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Aux États-Unis, un thème se fait de plus en plus présent dans la campagne pour les élections de mi-mandat qui auront lieu au mois de novembre : les centres de données pour l'intelligence artificielle. S'ils sont ardemment promus par l'administration Trump, ils sont aussi de plus en plus contestés sur le terrain, notamment en raison de l’électricité qu'ils consomment mais aussi de l'eau nécessaire à leur refroidissement, auquel s'ajoute le problème de sa pollution et de sa qualité une fois celle-ci passée par ces installations.
On sait que les centres de données consomment énormément d’électricité. On sait aussi qu’ils consomment beaucoup d’eau pour refroidir les milliers de serveurs qui y tournent en permanence mais qu'il faut ensuite la rejeter… Et c'est là qu'une question émerge : que contient-elle ? Un exemple récent nous vient du Wyoming : à Cheyenne, où un immense centre de données de Meta est en construction - un chantier chiffré à 800 millions de dollars -, les autorités locales ont analysé quelque trois millions de litres d’eau rejetés lors d’une opération de nettoyage des canalisations du site. Et elles y ont trouvé Cupriavidus gilardii, une bactérie rare qui peut notamment présenter un risque pour les personnes fragiles. Par précaution, la ville a donc décidé de ne plus accepter cette eau dans son système de traitement.
Est-ce un incident isolé ou s'agit-il d'un nouveau problème lié aux centres de données ?C’est justement la question, parce que cette affaire s’ajoute à d'autres du même genre aux États-Unis. En Géorgie, une association environnementale accuse par exemple un centre de données d’avoir rejeté des concentrations importantes de métaux dans une rivière. En Virginie, plusieurs installations ont fait l’objet de procédures pour des infractions liées aux eaux usées ou aux zones humides. Et il y a surtout une inquiétude autour des PFAS, les « polluants éternels » : certains d'entre eux sont utilisés dans les équipements ou dans les systèmes de refroidissement. Mais comme ils sont extrêmement persistants dans l’environnement, les stations d’épuration conventionnelles ont beaucoup de mal à les éliminer.
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Le problème n’est donc pas seulement la quantité d’eau prélevée, mais aussi ce qu’on y ajoute avant de la rendre au milieu naturel, d'autant plus que celle-ci subit même une troisième forme de pollution à laquelle l'on pense moins : la chaleur. Dans un centre de données, l’eau sert à refroidir les serveurs et en ressort donc beaucoup plus chaude, ce qui n'est pas sans conséquences lorsqu'elle est rejetée dans un lac ou dansune rivière. Certaines espèces, notamment les poissons d’eau froide, supportent en effet très mal les hausses de température qui peuvent aussi favoriser la prolifération de certaines algues.
Sait-on aujourd'hui mesurer l’ampleur de cette pollution ?Pas vraiment. Il n’y a pas de tableau de suivi permettant de suivre avec précision ce que les centres de données rejettent dans l’eau et en quelles quantités, un manque de transparence que dénoncent d'ailleurs les associations environnementales. Dans plusieurs États américains, ces dernières ont même dû engager des procédures judiciaires simplement pour obtenir des informations sur la consommation ou les rejets d’eau de certaines installations. Si l'on connaissait l’empreinte carbone de l’IA, on découvre désormais qu’il va peut-être falloir aussi regarder son empreinte aquatique.
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Le sommet international dédié à l'espace réunit 120 pays à Paris mercredi 9 et jeudi 10 septembre pour parler de l'exploration, de la sécurité, de l'économie, mais aussi de la durabilité du secteur spatial. Car à l'heure où des géants comme SpaceX et Amazon déploient des constellations de milliers de satellites, se pose la question de la pollution associée.
C'était un enjeu considéré comme anecdotique il y a encore quelques années, mais qui ne l'est plus tant que cela, étant donné le nombre d'engins envoyés en orbite chaque année. Un sujet paradoxal tant les satellites sont essentiels pour comprendre ce qui se passe sur notre planète et l'évolution de son climat. Ce sont eux qui nous permettent de mesurer la montée du niveau des océans, le recul des glaciers et de la banquise, de suivre les sécheresses, les incendies, la déforestation. Et une bonne partie de ce que nous savons aujourd'hui sur le changement climatique repose sur plusieurs décennies d'observation de la Terre depuis l'espace.
