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La chanteuse d'origine haïtienne Mélissa Laveaux revient avec un nouvel album At my softest, I am most dangerous.
Un album intime, entre souvenirs et spiritualité
Cet album est le plus personnel de Mélissa Laveaux. La chanteuse raconte ses souvenirs comme ce baptême exorcisme qu'elle a vécu à l'âge de 8 mois alors qu'elle courait dans une église ! Une anecdote qui en dit long sur son rapport au monde : dès son plus jeune âge, elle a nourri une fascination pour le macabre, les fantômes, les films d’horreur et la mort. Cette dernière n’est jamais un sujet tabou dans sa famille haïtienne où on l’embrasse et où on vit avec les esprits au quotidien... « Nous on celèbre la Toussaint pendant un mois ! On trouve ça rigolo ! », explique-t-elle au micro.
L'abeille symbole de lien entre les culturesElle joue aussi avec la signification de son prénom « Mélissa ». En grec, cela veut dire « abeille », un insecte qui joue souvent les intercesseurs dans de nombreuses traditions, notamment entre les mondes des vivants et des morts. « Les abeilles font partie de toutes les cultures, je trouve ça très fédérateur ».
Le créole, une poésie naturelleSes chansons sont écrites en anglais et en créole haïtien « Pour moi, le créole c'est vraiment de la poésie, la première que j'ai entendue, j'adore ma manière dont les personnes âgées créolophones parlent, elles parlent en proverbe et de manière contextuelle. C'est absolument naturel pour moi de retourner au créole dans mon écriture de chansons. C'est très agreable de chanter en créole ».
Invitée : Mélissa Laveaux, autrice-compositrice-interprète. Née au Canada, originaire d'Haïti, elle a aujourd'hui la nationalité française. Elle a grandi à Ottawa. Elle reçoit sa première guitare à l'âge de 12 ans. Son cinquième album At my softest, I am most dangerous sort le 20 mars 2026.
Programmation musicale- Lasi myèl
- Se pa jo dia
- Grand-mère.
Tous ces titres sont extraits de At my softest, I am most dangerous.
La lecture est toujours une aventure que l'on imagine individuelle, un plaisir solitaire, mais Thibault Le Page affirme qu'elle peut être collective et partagée. Et dans un petit livre vert, il énumère les 17 manières, les 17 exercices pour lire ensemble. Dessinateur et anthropologue, il s’intéresse aux pratiques de la lecture avec ce livre : Lire ensemble.
Dans son livre Lire ensemble, Thibault Le Page explore les formes contemporaines et anciennes de lecture collective. L’auteur y propose 17 manières de lire à plusieurs, remettant en question l’idée que la lecture serait uniquement un acte solitaire.
Son livre s’inscrit dans un moment où l’on débat au sujet de la concentration, de la faculté à lire individuellement et de l’essor des intelligences artificielles capables de « synthétiser des masses de textes ». Pourtant, il observe parallèlement un regain de pratiques de lecture collective, plus visibles dans les milieux artistiques et de recherches.
Lire ensemble, ici, je l'entends plutôt comme le fait de lire avec les autres, parfois pour les autres, grâce aux autres, en ayant besoin des autres.
Notre invité définit la lecture collective comme le fait de lire avec, pour et grâce aux autres, en valorisant l’oralité et l’échange. Il rappelle que ces pratiques sont anciennes, comme les clubs de lecture apparus au milieu de XIXè siècle.
L’arpentage, un geste manifesteVers la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’association Peuple et Culture va élaborer de nouveaux protocoles de lecture collective : les arpentages.
L’arpentage est une pratique de lecture collective qui consiste à prendre un livre, à réunir un groupe de participants, puis à en découper physiquement le texte en autant de fragments qu’il y a de lecteurs. Chacun lit sa portion du texte, prend des notes, puis restitue oralement sa lecture au groupe en la synthétisant. « De cette manière-là, on acte le fait qu'on lit pour les autres, qu'on a aussi besoin des autres pour comprendre le texte », que la compréhension du livre dépend de la contribution de chacun. Il instaure une véritable attention à l’autre et fait émerger « une forme d’oralité et de polyphonie » autour de l’ouvrage.
