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Or
Ils étaient une nouvelle fois des dizaines de milliers : une véritable « marée humaine hier, s’exclame le Monde à Paris, pour le cinquième soir de manifestation contre l’incarcération d’Ekrem Imamoğlu, désigné candidat à la présidentielle de 2028. » Et « ils étaient des millions, hier, à participer à la primaire organisée par le Parti républicain du peuple, principale formation de l’opposition. L’arrestation de la bête noire du président Erdoğan continue de provoquer partout dans le pays des rassemblements, malgré les interdictions et la brutalité des forces de police ».
« Erdoğan semble avoir perdu toute mesure avec l’arrestation de son rival, commente le Süddeutsche Zeitung à Munich. Un dirigeant qui fait arrêter son challenger quelques jours avant l’investiture, et qui l’accable par le biais d’une justice complaisante d’une kyrielle d’accusations fallacieuses, doit être assez nerveux. Recep Tayyip Erdoğan craint manifestement tellement le populaire maire d’Istanbul Ekrem İmamoğlu qu’il préfère s’accommoder de manifestations de masse dans tout le pays plutôt que de risquer une compétition loyale dans les urnes. C’est clair comme de l’eau de roche : Erdoğan estime que ses chances de victoire pour la présidentielle sont minces. »
La démocratie en périlPour Libération à Paris, « la Turquie bascule bel et bien dans l’autocratie. » Dimanche 23 mars, « le Parti républicain du peuple a (donc) décidé de maintenir la primaire prévue au sein du parti pour désigner son candidat présidentiel. Le parti a appelé tous les citoyens turcs à participer au scrutin et à voter pour l’édile écroué. Il s’agit là d’une élection symbolique et contestataire, tant Ekrem Imamoğlu, outre son incarcération, ne peut plus légalement se présenter à une présidentielle depuis l’invalidation de son diplôme universitaire. »
Mais les électeurs se sont pressé aux urnes : une quinzaine de millions. Et « aussi symbolique soit-il, relève Libération, avec plus de 13 millions de voix en faveur de l’édile, ce scrutin a intronisé Ekrem Imamoğlu en leader incontestable de l’opposition au régime de Recep Tayyip Erdoğan, l’érigeant ainsi en martyr d’une démocratie turque en péril. »
Israël : une autre « autocratie » ?« Autocratie », c’est le terme qu’utilise également le quotidien suisse Le Temps, mais cette fois à propos d’Israël. « Israël, cet État qui se voulait juif et démocratique depuis 77 ans, est sur le point de devenir une autocratie, s’exclame en effet le journal genevois. En cause, les attaques de Benyamin Netanyahu contre les services de sécurité et la justice. La perspective a mené ce week-end des milliers d’Israéliens à descendre dans les rues du pays, d'Haïfa à Jérusalem et de Tel-Aviv à Beer-Sheva. L’ancien président de la Cour suprême Aharon Barak l’avait dit jeudi soir : “Nous avons franchi de nombreuses lignes rouges“, et il mettait en garde contre une “guerre civile“. Et en quasi vingt ans à la tête du pays, pointe encore Le Temps, le premier ministre en aura transgressé d’innombrables pour rester au pouvoir et échapper à ses juges. Mais Benyamin Netanyahu s’attaque aujourd’hui à deux piliers de l’État : le patron de la sécurité intérieure (le Shin Bet) Ronen Bar, et la procureure générale Gali Baharav-Miara, qu’il veut limoger tous les deux. C’est inédit. »
Gaza sous contrôle total israélien ?Toujours à propos d’Israël, « le gouvernement se prépare à occuper la bande de Gaza, à rétablir l’autorité militaire et à contrôler totalement la population palestinienne » : C’est du moins ce qu’affirme Haaretz à Tel Aviv.
Pour L’Orient-Le Jour à Beyrouth, c’est clair : « Israël fait sauter le dernier tabou : Gaza sera israélienne ou ne sera pas. Il n’est plus permis de douter des plans de Benyamin Netanyahu. À l’issue de cette guerre, même si le Hamas est totalement vaincu, même si l’enclave est totalement démilitarisée, même si les blocus égyptien et israélien sont maintenus, Gaza sera sous l’autorité directe ou indirecte d’Israël. Ou bien vidée de sa population. Benyamin Netanyahu n’ayant aucune limite, tout dépendra donc de Donald Trump et des pays arabes, relève encore le quotidien libanais. De la capacité et de la volonté du premier de tordre le bras de ses alliés pour qu’ils accueillent les rescapés ou de la capacité et de la volonté des seconds à proposer un plan alternatif acceptable aux yeux d’Israël. Seul compte ici le rapport de force. »
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Ils étaient une nouvelle fois des dizaines de milliers : une véritable « marée humaine hier, s’exclame le Monde à Paris, pour le cinquième soir de manifestation contre l’incarcération d’Ekrem Imamoğlu, désigné candidat à la présidentielle de 2028. » Et « ils étaient des millions, hier, à participer à la primaire organisée par le Parti républicain du peuple, principale formation de l’opposition. L’arrestation de la bête noire du président Erdoğan continue de provoquer partout dans le pays des rassemblements, malgré les interdictions et la brutalité des forces de police ».