Mais à côté d'eux se multiplient les constellations de satellites de communication. Starlink de SpaceX est la plus connue : il y a presque 10 000 de ces engins en orbite, en ce moment, au-dessus de nos têtes. Mais ces satellites ont une fin de vie. Beaucoup de ceux qui évoluent en orbite basse sont volontairement précipités vers la Terre. Ils entrent dans l'atmosphère à plusieurs kilomètres par seconde, chauffent à des températures extrêmes, se désagrègent et, pour une large part, se vaporisent. Si l'engin part en poussière, sa poussière, elle, reste, dispersée dans la haute atmosphère sous forme de gaz et de minuscules particules.
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Parmi ces matériaux, il y en a un qui intéresse particulièrement les chercheurs : l'aluminium, qui n'est pas sans effets sur l'environnement. Pendant la rentrée dans l'atmosphère, une partie de l'aluminium qui compose le satellite peut former de minuscules particules d'alumine. Les chercheurs pensent que ces particules pourraient favoriser des réactions chimiques qui, au bout de la chaîne, contribuent à détruire l'ozone. Une étude publiée en 2024 a essayé d'évaluer l'ampleur du phénomène. Pour un satellite de 250 kilos contenant 30 % d'aluminium, les chercheurs estiment que la rentrée peut produire environ 30 kilos de nanoparticules d'alumine. Avec les grandes constellations, on pourrait arriver à terme à plusieurs centaines de tonnes d'alumine produites chaque année par les rentrées atmosphériques.
Mais sait-on exactement si cela abîme la couche d'ozone ? Non, c'est là qu'il faut distinguer ce qu'on sait de ce qu'on soupçonne. Ce qu'on sait, c'est que cette pollution existe. En 2023, des chercheurs américains ont prélevé des particules directement dans la stratosphère. Ils y ont retrouvé de l'aluminium, mais aussi du cuivre, du lithium et d'autres métaux dans des proportions qui portent la signature des engins spatiaux. Donc nos activités spatiales modifient déjà, au moins localement, la composition de la haute atmosphère.
Ce qu'on ne sait pas, du moins ce qu'on ne sait pas encore bien mesurer, c'est la conséquence de cette pollution sur la couche d'ozone dans son ensemble. On sait qu'il y a un effet, reste à déterminer les proportions. Il y a encore de la recherche à faire sur le sujet. Le problème, c'est que le secteur n'attend pas : il y a cinq ans, on mettait environ 1 300 satellites en orbite chaque année ; en 2025, on a dépassé les 4 000, essentiellement sous l'effet du déploiement des grandes constellations.
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La Chine connaît une croissance fulgurante de ses installations d'énergies renouvelables depuis plus de 10 ans. Pourtant, le charbon demeure la source d'énergie principale dans le pays, qui reste le plus grand pollueur de la planète. Comment expliquer ce paradoxe ?
Chaque année, la Chine construit de nouvelles centrales à charbon : il y en a eu pour 78 gigawatts l'année dernière. En même temps, la Chine prévoit d'installer 200 gigawatts d'énergie solaire et éolienne chaque année jusqu'en 2035, soit l'équivalent de 125 réacteurs nucléaires dernière génération par an : un chiffre gigantesque. On pourrait se dire que l'énergie verte ne fait que s'ajouter à un système basé sur les énergies fossiles polluantes, pour répondre à la hausse de la demande due à la croissance, et qu'au fond, il n'y a pas de réelle transition, mais seulement une addition.
Mais la transition en Chine repose sur le concept de « construire avant de détruire ». Concept développé par le président Xi Jinping en 2021. En gros, le pays veut d'abord construire un système énergétique propre avant de démolir, ensuite, le système polluant. On en serait donc au stade où deux systèmes existent en parallèle. Le tout pour ne pas ralentir la machine économique chinoise.
Le système « propre » a-t-il les reins assez solides pour bientôt remplacer le système « sale » ? Le développement massif du solaire et de l'éolien a déjà permis de faire reculer la part du charbon dans la consommation d'énergie de 65 % à moins de 50 % pour la première fois cette année. Dans 17 des 26 provinces chinoises, la production d'électricité au charbon a atteint un pic, selon une étude publiée par le think tank Ember, spécialiste de la transition énergétique.
