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Scène surréaliste hier dans le bureau ovale de la Maison Blanche, une scène immortalisée par des photos et des vidéos à la Une des sites internet des grands quotidiens américains et reprise également par nombre de journaux internationaux. On y voit Elon Musk, tout habillé de noir, casquette MAGA sur la tête, debout, à côté de Donald Trump assis à son bureau.
« Incroyable mise en scène », s’exclame le New York Times. « Répondant aux questions des médias pour la première fois depuis son arrivée à Washington pour diriger le DOGE, le soi-disant département de l’efficacité gouvernementale, Elon Musk a justifié pendant une trentaine de minutes la raison d’être de la refonte radicale de la bureaucratie fédérale. Il a affirmé que son travail était dans l’intérêt du public et de la démocratie et que son initiative de réduction des coûts du gouvernement était tout à fait transparente. Elon Musk a aussi tenu des propos à l’emporte-pièce, pointe le New York Times, comme quoi la bureaucratie fédérale avait été corrompue par des tricheurs qui avaient octroyé de l’argent à des “fraudeurs“. Tout cela, sans la moindre preuve. Et pendant ce temps, le président Trump, assis derrière le bureau, approuvait les propos de l’homme le plus riche du monde ».
Le Congrès battu en brèche…Le Washington Post s’emporte : qui plus est, « Donald Trump a signé hier un (nouveau) décret qui exige que les agences fédérales travaillent avec le service des douanes américaines pour réduire leurs effectifs existants et limiter les embauches futures. Un décret qui donne au DOGE du milliardaire Elon Musk encore plus de pouvoir qu’il n’en a accumulé au cours des trois premières semaines de la nouvelle administration ».
Le Washington Post enfonce le clou en publiant une tribune signée d’un ancien conseiller juridique de Reagan et Bush expliquant pourquoi le DOGE est inconstitutionnel… « Le DOGE se moque de deux principes fondamentaux de notre gouvernement, affirme-t-il : nous sommes une nation régie par des lois, pas par la volonté des uns ou des autres, et c’est le Congrès qui contrôle les dépenses et adopte les lois. Le président doit exécuter fidèlement les lois du Congrès et gérer les agences exécutives conformément à la Constitution et aux crédits alloués par le législateur - et non en vertu d’un droit divin ou d’un pouvoir absolu ».
« Expérience utile… »Autre point de vue à lire dans le Wall Street Journal : « le DOGE est une expérience utile », affirme le quotidien économique proche du pouvoir. « Le véritable cœur de ce projet est d’apporter un regard extérieur sur le bon emploi de l’argent public. Et qu’est-ce que l’équipe de Musk voit et rapportera ensuite ? » Deux exemples, pointe le journal : « l’USAID, l’Agence américaine pour le développement international, n’est rien d’autre qu’une caisse noire pour la gauche activiste. Ou encore, la moitié des subventions de l’Institut national de la santé sont affectées non pas à la recherche médicale, mais au renforcement des privilèges et des salaires des administrateurs ».
Musk et ses « Muskrats »Le Figaro à Paris explique comment les hommes de Musk ont pris le pouvoir… Ils sont surnommés les « Muskrats », les rats de Musk. « Une quarantaine d’individus, la plupart très jeunes, qui travaillent jour et nuit sous ses ordres et dorment même dans les ministères. Ils suivent une tactique bien rodée, s’emparant des ordinateurs, récupérant les fichiers informatiques sensibles (paiements, contrats, informations sur les employés) sans aucun contrôle ni respect des protocoles de sécurité. Puis, très vite, ils font le ménage et éliminent emplois, programmes et données sur les sites officiels, tout en bombardant les employés de messages menaçants. (…) Tout ceci se déroule dans la plus totale opacité, relève Le Figaro. Les noms des hommes de main de Musk restent dans l’ensemble secret, ils n’ont pas d’autorité légale claire et ne rendent de comptes qu’au milliardaire ».
Résistances…Toutefois, poursuit Le Figaro, « la résistance commence à s’organiser. Outre les critiques virulentes des démocrates, 4000 employés ont adhéré début février au plus gros syndicat de fonctionnaires. Chaque jour, de nouvelles actions en justice sont lancées contre Musk et l’Administration par des syndicats, des États et des groupes divers. Certaines mesures ont déjà été temporairement bloquées ».
Mais, constate encore Le Figaro, « Elon Musk continue à jouer les électrons libres avec la bénédiction du président Trump. “C’est un as en matière de réduction de coûts“, a-t-il dit, sans doute ravi de lui laisser faire le “sale boulot“. Le président a tout de même nuancé : “Elon ne peut pas faire et ne fera pas tout ce qu’il veut sans notre aval“. »
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Scène surréaliste hier dans le bureau ovale de la Maison Blanche, une scène immortalisée par des photos et des vidéos à la Une des sites internet des grands quotidiens américains et reprise également par nombre de journaux internationaux. On y voit Elon Musk, tout habillé de noir, casquette MAGA sur la tête, debout, à côté de Donald Trump assis à son bureau.