L’arpentage ouvre à la discussion, à l’interprétation et à la confrontation des points de vue. Thibault Le Page insiste : « Toute idée doit être confrontée à d’autres vies que la nôtre. » « Le livre est un objet politique, un objet à la fois conceptuel, intellectuel, mais aussi un objet qui est dans la société, qui est dans le monde, partout autour de nous, donc un objet politique. »
« Mettre une disquette »Et, comme tous les mercredis, Lucie Bouteloup décrypte une expression bien connue de la langue française dans sa chronique La puce à l’oreille avec la complicité de la lexicographe Géraldine Moinard des éditions Le Robert. Et, cette semaine, Lucie décrypte pour vous l'expression « Mettre une disquette ».
Programmation musicale : Michel Houellebecq – « Ils chevauchaient le vent ».
Dans son dernier roman « Feu de dieu », l'auteur Mohamed Kacimi raconte son enfance, son tiraillement entre deux langues, son initiation à la vie et à la littérature.
Il remonte le temps et le fil de ses souvenirs, ressurgissent, pêle-mêle, premiers émois et étude des sourates, la voix envoûtante d’Oum Kalthoum et l’école française, l’exode des pieds-noirs et la célébration de l’indépendance, les parfums d’Alger et « Les Mots » de Sartre, le virus de la fugue inoculé par la lecture d’Hector Malot, la passion folle d’une cousine et les rêves de neige…
Invité : Mohamed Kacimi, auteur. Il voit le jour en 1955 à la zaouïa d’El-Hamel, haut lieu du soufisme algérien, au sein d’une famille sainte, entièrement dévouée à Dieu et à la langue arabe, sa religion. Il grandit entre les femmes recluses et les hommes en prière. Auteur d’une dizaine de récits ou romans et d’autant de pièces de théâtre dont Congo Jazz Band ou Jours tranquilles à Jérusalem. En plus de sa pratique littéraire, il est également intervenant dans des ateliers d'écriture et des conférences.
À lire Feu de dieu, aux éditions Actes Sud.
Programmation musicale :Les artistes Stephan Eicher et Zoe Me avec le titre La valse à demi.
Le gascon est une langue présente principalement parlée dans le sud-ouest de la France ! Bien que le nombre de locuteurs ait diminué, associations, écoles et créateurs de contenu œuvrent pour transmettre et maintenir cette langue, vivante.
Faire entendre le gascon en 2026 ! Cette langue, dérivée de l'occitan qui se parle dans le sud de la France est une langue millénaire ! Une langue romane qui remonterait au Moyen-Âge... avant que le français soit imposé. Il y aurait environ 250.000 locuteurs du gascon aujourd'hui. Associations, écoles et créateurs de contenus se battent pour faire revivre cette langue « des troubadours ».
Langue des réseaux sociaux
Victor Chauvat « Un gascon en trimbalada » sur les réseaux sociaux a découvert cette langue tardivement, alors qu'il était jeune adulte. Il l'a apprise lui-même grâce à un livre puis en suivant des cours dans Calandreta (une école locale). Bien qu'il ne soit pas le seul à œuvrer pour la revitalisation de cette langue, ses publications humoristiques sur les réseaux sociaux ont rencontré un grand succès, atteignant plus d'un million de vues. Selon lui, « beaucoup de monde se pose des questions sur les langues locales. Sur les réseaux sociaux, il y a cet aspect humoristique et au tac au tac ».
Une langue de traditionPour Christian Maizeret, la sauvegarde de cette langue peut aussi passer par les fêtes gasconnes qui permettent de « renouer le lien entre les gens et les langues » mais aussi grâce à l'éducation nationale « Il y a actuellement environ 120 enfants en classes bilangues qui apprennent le gascon ».
La musique participe aussi à la sauvegarde de cette langue. Le groupe Nadau célèbre depuis 1973 la langue et la culture gasconnes. Aujourd'hui, des rappeurs comme Kbek produisent également en gascon.
Invités :
Christian Maizeret, enseignant de gascon et président de l'association « l'Auseron » située à Budos qui œuvre pour la promotion de la langue gasconne. Cette association vient de publier un lexique du vocabulaire gascon de plus de 3 000 mots et recueillis par l'historien Jean Dartigolles et disparu en 2017.
Victor Chauvat alias « un gascon en trimbalada » (« un gascon en vadrouille »), un conte humoristique qui prône la langue gasconne et qu'on peut retrouver sur les réseaux sociaux (Instagram, YouTube et TikTok).
Avec également une interview de Vincent Claverie, traducteur du tome de Tintin en gascon « Las heìtas de Tintin — Las Jòias de la Castafiòra » (Les aventures de Tintin - Les Bijoux de la Castafiore), une traduction parue en décembre 2025 et qui s'est déjà vendue à plus de 1 000 exemplaires ! Propos recueillis par Cécile Lavolot.