Il n'y a pas que l'énergie : dans le secteur du transport, les nouvelles voitures sont majoritairement électriques, et les camions électriques sont désormais en plein boom. Dans l'industrie aussi, il y a des signes que la transition gagne du terrain, estime Muyi Yang, analyste chez Ember : « Dans l'industrie manufacturière, l'électronique, les équipements auto, le textile, etc., l'électricité est déjà devenue la première source d'énergie. Et l'utilisation d'énergies fossiles pour faire tourner les usines est donc en train de décliner. Restent les secteurs difficiles à électrifier, car nécessitant des fours très puissants, comme la métallurgie ou la pétrochimie. Même dans ces secteurs, l'électrification progresse et les énergies fossiles ralentissent. »
En d'autres termes, le point de rupture où l'ancien système va bientôt être détruit s'approche ? C'est ce que pensent certains analystes. Mais restent de nombreux défis. D'abord mieux gérer l'électricité verte, c'est en cours avec le développement de batteries grande capacité pour stocker l'énergie propre, et ne pas avoir à rallumer les centrales à charbon quand il n'y a plus de vent ou de soleil.
Ensuite, il faut changer de nombreuses politiques, explique Qi Qing, analyste au Centre de recherche sur l'énergie et la pollution de l'air (Créa) : « Au niveau local, il y a toujours des incitations pour construire de nouvelles centrales à charbon. Les gouvernements provinciaux, par exemple, voient toujours les centrales au charbon comme source de nouveaux emplois, de revenus grâce aux impôts, et surtout comme une source d'énergie locale sûre. »
Ce qui nous amène à une autre difficulté, et de taille : prévoir ce que vont devenir les producteurs de charbon, les travailleurs du charbon, les infrastructures développées depuis des décennies. Bref, que faire du vieux système, derrière lequel il y a des hommes et des femmes et toute une économie ?
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La pollution de l'air tue chaque année dans le monde des millions de personnes. Et c'est paradoxalement à l'intérieur que l'air est le plus contaminé. Mais des solutions existent.
C'est un fléau invisible qui tue en silence. Six millions et demi de personnes meurent chaque année dans le monde à cause de la pollution de l'air, selon une estimation de l'Organisation mondiale de la santé. Face à ce bilan macabre, l'ONU a institué, depuis 2020, chaque 7 septembre, une Journée mondiale contre la pollution de l'air joliment baptisée « Journée internationale de l'air pur pour des ciels bleus ».
La pollution de l'air est partout, et pour échapper aux gaz d'échappement des voitures et aux fumées des usines, vous pensiez vous réfugier chez vous ? Grave erreur. L'air de nos maisons est même plus pollué que l'air extérieur. « On a l'impression que lorsqu'on est en intérieur, on est plus protégé, on retrouve le cocon du domicile. Mais dans la réalité des faits, on s'aperçoit que l'air est souvent beaucoup plus pollué qu'à l'extérieur, deux à trois fois plus », alerte Jean-Luc Savello, référent qualité de l'air intérieur pour Atmo France, la fédération des associations de surveillance de la qualité de l'air en France.
Cuisiner génère de la pollutionCette pollution intérieure vient d'abord de l'air extérieur qui s'accumule dans un espace confiné. Mais nos maisons engendrent elles-mêmes un air pollué. Peindre ses murs dégage de la pollution, et tout au long des années les peintures, qui contiennent des produits chimiques, continuent de polluer. La pollution intérieure est en fait partout dans notre vie quotidienne, par exemple quand on prépare à manger. Des pics de pollution, il y en a dans les embouteillages mais aussi dans la cuisine.
« Le fait de faire cuire, de faire chauffer de l'huile, tout ce qui est activité de combustion émet des particules fines, ce qui va dégrader la qualité de l'air intérieur, en particulier lors de la friture », poursuit Jean-Luc Savello. Plus la température de cuisson est élevée, plus elle dégage des particules fines et des composés organiques volatils. Manger moins de frites est donc bon pour la santé, à double titre. Et ouvrir la fenêtre quand on cuisine ne sert pas seulement à chasser les odeurs.
Produits ménagers polluantsEt si on fait le ménage pour dépolluer ? Paradoxalement, l'entretien du domicile peut provoquer de la pollution, et c'est de la faute des industriels. « Depuis longtemps, la publicité nous a vendu le fait qu'on devait avoir forcément des produits qui ont des odeurs. Mais comme pour les bougies parfumées, on se retrouve avec des composés chimiques ajoutés, constate Jean-Luc Savello. Ce qu'on conseille, c'est d'utiliser des produits naturels pour nettoyer, voire de l'eau chaude tout simplement. La propreté n'a pas d'odeur. »
Mais la pollution peut être naturelle. La nature produit par exemple du radon, un gaz radioactif, « inodore, qu'on retrouve dans les roches, dans plusieurs régions de France (le Massif central, l'est, la Bretagne, la Corse...), qui va s'accumuler dans les maisons et qui peut provoquer des cancers du poumon, notamment. C'est la deuxième cause de cancer du poumon après la cigarette », explique Jean-Luc Savello, qui est aussi le directeur de Qualitair Corse. Du radon, il y en a un peu partout sur la planète. Au Cameroun, une étude avait estimé que les trois quarts des maisons pouvaient contenir des taux anormaux de radon.
