
Sign up to save your podcasts
Or
« La “coalition des volontaires“, pointe Le Monde à Paris, c’est le nom de l’initiative franco-britannique qui doit réunir, aujourd’hui, une trentaine de pays alliés prêts à aider davantage l’Ukraine et à sécuriser un éventuel cessez-le-feu entre Kiev et Moscou, alors que l’administration Trump a engagé de laborieuses négociations avec la Russie, sans les Européens ».
Le quotidien ukrainien Kyiv Independent s’interroge : « l’Europe, et la France en tant que l’un de ses leaders, peuvent-elles maintenir Kiev à flot alors que les États-Unis se retirent ? (…) À l’heure actuelle, les efforts diplomatiques déployés par Emmanuel Macron n’ont pas encore porté leurs fruits, le continent n’étant pas en mesure d'élaborer un plan concret sur le réarmement, les forces de maintien de la paix en Ukraine et une position unifiée à l’égard des États-Unis, de plus en plus agressifs. (…) Pour tenir les nombreuses promesses faites à l’Ukraine et à d’autres États européens et révolutionner la défense européenne avant les élections présidentielles françaises de 2027, Emmanuel Macron devra mobiliser encore les volontés et trouver plus de financement ».
Incertitude…Le New York Times renchérit : « on ne sait toujours pas qui est prêt à faire quoi dans cette coalition, surtout à un moment où la faible croissance et la dette élevée compliquent l’équation pour les pays européens qui essaient de dépenser plus pour leurs armées. Le plus grand point d’interrogation est l’idée d’une éventuelle “force de réassurance“, constituée de troupes européennes qui seraient stationnées en Ukraine une fois le conflit terminé, afin d’empêcher la Russie de répéter son invasion de 2022. La Grande-Bretagne et la France ont lancé l’idée, mais jusqu’à présent, aucun autre pays n’a annoncé vouloir engager de troupes dans une telle force, qui reste largement à définir, donc, et que la Russie a qualifiée d’“inacceptable“ ».
Exemple de cette incertitude : en Espagne, le Parlement traine des pieds pour augmenter les dépenses en matière de défense. Ce que déplore El Pais à Madrid : « avec une guerre aux portes de l’Europe qui dure déjà depuis trois ans, la menace expansionniste de la Russie d’envahir l’Ukraine et le virage anti-européen de la Maison Blanche, (…) il faut parvenir à des accords entre les partis. Nous avons besoin de clarté dans l’incertitude et d’une classe politique entière à la hauteur du défi ».
La sécurité ou l’honneur ?Pour le Times à Londres, « l’Europe est dans une situation difficile », avec « un accord de paix bâclé » voulu par les États-Unis… Le Times qui lance cet avertissement : « nous, Européens – Britanniques, Ukrainiens et tous les autres – sommes désormais tous dans le même bateau, mal équipés et mal approvisionnés, ballottés entre Washington et Moscou. Les vœux pieux l’emportent souvent sur le réalisme, mais à mesure que la prise de conscience de notre situation critique se fait jour, la révolte se profile. Confrontés au choix entre un rapprochement lucratif avec la Russie, mené par les États-Unis, et la confrontation périlleuse qu’implique le maintien de la loyauté envers l’Ukraine, de nombreux pays pourraient privilégier la sécurité à l’honneur. À long terme, soupire le Times, ils perdront les deux ».
« L’Europe doit être prête à faire la guerre »Enfin, dans une tribune publiée par Die Welt à Berlin, l’ancien champion du monde d’échec et opposant notoire à Poutine, Gary Kasparov estime que « l’Europe doit être prête à faire la guerre ».
Kasparov formule plusieurs exigences en direction des chefs d’État européens : « former un bloc de défense européen totalement indépendant – une Otan parallèle qui pourrait fonctionner sans le leadership mondial des États-Unis », « exclure immédiatement la Hongrie du droit de vote et de l’aide financière de l’Union européenne », « mettre fin à l’exportation de pétrole russe via des flottes fantômes », ou encore « introduire la conscription pour le recrutement militaire ».
4.2
55 ratings
« La “coalition des volontaires“, pointe Le Monde à Paris, c’est le nom de l’initiative franco-britannique qui doit réunir, aujourd’hui, une trentaine de pays alliés prêts à aider davantage l’Ukraine et à sécuriser un éventuel cessez-le-feu entre Kiev et Moscou, alors que l’administration Trump a engagé de laborieuses négociations avec la Russie, sans les Européens ».
