’est pas en reste. Le quotidien parle de « débâcle », de « négligence », d’« imprudence » : « la seule façon de gérer une telle faille de sécurité est de suspendre immédiatement Pete Hegseth de ses fonctions, en attendant l’ouverture d’une enquête. Et même chose pour le conseiller à la sécurité nationale Mike Waltz (…) ».
Enfin, dans les discussions révélées par The Atlantic, les officiels américains s’en prennent aux Européens qualifiés de « parasites ridicules » et accusés d’inaction face aux attaques des Houthis en mer Rouge. Certes, ces hauts responsables américains sont des « rustres », s’exclame le Süddeutsche Zeitung à Munich, mais ils n’ont pas complétement tort quand ils affirment que les Européens devraient en faire plus en mer Rouge, estime le journal.
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« Après deux jours de discussions en Arabie saoudite sous l’égide des États-Unis, pointe Le Monde à Paris, l’Ukraine et la Russie ont accepté un cessez-le-feu maritime… que le Kremlin a aussitôt conditionné à la levée de certaines sanctions occidentales. (…) On est loin, soupire le journal, du cessez-le-feu total de 30 jours voulu par le président américain Donald Trump. » Et on est encore plus loin d’un accord global de paix.
Pour l’instant, les Russes sont gagnants. En effet, poursuit Le Monde, « aux yeux de Moscou, les accords sur la mer Noire ont un double avantage : donner un gage de bonne volonté à Donald Trump, mais surtout jouer la montre pour mieux profiter de son avantage sur le front. »
Pour les Ukrainiens, rien ne changeQui plus est, relève Le Soir à Bruxelles, « hormis l’effet d’annonce, rien n’est fait. Les contours des accords et le calendrier de mise en œuvre n’ont pas été précisés. Rien ne permet de garantir aujourd’hui que la trêve entrera réellement en vigueur ni quand. (…) Pour les Ukrainiens, cette trêve en mer Noire ne change pas grand-chose puisqu’ils avaient réussi à ouvrir un corridor d’exportations de céréales vers le Bosphore après la fin de l’accord céréalier. Et la relance de cet accord n’était pas une demande de Kiev. “C’est un affaiblissement des sanctions“, a d’ailleurs regretté Volodymyr Zelensky. »
Bref, conclut Le Soir, « point de cessez-le-feu à l’horizon et les Russes continuent d’envoyer des missiles et des drones sur l’Ukraine, faisant chaque jour de nouvelles victimes. Trump espère sans doute toujours imposer un véritable cessez-le-feu, mais il ne semble pas avoir compris que Poutine avait d’autres intérêts qu’un arrêt de la guerre. »
Pour les Russes, c’est une victoireLe Times à Londres renchérit : « l’accord de cessez-le-feu en mer Noire est une victoire pour [le président russe Vladimir] Poutine. (…) Il aura un impact limité sur la guerre et il avantage Moscou sans que Kiev n’obtienne la moindre concession. L’annonce d’un cessez-le-feu maritime et d’une éventuelle interdiction des frappes sur les installations énergétiques profitera bien plus à la Russie qu’à l’Ukraine. »
En fait, insiste le Guardian, toujours à Londres, « cet accord offre concession sur concession au Kremlin, et on se demande si la Russie a donné quoi que ce soit pour obtenir sa première offre d'allègement des sanctions depuis le début de la guerre. »
Résultat, poursuit le quotidien britannique, « on s’interroge de plus en plus sur la capacité des États-Unis à jouer un rôle de médiateur dans un conflit où ils semblent clairement sympathiser avec le Kremlin. »
Les hauts responsables américains de la Défense seraient « une bande d’amateurs clownesques »À la Une également, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth et le conseiller à la Défense, Mike Waltz sur la sellette. Ce sont les suites de l’affaire révélée par le site d’information The Atlantic à propos des failles de sécurité de l’administration américaine. Des discussions ultra-secrètes auxquelles a été convié un journaliste.
Le Washington Post ne mâche pas ses mots : « les États-Unis sont dirigés par une bande d’amateurs clownesques. (…) Mais nous ne sommes pas tellement surpris que notre sécurité nationale ait été compromise par le chaos et la négligence, car tout le reste est à l’encan : la nouvelle administration se soustrait aux ordonnances des tribunaux et menace de destituer des juges. Trump laisse l’homme le plus riche du monde se déchaîner au sein du gouvernement fédéral, sabrant dans les agences de l’État, sans se soucier des conséquences pour des millions d’Américains. Il se fait des ennemis de ses amis. Il s’acoquine avec [Vladimir] Poutine. Il aggrave l’inflation. Et il déclenche des guerres commerciales avec ses alliés dans le monde entier. »
Le New York Times n’est pas en reste. Le quotidien parle de « débâcle », de « négligence », d’« imprudence » : « la seule façon de gérer une telle faille de sécurité est de suspendre immédiatement Pete Hegseth de ses fonctions, en attendant l’ouverture d’une enquête. Et même chose pour le conseiller à la sécurité nationale Mike Waltz (…) ».
Enfin, dans les discussions révélées par The Atlantic, les officiels américains s’en prennent aux Européens qualifiés de « parasites ridicules » et accusés d’inaction face aux attaques des Houthis en mer Rouge. Certes, ces hauts responsables américains sont des « rustres », s’exclame le Süddeutsche Zeitung à Munich, mais ils n’ont pas complétement tort quand ils affirment que les Européens devraient en faire plus en mer Rouge, estime le journal.
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