Faire « roter » sa maisonFace à la pollution de nos intérieurs, les plantes dépolluantes peuvent-elles être des alliées ? Certes, des plantes à la maison participent au bien-être, c'est joli, mais l'effet dépolluant signalé dans les jardineries est surtout un effet marketing. « Une plante permet de réduire le dioxyde de carbone (CO2) dans une pièce. En revanche, il n'y a pas de preuve que la plante permette d'améliorer la qualité de l'air intérieur. Parfois c'est même l'inverse, lorsqu'on arrose trop les plantes, par exemple, il peut y avoir des moisissures qui se créent », souligne Jean-Luc Savello, d'Atmo France.
Il n'existe en réalité que deux solutions pour éviter que la pollution intérieure n'encrasse nos poumons, alors que nous passons environ 80 % de notre temps à l'intérieur : limiter ces pollutions intérieures, et surtout aérer, ouvrir ses fenêtres. Dix minutes par jour suffisent, et c'est mieux le matin. Il y a pour cela une expression en anglais, plutôt imagée : c'est le « house burping ». En français, faire « roter » sa maison !
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L'été de canicules et de sécheresse que la France et l'Europe viennent de vivre l'a encore montré : la crise climatique entraîne une perte de récoltes agricoles. La hausse des prix de l'alimentation devrait ainsi atteindre 3 % dans la zone euro en 2027.
C’est un barbarisme appelé à faire école. Un nouveau mot engendré par la crise climatique : la « climafation » est un mot-valise, la contraction du mot « climat » et du mot « inflation », pour décrire un phénomène qui va prendre de l’ampleur à mesure que le changement climatique va s’aggraver. Les catastrophes climatiques ont directement un impact sur le prix de notre alimentation. C’est la fameuse loi de l’offre et de la demande, immuable, à la base de l’économie. La crise climatique entraîne une baisse de la production agricole, et quand l'offre diminue, les prix augmentent.
En France, les premiers effets d’un été brûlant inédit se font déjà sentir. Au supermarché, au rayon salade, des affichettes annoncent des problèmes d'approvisionnement pour les prochaines semaines. Beaucoup de salades plantées cet été ne verront jamais le jour. La situation est catastrophique pour beaucoup d'agriculteurs, de maraîchers, d'arboriculteurs.
Inflation alimentaire de 3 %La production de tomates, par exemple, a chuté de 30 %, et celle des pommes de terre devrait baisser de plus de 20 % – ce sera la pire récolte depuis 30 ans. Mais il n'y a pas que la France qui a été touchée, et le cabinet Oxford Economics prévoit, pour la zone euro, une inflation alimentaire de 3 % l'an prochain, alors qu'elle n'était que de 1,6 % en juin.
Ce phénomène de « climafation » touche le monde entier, car personne n'est à l'abri d'une catastrophe climatique, que ce soit la sécheresse ou les inondations qui peuvent elles aussi détruire des cultures.
Dans une économie mondialisée, une crise agricole limitée à quelques pays peut toucher le monde entier. Exemple avec la célèbre crise du cacao de 2023-2024, en Côte d'Ivoire et dans plusieurs autres pays producteurs d'Afrique de l’Ouest. Le changement climatique et le phénomène El Niño avaient provoqué une chute brutale de la production et la tonne de cacao n'avait jamais coûté aussi cher : 12 000 euros, avec des répercussions sur le prix du chocolat qu'on mange partout sur la planète ou presque.
Pluie en baisse, prix en hausseOn a connu le même phénomène avec l'olivier en Espagne. Faute de pluie, une grave sécheresse en 2022 avait entraîné une hausse de 50 % du prix de l'huile d'olive sur tout le continent européen – parce que même les oliviers peuvent avoir soif.
Même si les fruits et les légumes sont les plus vulnérables face à la sécheresse, aucun secteur de l'alimentation n'échappe aux conséquences du changement climatique. C’est le cas notamment du marché de la viande. Pendant l’été français, l’extrême chaleur a tué plus de 6 millions de volailles, et notamment 700 000 poules pondeuses.
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Facture saléeLes canicules ont eu aussi un impact sur la production de lait, les vaches subissant un stress thermique important, entraînant jusqu'à 10 % de lait en moins, ce qui peut représenter 15 litres par vache. Pour nourrir ces vaches, il faut du fourrage, mais tout a grillé dans les prés cet été et beaucoup d'éleveurs ont déjà dû puiser dans les stocks normalement prévus pour l'hiver prochain. Ils doivent aussi en acheter, ce qui va renchérir in fine le coût de la viande.