Et la chronique Ailleurs nous emmène à La Haye aux Pays-Bas pour parler de la 4è édition de « la Fabrique de la traduction littéraire » qui aura lieu le vendredi 13 mars avec, notamment, des débats autour de l’écriture inclusive. Marion Claudel, l’attachée culturelle de l’Institut Français des Pays-Bas.
Programmation musicale :
L'artiste Richard Bona avec le titre Kess Kiva Paa, une chanson en français et douala.
Dans son nouveau roman, l'autrice Sylvie Germain raconte le parcours de Samuel Nart, un écrivain qui a connu le succès avant de sombrer dans l'oubli. Il ne va plus rien écrire durant vingt ans.
« Quand on écrit, même si on tourne toujours autour de thèmes assez semblables, il y a des variations dans le mode d'approche ».
Pour ce nouveau roman, l'autrice Sylvie Germain a choisi un titre poétique « Murmuration » : ce terme désigne une nuée d'oiseaux en vol. Des milliers d'oiseaux qui se rassemblent en vol ou mouvement permanent et esquissent des chorégraphies... pour déstabiliser leurs prédateurs. Ce phénomène devient également une métaphore de la littérature « Le titre m'est venu vers la fin du récit car comme on voit ces oiseaux bouger, c'est un peu ça aussi pour l'imaginaire. »
« Murmuration » retrace la vie de Samuel Nart, un petit roux aux yeux verts qui découvre l'alphabet et les mots sur des boîtes de biscuits. Cette découverte tranche fortement avec la pauvreté langagière de sa famille. Il tombe amoureux des mots puis découvre la poésie à l'école. Il quittera sa famille pour se mettre à écrire avant de s'arrêter car il pense être incompris. Il reprendra la plume vingt ans plus tard.
Invitée : Sylvie Germain est une écrivaine française contemporaine, née en 1954 à Châteauroux. Elle est connue pour ses œuvres littéraires qui explorent souvent des thèmes profonds tels que la mémoire, la spiritualité, et l'identité. Son premier roman, « Le Livre des Nuits » a été publié en 1984. Ses premières oeuvres sont considérées comme « telluriques ».
Son dernier roman «Murmuration» est publié chez Albin Michel.
Le numéro des Cahiers de l'Herne consacré à Sylvie Germain.
Programmation musicale :L'artiste François and the Atlas Mountains en duo avec David Numwami, avec le titre Peaux Miroirs.
Dans son dernier essai, la philosophe Mazarine Pingeot s'interroge sur les dangers de l'Intelligence Artificielle : accusée de détruire les emplois et la création, peut-elle aussi mettre à mal le langage humain ?
Depuis le début de la décennie, l’intelligence artificielle s’est immiscée dans notre quotidien et personne n’ignore ses pouvoirs sans forcément en prendre la mesure pour le monde qui vient. « C'est l'un des grands sujets, c'est majeur. L'IA est partout ». Mais avec cet essai, l'autrice qui n'est pas technophobe, ne tire pas à boulets rouges sur l'IA, mais appelle à la réflexion, à la vigilance. « Je me suis interrogée sur la production nouvelle de langage : à partir du moment où la machine est capable de parler comme l'homme le philosophe peut se poser quelques questions car parler est le propre de l’homme : si la machine parle comme l'humain, que lui reste-t-il ? »
La philosophe met l'accent sur la production du langage et insiste sur le fait que ce langage produit par cette machine « sans corps, sans sensibilité » et pense la langue en fonction de ses lieux de production et qu'elle devient une langue marchande, qui ne parle pas, qui communique seulement, qu'il n'y a plus de sujet énonciateur. « Lorsqu'on parle, on s'adresse à quelqu'un, lorsqu'on écrit sur un réseau social, on ne parle à personne, on parle à un "mur". Le langage est désormais formaté par l'informatique, par le canal qui le diffuse ».
Elle fait aussi remarquer que la machine ne produit pas de « silences » « Notre humanité est aussi à chercher du côté du vide et de nos manques ». Se pose alors la question de la vérité et de la démocratie : « Maintenant qu'elle produit du langage, la question est centrale: c'est le seul régime politique qui repose sur le langage, sur le débat et l'espace critique ».