« Incroyable mise en scène », s’exclame le New York Times. « Répondant aux questions des médias pour la première fois depuis son arrivée à Washington pour diriger le DOGE, le soi-disant département de l’efficacité gouvernementale, Elon Musk a justifié pendant une trentaine de minutes la raison d’être de la refonte radicale de la bureaucratie fédérale. Il a affirmé que son travail était dans l’intérêt du public et de la démocratie et que son initiative de réduction des coûts du gouvernement était tout à fait transparente. Elon Musk a aussi tenu des propos à l’emporte-pièce, pointe le New York Times, comme quoi la bureaucratie fédérale avait été corrompue par des tricheurs qui avaient octroyé de l’argent à des “fraudeurs“. Tout cela, sans la moindre preuve. Et pendant ce temps, le président Trump, assis derrière le bureau, approuvait les propos de l’homme le plus riche du monde ».
Le Congrès battu en brèche…Le Washington Post s’emporte : qui plus est, « Donald Trump a signé hier un (nouveau) décret qui exige que les agences fédérales travaillent avec le service des douanes américaines pour réduire leurs effectifs existants et limiter les embauches futures. Un décret qui donne au DOGE du milliardaire Elon Musk encore plus de pouvoir qu’il n’en a accumulé au cours des trois premières semaines de la nouvelle administration ».
Le Washington Post enfonce le clou en publiant une tribune signée d’un ancien conseiller juridique de Reagan et Bush expliquant pourquoi le DOGE est inconstitutionnel… « Le DOGE se moque de deux principes fondamentaux de notre gouvernement, affirme-t-il : nous sommes une nation régie par des lois, pas par la volonté des uns ou des autres, et c’est le Congrès qui contrôle les dépenses et adopte les lois. Le président doit exécuter fidèlement les lois du Congrès et gérer les agences exécutives conformément à la Constitution et aux crédits alloués par le législateur - et non en vertu d’un droit divin ou d’un pouvoir absolu ».
« Expérience utile… »Autre point de vue à lire dans le Wall Street Journal : « le DOGE est une expérience utile », affirme le quotidien économique proche du pouvoir. « Le véritable cœur de ce projet est d’apporter un regard extérieur sur le bon emploi de l’argent public. Et qu’est-ce que l’équipe de Musk voit et rapportera ensuite ? » Deux exemples, pointe le journal : « l’USAID, l’Agence américaine pour le développement international, n’est rien d’autre qu’une caisse noire pour la gauche activiste. Ou encore, la moitié des subventions de l’Institut national de la santé sont affectées non pas à la recherche médicale, mais au renforcement des privilèges et des salaires des administrateurs ».
Musk et ses « Muskrats »Le Figaro à Paris explique comment les hommes de Musk ont pris le pouvoir… Ils sont surnommés les « Muskrats », les rats de Musk. « Une quarantaine d’individus, la plupart très jeunes, qui travaillent jour et nuit sous ses ordres et dorment même dans les ministères. Ils suivent une tactique bien rodée, s’emparant des ordinateurs, récupérant les fichiers informatiques sensibles (paiements, contrats, informations sur les employés) sans aucun contrôle ni respect des protocoles de sécurité. Puis, très vite, ils font le ménage et éliminent emplois, programmes et données sur les sites officiels, tout en bombardant les employés de messages menaçants. (…) Tout ceci se déroule dans la plus totale opacité, relève Le Figaro. Les noms des hommes de main de Musk restent dans l’ensemble secret, ils n’ont pas d’autorité légale claire et ne rendent de comptes qu’au milliardaire ».
Résistances…Toutefois, poursuit Le Figaro, « la résistance commence à s’organiser. Outre les critiques virulentes des démocrates, 4000 employés ont adhéré début février au plus gros syndicat de fonctionnaires. Chaque jour, de nouvelles actions en justice sont lancées contre Musk et l’Administration par des syndicats, des États et des groupes divers. Certaines mesures ont déjà été temporairement bloquées ».
Mais, constate encore Le Figaro, « Elon Musk continue à jouer les électrons libres avec la bénédiction du président Trump. “C’est un as en matière de réduction de coûts“, a-t-il dit, sans doute ravi de lui laisser faire le “sale boulot“. Le président a tout de même nuancé : “Elon ne peut pas faire et ne fera pas tout ce qu’il veut sans notre aval“. »
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