On n'a pas encore la facture de l'été 2026, mais elle s'annonce salée, y compris pour les fruits. Après l'été 2025, des chercheurs avaient estimé l'impact de la sécheresse à 43 milliards d'euros pour l'Europe, et les pertes pourraient dépasser les 120 milliards en 2029. On n’a parlé ici que d'alimentation, mais la crise climatique a aussi un impact sur les assurances, les infrastructures ou encore les dépenses de santé, et à la fin, « c'est nous qu'on paye », comme disait l'autre. On est en train de ruiner la planète, et on va finir ruinés.
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Les constructions en bois sont un outil de lutte contre le changement climatique. Le matériau issu des forêts présente de multiples avantages par rapport au béton. Une maison en bois stocke du CO2 de la même manière qu'un arbre.
Replongeons dans nos souvenirs d’enfance, avec l’histoire des « Trois petits cochons ». Face au grand méchant loup, leurs maisons en paille et en bois ne font pas long feu, et seule la maison en brique résiste. Mais ça c'était avant la crise climatique : aujourd’hui le bois s'impose comme le matériau roi, surtout face au béton. Ce dernier est tellement pratique, tellement répandu, mais au bilan carbone tellement déplorable.
« L'objectif est d'avoir la neutralité carbone en 2050, rappelle Laurent Bléron, enseignant-chercheur à l'Enstib, l'École nationale supérieure des technologies et industries du bois, à Épinal, dans l'est de la France, la seule école publique d'ingénieurs bois en France. Pour cela, il va falloir utiliser des matériaux biosourcés, dont le bois fait partie. C'est sûr que la transformation du bois par rapport à la transformation du béton est nettement moins énergivore. Et en plus, dans le produit bois, il y a du CO2 qui est stocké. Tout ça est largement bénéfique pour le bois. On a même un bilan négatif. » Un bilan carbone négatif, parce qu'une maison en bois, c'est comme un arbre, elle stocke du CO2, le principal gaz à effet de serre.
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Le bois ne brûle pas (pas tout de suite)Aujourd’hui en France, environ 7 % des logements neufs sont en bois, et 15 % des bâtiments tertiaires (bureaux ou gymnases par exemple). La raison tient peut-être au prix, pour les particuliers, parce qu’il faut parfois 20 ans pour amortir une maison en bois. Mais le bois a d'autres qualités. C’est d’abord un excellent isolant, en été comme en hiver. « Naturellement, c'est un matériau qui a plein de vide à l'intérieur. C'est comme un nid d'abeille en fait, explique Laurent Bléron. Mais même s'il est très isolant, il n'est pas autosuffisant de toute façon. Il faut adjoindre une isolation thermique. » Une maison en bois se construit aussi beaucoup plus vite, sans temps de séchage contrairement au béton. On peut livrer sur les chantiers des murs entiers déjà montés en usine.
Mais le bois, ça brûle ! Certes, mais comme on peut le remarquer pendant les incendies, certains arbres restent debout, ne brûlent pas instantanément… En fait, contrairement à une idée reçue, le bois n'est pas forcément plus vulnérable face aux incendies. « Si je prends l'exemple de la cathédrale Notre-Dame de Paris, on a eu le temps de sortir les manuscrits, etc. Et la charpente est tombée au bout d'un certain temps. En fait, on doit garantir que les gens à l'intérieur d'un bâtiment aient le temps de sortir en cas d'incendie. On peut avoir une stabilité d'une heure. Le bois a donc une certaine résistance au feu, contrairement à l'acier qui, à partir d'une certaine température, va se déformer et la structure va tomber puis s'écrouler », explique Laurent Bléron, qui travaille aussi au Laboratoire d'études et de recherche sur le matériau bois, au sein de l’université de Lorraine.
Des maisons de bûcheronMais aurait-on assez de forêts pour construire tout en bois ? L'objectif n'est peut-être pas de faire du 100 % bois, mais en Europe, en tout cas, les forêts ont la réputation d’être plutôt bien gérées. « Il faut maximiser l'utilisation de bois local et de notre forêt, rappelle Laurent Bléron. En France, elle est plantée aux deux tiers en feuillus, un tiers en résineux. En revanche, au niveau de la construction bois, on utilise beaucoup plus de résineux que de feuillus. Cela veut dire que l'avenir est peut-être d’essayer de remettre du feuillus en construction, comme ce qu'on faisait il y a de cela 200 ans. »
Le feuillu - dont le chêne, par exemple, l'arbre-roi - est quand même plus cher que le résineux - notamment les pins -, qui pousse deux fois plus vite. Les forêts sont l'avenir de nos maisons. Dans les années 1980, Bouygues, le géant français du BTP, vantait ses « maisons de maçon ». Aujourd'hui, on préfère les maisons de bûcheron.