« Erdoğan semble avoir perdu toute mesure avec l’arrestation de son rival, commente le Süddeutsche Zeitung à Munich. Un dirigeant qui fait arrêter son challenger quelques jours avant l’investiture, et qui l’accable par le biais d’une justice complaisante d’une kyrielle d’accusations fallacieuses, doit être assez nerveux. Recep Tayyip Erdoğan craint manifestement tellement le populaire maire d’Istanbul Ekrem İmamoğlu qu’il préfère s’accommoder de manifestations de masse dans tout le pays plutôt que de risquer une compétition loyale dans les urnes. C’est clair comme de l’eau de roche : Erdoğan estime que ses chances de victoire pour la présidentielle sont minces. »
La démocratie en périlPour Libération à Paris, « la Turquie bascule bel et bien dans l’autocratie. » Dimanche 23 mars, « le Parti républicain du peuple a (donc) décidé de maintenir la primaire prévue au sein du parti pour désigner son candidat présidentiel. Le parti a appelé tous les citoyens turcs à participer au scrutin et à voter pour l’édile écroué. Il s’agit là d’une élection symbolique et contestataire, tant Ekrem Imamoğlu, outre son incarcération, ne peut plus légalement se présenter à une présidentielle depuis l’invalidation de son diplôme universitaire. »
Mais les électeurs se sont pressé aux urnes : une quinzaine de millions. Et « aussi symbolique soit-il, relève Libération, avec plus de 13 millions de voix en faveur de l’édile, ce scrutin a intronisé Ekrem Imamoğlu en leader incontestable de l’opposition au régime de Recep Tayyip Erdoğan, l’érigeant ainsi en martyr d’une démocratie turque en péril. »
Israël : une autre « autocratie » ?« Autocratie », c’est le terme qu’utilise également le quotidien suisse Le Temps, mais cette fois à propos d’Israël. « Israël, cet État qui se voulait juif et démocratique depuis 77 ans, est sur le point de devenir une autocratie, s’exclame en effet le journal genevois. En cause, les attaques de Benyamin Netanyahu contre les services de sécurité et la justice. La perspective a mené ce week-end des milliers d’Israéliens à descendre dans les rues du pays, d'Haïfa à Jérusalem et de Tel-Aviv à Beer-Sheva. L’ancien président de la Cour suprême Aharon Barak l’avait dit jeudi soir : “Nous avons franchi de nombreuses lignes rouges“, et il mettait en garde contre une “guerre civile“. Et en quasi vingt ans à la tête du pays, pointe encore Le Temps, le premier ministre en aura transgressé d’innombrables pour rester au pouvoir et échapper à ses juges. Mais Benyamin Netanyahu s’attaque aujourd’hui à deux piliers de l’État : le patron de la sécurité intérieure (le Shin Bet) Ronen Bar, et la procureure générale Gali Baharav-Miara, qu’il veut limoger tous les deux. C’est inédit. »
Gaza sous contrôle total israélien ?Toujours à propos d’Israël, « le gouvernement se prépare à occuper la bande de Gaza, à rétablir l’autorité militaire et à contrôler totalement la population palestinienne » : C’est du moins ce qu’affirme Haaretz à Tel Aviv.
Pour L’Orient-Le Jour à Beyrouth, c’est clair : « Israël fait sauter le dernier tabou : Gaza sera israélienne ou ne sera pas. Il n’est plus permis de douter des plans de Benyamin Netanyahu. À l’issue de cette guerre, même si le Hamas est totalement vaincu, même si l’enclave est totalement démilitarisée, même si les blocus égyptien et israélien sont maintenus, Gaza sera sous l’autorité directe ou indirecte d’Israël. Ou bien vidée de sa population. Benyamin Netanyahu n’ayant aucune limite, tout dépendra donc de Donald Trump et des pays arabes, relève encore le quotidien libanais. De la capacité et de la volonté du premier de tordre le bras de ses alliés pour qu’ils accueillent les rescapés ou de la capacité et de la volonté des seconds à proposer un plan alternatif acceptable aux yeux d’Israël. Seul compte ici le rapport de force. »
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