Invitée : Mazarine Pingeot, romancière et philosophe française née en 1974. Son dernier livre Inappropriable, ce que l'IA fait à l'humain, essai sur l'Intelligence Artificielle est paru aux éditions Flammarion.
À écouter aussiEt si nos voix et l'IA nous aidaient à préserver nos langues?
Programmation musicale :
L'artiste Asfar Shamsi avec le titre 2006.
Le collectif 15 15 formé de deux Polynésiens de Tahiti et de trois Parisiens sort son album Marara, le 6 mars 2026.
Marara. C'est le nom d’une île dans l’océan Pacifique, en Polynésie française.
Le nom a été donné d'après une légende selon laquelle une île a été péchée par cinq feti'i qui, pour sauver leur famille de la famine, ont récolté des informations données par un coquillage qui leur a indiqué où pêcher pour avoir du poisson.
Mais c'est aussi le nom d’un album, celui du groupe 15-15 qui a fait un peu plus de 15 000 km pour venir sur la « vava » internationale : une véritable invitation au voyage. L'album est écrit en trois langues : français, anglais et tahitien.« Malheureusement, beaucoup de gens à Tahiti ne parlent pas la langue tahitienne. On met en avant cet argot qu'on parle à Tahiti, un mélange de français, d'anglais et de tahitien ».
Dans leur album, les musiciens ont également « capté » les sons de l'île et de les mélanger au synthé. Ils racontent dans leurs textes, les nombreuses légendes de l'île.
Ils définissent leur musique comme des « chansons climatiques » : « le style de notre chanson va être dicté par nos humeurs ».
Invités :
Tsi Min Siu et Ennio Neagle : tous les deux sont membres du collectif 15 15. Ils sont tous les deux nés en Polynésie et viennent « des vagues ». Ce collectif existe depuis près de dix ans. Il est également composé de trois Parisiens.
Programmation musicale :
- Fāfaru
- Poison
- Afa (métissage, mélange)
- Uta Marara (le chant du poisson volant).
Né en 2009, le langage FALC est une méthode d’écriture permettant à des personnes ayant des troubles de l'apprentissage de comprendre, comme tout un chacun, langages administratifs et programmes politiques pour être intégrés au mieux dans la société.
« Facile à lire et à comprendre » ... ce n’est pas un slogan ! Mais une méthode ou une manière d’écrire pour permettre à chacun d’avoir accès à la lecture. Une façon simplifiée d’écrire
Aujourd’hui, ce langage s’est ouvert aux personnes malvoyantes ou maîtrisant mal le français. Certains journaux, comme Le Monde, se mettent au FALC. Et on voit aussi apparaître des classiques de la littérature : Sartre, Molière ou Camus en FALC. Comment fonctionne ce langage ? On pourrait dire que le FALC est la variété du français la plus accessible, du point de vue de la lisibilité, de la perception du code mais aussi sur la compréhension sur le contenu, nous explique Sarah Neelsen. C'est une variété du français comme peut l'être le langage des jeunes ou le langage médical, une variété qui a ses propres règles, ajoute-t-elle.
L'histoire du FALC remonterait à 2006 lorsque les Nations unies ont voté pour la Convention des droits des personnes handicapées, convention à laquelle la France a adhéré en 2010 « de même qu'on a réfléchi à l'accessibilité du bâti, on a pensé à l'accessibilité de la langue car celle-ci peut-être un obstacle pour l'intégration ».
Avant cela, dans les années 80, le Royaume-Uni et l'Allemagne utilisaient le langage « clair » pour faciliter la compréhension des messages administratifs ou juridiques.
Aujourd'hui, ce langage s'ouvre aussi aux projets cultuels et à la littérature. Il y a quatre ans, Cécile Arnoult a fondé la maison d'édition Kilema (qui veut dire « handicap ») qui adapte des livres en FALC. Maman d'une fille porteuse de trisomie 21, elle avait à cœur de faire lire des classiques de la littératures à son enfant.
Le catalogue compte une trentaine de titres.
Il existe un certain nombre de règles pour écrire en FALC, mais elles ne sont pas figées : espacement des caractères, mots et syntaxes simplifiés, présence de pictogrammes ou d'illustrations, favorisation de la forme passive. Cécile Arnoult parle de « traduction » et non d'adaptation ou de transposition « c'est un véritable exercice de traduction, pas une simplification ». Le texte est travaillé par des traducteurs puis relu par une personne porteuse de trisomie 21 pour s'assurer que c'est bien compréhensible. »
Ces initiatives commencent à être soutenus par le CNL, notamment pour les créations.