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Les poissons rouges sont les animaux de compagnie les plus répandus sur la planète, mais ils font souvent l'objet de maltraitance animale. L'aquariophilie obéit à quelques règles de bon sens.
Un poisson rouge dans son bocal : il tourne en rond mais quelque chose ne tourne pas rond. L’animal de compagnie le plus répandu dans le monde est devenu un symbole de la maltraitance animale. Dans le monde, chaque année, il se vend près de 400 millions de poissons rouges. En France, on en compte quelques 35 millions, ce qui veut dire qu’il y a plus de poissons rouges que de chats et de chiens réunis… Et pourtant on en parle assez peu, du poisson rouge – et dans son aquarium, lui-même n'est pas très bavard… La domestication du carassin doré – c'est son nom – remonte aux premières dynasties chinoises, il y a plus d'un millier d'années, pour agrémenter les bassins. Avant de devenir finalement au XXᵉ siècle un emblème de la mondialisation.
Même s'il est très populaire, le poisson rouge reste mal connu et entraîne dans son sillage quelques idées reçues. Notamment sur sa taille et son espérance de vie. Un poisson rouge, quand on l'achète, n'a alors que quelques mois et ne mesure que 4 ou 5 centimètres. Mais un poisson rouge, à l'âge adulte, peut dépasser les 30 centimètres de long, parce qu'il vit beaucoup plus longtemps que ce qu'on croit généralement. « Les gens sont très étonnés quand vous leur dites qu'un poisson rouge peut vivre facilement 25 ou 30 ans, confirme le docteur Jérôme Blanc, vétérinaire et fondateur d’Aquadocteur. Ce n'est pas quelque chose qui est communément admis parce que, par habitude, la plupart des gens ont eu des poissons et ne les ont gardés que quelques semaines ou quelques mois. »
Empoisonné par son urineLes poissons rouges meurent aussi vite dans leur bocal précisément parce qu’ils sont dans un bocal ! Trois litres d'eau, ce n'est vraiment pas suffisant ; il faut au moins 50 litres pour un individu. Et il faut surtout que cette eau soit filtrée. Un poisson rouge n'est pas juste de la décoration, c'est un animal. Le poisson rouge est ainsi devenu un symbole de la maltraitance animale. « On est au-delà de la maltraitance, c’est de la mise à mort, constate Jérôme Blanc. Le problème, c'est qu'un poisson va uriner dans l'eau, et comme il trempe dedans, il va s'empoisonner lui-même avec l'ammoniac. Donc si vous ne changez pas l'eau tous les jours, à très court terme il s'empoisonne et meurt. Et même si vous changez l'eau chaque jour, vous mettez une eau qui n’a pas la même température, pas les mêmes paramètres… C'est donc très stressant pour l'animal tous les jours de se prendre une douche froide, si je puis dire. »
Pour limiter cette maltraitance généralisée, quelques pays ont adopté quelques réglementations. Une autre forme de maltraitance a d’ailleurs lieu dans certains élevages. « Il y a énormément de sélection pour la forme des nageoires, mais aussi la forme du corps, la forme du crâne… Il y a des poissons qui sont complètement tordus, qui ont une colonne vertébrale complètement malformée ou auxquels il manque des nageoires ou au contraire qui en ont plus que la normale, raconte le vétérinaire. En Allemagne, plusieurs souches de poissons ont été littéralement interdites à la vente. »
Mémoire de poisson rougeMalgré son succès, le poisson rouge semble être resté tout en bas de l'échelle de la considération animale. On se moque même de sa mémoire, à travers la célèbre expression en français « avoir une mémoire de poisson rouge », quand on ne se souvient de rien. La mémoire du poisson rouge ne dépasserait pas quelques secondes… On se moque et on se trompe.