Le quotidien ukrainien Kyiv Independent s’interroge : « l’Europe, et la France en tant que l’un de ses leaders, peuvent-elles maintenir Kiev à flot alors que les États-Unis se retirent ? (…) À l’heure actuelle, les efforts diplomatiques déployés par Emmanuel Macron n’ont pas encore porté leurs fruits, le continent n’étant pas en mesure d'élaborer un plan concret sur le réarmement, les forces de maintien de la paix en Ukraine et une position unifiée à l’égard des États-Unis, de plus en plus agressifs. (…) Pour tenir les nombreuses promesses faites à l’Ukraine et à d’autres États européens et révolutionner la défense européenne avant les élections présidentielles françaises de 2027, Emmanuel Macron devra mobiliser encore les volontés et trouver plus de financement ».
Incertitude…Le New York Times renchérit : « on ne sait toujours pas qui est prêt à faire quoi dans cette coalition, surtout à un moment où la faible croissance et la dette élevée compliquent l’équation pour les pays européens qui essaient de dépenser plus pour leurs armées. Le plus grand point d’interrogation est l’idée d’une éventuelle “force de réassurance“, constituée de troupes européennes qui seraient stationnées en Ukraine une fois le conflit terminé, afin d’empêcher la Russie de répéter son invasion de 2022. La Grande-Bretagne et la France ont lancé l’idée, mais jusqu’à présent, aucun autre pays n’a annoncé vouloir engager de troupes dans une telle force, qui reste largement à définir, donc, et que la Russie a qualifiée d’“inacceptable“ ».
Exemple de cette incertitude : en Espagne, le Parlement traine des pieds pour augmenter les dépenses en matière de défense. Ce que déplore El Pais à Madrid : « avec une guerre aux portes de l’Europe qui dure déjà depuis trois ans, la menace expansionniste de la Russie d’envahir l’Ukraine et le virage anti-européen de la Maison Blanche, (…) il faut parvenir à des accords entre les partis. Nous avons besoin de clarté dans l’incertitude et d’une classe politique entière à la hauteur du défi ».
La sécurité ou l’honneur ?Pour le Times à Londres, « l’Europe est dans une situation difficile », avec « un accord de paix bâclé » voulu par les États-Unis… Le Times qui lance cet avertissement : « nous, Européens – Britanniques, Ukrainiens et tous les autres – sommes désormais tous dans le même bateau, mal équipés et mal approvisionnés, ballottés entre Washington et Moscou. Les vœux pieux l’emportent souvent sur le réalisme, mais à mesure que la prise de conscience de notre situation critique se fait jour, la révolte se profile. Confrontés au choix entre un rapprochement lucratif avec la Russie, mené par les États-Unis, et la confrontation périlleuse qu’implique le maintien de la loyauté envers l’Ukraine, de nombreux pays pourraient privilégier la sécurité à l’honneur. À long terme, soupire le Times, ils perdront les deux ».
« L’Europe doit être prête à faire la guerre »Enfin, dans une tribune publiée par Die Welt à Berlin, l’ancien champion du monde d’échec et opposant notoire à Poutine, Gary Kasparov estime que « l’Europe doit être prête à faire la guerre ».
Kasparov formule plusieurs exigences en direction des chefs d’État européens : « former un bloc de défense européen totalement indépendant – une Otan parallèle qui pourrait fonctionner sans le leadership mondial des États-Unis », « exclure immédiatement la Hongrie du droit de vote et de l’aide financière de l’Union européenne », « mettre fin à l’exportation de pétrole russe via des flottes fantômes », ou encore « introduire la conscription pour le recrutement militaire ».
16 Listeners
32 Listeners
7 Listeners
195 Listeners
40 Listeners
28 Listeners
13 Listeners
14 Listeners
42 Listeners
40 Listeners
12 Listeners
25 Listeners
7 Listeners
29 Listeners
3 Listeners
12 Listeners
0 Listeners
0 Listeners
0 Listeners
28 Listeners
1 Listeners
16 Listeners
4 Listeners
1 Listeners
4 Listeners
3 Listeners
3 Listeners
0 Listeners
0 Listeners
1 Listeners
0 Listeners
24 Listeners
1 Listeners
0 Listeners
0 Listeners