Invitées : Cécile Arnoult, éditrice, créatrice de Kilema, maison d’édition qui édite des livres en FALC. Sarah Neelsen, maitresse de conférences à la Sorbonne-Nouvelle en études germaniques mais aussi spécialisée sur les questions de handicap.
Et la chronique « Ailleurs » nous emmène en Belgique avec Elisabeth Ayden de la Maison de la Francité qui nous présente le concours Belgique-Tunisie « Derrière le masque ». Un concours d'écriture ouvert aux Belges et aux Tunisiens, jusqu'au 20 mars 2026.
Programmation musicale : L'artiste Gyslain.N avec le titre «Pays idéal».
« Haute-Folie », le nouveau roman d'Antoine Wauters, raconte l'histoire de Josef, un enfant devenu orphelin à trois ans et à qui on cache une bonne partie de son histoire. (Rediffusion)
Dans cette fiction, l'auteur parle du silence, de ses ambivalences et de ses trous d'ombre.
« Le silence secret de famille, le silence pesant, le silence habité et souhaitable. Le silence qui nous fait du tort et celui qui peut libérer », explique Antoine Wauters.
L'histoire commence comme une tragédie. Le père de Josef se tue et sa mère assassine celui qu'elle considère comme responsable du suicide de son mari. Puis, elle se donne la mort, laissant le petit Josef, âgé de trois ans, orphelin. Toute la vie de Josef sera faite de fuites et de départs... avec une tentative de s'apaiser, de comprendre, de connaître son identité.
Mais « Haute-Folie » est aussi un livre fait pour ne pas laisser gagner le silence, car les choses qui ne sont pas dites « finissent par nous tuer à petit feu ».
Invité : Antoine Wauters, écrivain belge francophone, né le 15 janvier 1981. Il écrit de la poésie et des romans. Il se définit comme auteur « hybride ». En 2021, il publie Mahmoud ou la montée des eaux, entièrement écrit en vers libres et qui met en scène un vieux poète syrien en proie à la folie des hommes. En 2023, paraît Le plus court chemin, un texte très personnel où il revient sur son enfance dans la campagne wallonne.
Son dernier roman Haute-folie, publié chez Gallimard, a remporté le prix Jean-Giono 2025.
Programmation musicale :
L'artiste Arthur Ely avec le titre Tous les matins du monde.
La Revue des oralités du monde n°5, consacrée à la transcription des textes de littérature orale vient d'être publiée. (Rediffusion du 7 janvier 2026)
Par principe, il y a quelque chose d’éphémère dans la littérature orale de la variabilité, son essence, c’est le présent, s'agit-il donc de transmettre et de transcrire pour sauvegarder ?
La parole étant immatérielle, dès lors qu'elle est prononcée, on ne peut plus la restituer.
Comment alors retranscrire ces langues et leurs textes ? Toutes les langues sont-elles logées à la même enseigne ?
Invités :
- Ursula Baumgardt, professeure émérite en oralité et littérature africaine à l'Inalco et au Plidam. À lire aussi : Goggo Addi, une conteuse peule de Garoua
- Aliou Mohamadou, professeur émérite de Linguistique peule à l'Inalco et au Plidam. Il a écrit l'article « Les sytèmes de transcription du peul et leurs applications », une question qui a traversé tout le XIXème siècle, puisque les premiers textes peuls datent des années 1850. Le peul n'avait pas de norme orthographique, la question était donc de les établir, mais comment établir des règles écrites, lorsqu'on parle d'une langue orale ?
Tous les deux sont membres fondateurs de la Revue des oralités du monde, et de l'Encyclopédie des littératures en langues africaines (ELLAF), une bibliothèque numérique des littératures africaines.
Et, comme chaque semaine, la chronique de Lucie Bouteloup décrypte les expressions de la langue française ! Et, pour cette nouvelle année, elle est toujours aussi déterminée mais, rassurez-vous, vous ne serez pas le dindon de la farce ! Avec Benjamin Rouxel des éditions Le Robert et toujours avec la complicité des élèves de la classe de CM2 de l’école Vulpian à Paris !
Programmation musicale :
L'artiste VJ avec Sidiki Diabaté et leur titre Toi et moi.
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Une émission consacrée à la langue française dans le monde et aux cultures orales. Un rendez-vous quotidien du lundi au jeudi, pour rendre plus vivant notre rapport à la langue, et être la vitrine…

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