À l'origine de cette croyance, il y a la découverte scientifique du centre de la mémoire dans le cerveau des mammifères et notamment des humains. « Les poissons n'ont pas ce développement anatomique du cerveau, ce qui fait qu'on en a déduit scientifiquement que les poissons ne pouvaient pas avoir de mémoire. Mais c'est faux. Si vous avez des poissons rouges en bassin, vous allez arrêter de leur donner à manger à partir du mois de novembre, à l'arrivée de l'hiver. Le 15 mars, vous venez au bord du bassin, vous mettez les mains dans l'eau et les poissons viennent vous voir pour avoir à manger exactement à l'endroit où vous les nourrissiez l'année d'avant », témoigne Jérôme Blanc. Un poisson rouge n'a peut-être pas une mémoire d'éléphant, mais il n'oubliera pas qu'on le maltraite.
Les PFAS sont des substances chimiques synthétiques, surnommées « polluants éternels ». Ces derniers persistent durablement dans l’environnement et le corps humain et leurs effets potentiels sur la santé pourraient être nombreux : cancers, troubles de la fertilité, augmentation du cholestérol. Une équipe internationale de scientifiques s'est donc intéressée aux effets neurologiques d'un PFAS en particulier.
Ce PFAS, qui a attiré l'attention des chercheurs, c'est le 7:3 FTCA. Récemment, une équipe internationale de scientifiques a mené des recherches pour mettre en lumière des effets neurologiques, jusqu'ici peu documentés, de la nouvelle génération des polluants éternels dont fait partie ce fameux 7:3 FTCA.
Ce dernier est en effet de plus en plus détecté dans l'environnement et se retrouve notamment dans certains produits industriels que nous utilisons, par exemple dans les produits de nettoyants pour vitres dans les voitures.
Pour mener à bien leur étude, les scientifiques ont observé les effets du 7:3 FTCA sur des souris et des oiseaux. Ils ont ainsi combiné deux approches complémentaires : l'une à partir de la faune sauvage avec des oiseaux et plus précisément les goélands, et l'autre via un modèle de laboratoire : les souris.
Lors de recherches précédentes, des scientifiques s'étaient en effet intéressés à des traces de polluants sur différentes espèces d'oiseaux. Le projet appelé « Toxic bird », avait révélé la présence d'un PFAS jamais détecté auparavant dans la faune sauvage. Le 7:3 FTCA s'avère être en l'occurrence, de plus en plus présent dans les œufs d'oiseaux. La question des scientifiques était donc de comprendre et de connaître les effets potentiels que pouvait avoir ce polluant sur le système nerveux de ces espèces, mais également sur la santé humaine.
Réactions inflammatoires et inquiétudesLes scientifiques ont observé une réaction inflammatoire dans certaines régions cérébrales des souris de laboratoire, après qu'elles ont reçu quotidiennement des molécules de PFAS dans leur alimentation pendant trois semaines, et à des niveaux représentatifs des expositions dans l'environnement.
Une exposition non sans conséquences, comme l'explique Jérôme Badaut, directeur de recherche au CNRS : « Des changements de comportements s'observent. Au premier abord, cela peut paraître bien, parce que les souris sont plus sociables et ont moins d'appréhension. Mais dans un contexte écologique, la souris peut facilement se faire prédater. Donc on a un changement du comportement normal de l'animal ».
Dans les œufs de goélands aussi, les scientifiques observent des réactions de type inflammatoire. Pour eux, il y a donc clairement un lien de cause à effet entre le PFAS et leurs observations. Les chercheurs s'interrogent aussi sur ce que cela peut représenter comme danger pour l'homme. « Ce produit de dégradation pourrait avoir des effets sur le système nerveux chez l'être humain. Actuellement, c'est un premier travail et nous collaborons pour comprendre s'il peut y avoir un lien entre les différents PFAS dans notre eau du robinet, par exemple, avec l'émergence des maladies neurodégénératives comme la sclérose en plaques », s'inquiète Jérôme Badaut.
Pour le scientifique, il faut donc multiplier les recherches sur les PFAS, alors que dans le même temps le nombre de patients vivant avec des maladies neurodégénératives à l’origine de troubles moteurs ne cesse de progresser, notamment en Europe.
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Les récifs coralliens sont une barrière naturelle pour nos côtes. Pourtant ils sont menacés par le réchauffement climatique. Selon WWF, 20% des coraux sont déjà morts. Désormais des assurances privées proposent d’assurer les coraux.
On les appelle les assurances paramétriques. Elles servent à couvrir le montant que coûtent les interventions pour réparer les coraux.
Le principe est simple : lorsqu'un ouragan passe et dégrade une barrière de corail, pas besoin de constat, il suffit que la vitesse des vents atteigne un certain seuil pour débloquer immédiatement des fonds. L’argent permet alors de mobiliser des équipes de plongeurs sur place pour aller stabiliser, dans l'eau, les fragments de coraux abîmés.
C’est le cas du fonds privé, MAR FUND, qui protège des récifs coralliens du Mexique au Honduras et collabore avec l’assurance AXA Climat. En 2022, après le passage de l’ouragan Lisa au Belize, 175 000 dollars ont été débloqués : « Ce fut la première fois que l'assurance a été déclenchée. On a reçu le paiement deux semaines plus tard et les fonds ont été distribués pour permettre aux équipes sur place d'intervenir dans l’eau. En effet, on observe de plus en plus d'ouragans et leur intensité augmente également. Les pays ne sont pas préparés à cela, il n'y a souvent que quatre plongeurs dans leurs équipes d’intervention. Donc, en étant prêts avec plus de moyens, cela nous permet de déclencher ce processus de restauration des coraux plus rapidement », explique María José González, directrice de MAR FUND.
Grâce à cette intervention, l'ONG a stabilisé deux cents fragments de coraux.
« On ne sait pas restaurer un récif corallien qui est décimé »Pourtant, selon Laetitia Hédouin, directrice de recherche au CNRS et spécialiste de l'écologie des récifs coralliens, il n’est pas réellement possible de restaurer des récifs coralliens en envoyant des équipes de plongeurs. Selon elle, ces initiatives permettent surtout aux compagnies d'assurance d'afficher une conscience écologique : « On ne sait pas restaurer un récif corallien qui est décimé car pour recréer un récif, il lui faut cinq à sept ans minimum pour revenir à l’état où il était au départ. Deux cents fragments ne permettent pas de recréer des processus à l’échelle d’un écosystème, c’est une goutte d’eau ».
Pour la biologiste, le danger principal, c'est bien celui du réchauffement des océans dû au changement climatique et qui entraîne le blanchissement des coraux : « Un ouragan ne va jamais détruire toutes les côtes car il souffle dans une direction. Le réchauffement climatique touche toutes les côtes. Après le passage d’un cyclone, la récupération du récif est plus facile car il reste forcément des zones avec des coraux vivants. La récupération se fait donc naturellement. En revanche, après un épisode de blanchissement corallien, il y a de nombreuses colonies mortes avec des macro-algues. Le récif est donc en moins bonne santé pour repartir ».
D’après María José González de MAR FUND, s’assurer contre le blanchissement des coraux est difficile. Les ouragans sont des épisodes aléatoires, contrairement au blanchissement corallien qui, lui, touche de plus en plus de récifs. Souscrire une assurance spécifiquement contre le réchauffement des eaux coûterait donc beaucoup trop cher à l'ONG.
La seule solution reste donc de limiter le réchauffement climatique pour sauver les coraux.
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C'est aussi une conséquence de la sécheresse : le RGA, le retrait-gonflement des argiles. Il s'agit du mouvement des sols argileux qui fissure parfois les habitations. Le phénomène est ainsi amplifié par le changement climatique et les sécheresses qui y sont associées.
Pour comprendre le retrait-gonflement des argiles (RGA), il faut d'abord se pencher sur le fonctionnement d'un sol argileux. Ce dernier est très fortement sensible aux variations de teneur en eau, comme une véritable éponge. En période sèche, l'argile va alors se rétracter avec l'évaporation de l'eau. À l'inverse, lorsqu'une période pluvieuse ou humide est très importante, l'apport en eau va faire gonfler l'argile. Résultat : avec ce mouvement des sols, des fissures peuvent apparaître sur des habitations.
Or, avec le dérèglement climatique, les situations climatiques extrêmes sont plus fréquentes, plus intenses et plus propices à l'apparition de ces fissures. Par ailleurs, « la France est le pays le plus argileux d'Europe », explique Sébastien Goudier, géotechnicien, responsable de l'unité direction connaissance et géomodélisation du sous-sol au bureau de recherches géologiques et minières. « On passe d'une humidité très importante à une humidité très faible sur une période relativement courte. C'est là qu'on va avoir des variations de volumes très importantes qui vont se traduire par des tassements du sol. Ces tassements vont venir se répercuter sur les bâtiments et provoquer les endommagements qu'on connaît, c'est-à-dire la fissuration de la maçonnerie, tout ce qui s'en suit au niveau des huisseries, des portes et des fenêtres ».
D'autres pays en Europe sont concernés comme l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne, la Belgique... Sur le continent africain aussi, le phénomène peut être observé sur des sols argileux. « Au Sénégal, par exemple, des dégâts sur des maisons très endommagées ont déjà été observés », raconte Sébastien Gourdier.
Conséquences et sinistrés climatiquesLes conséquences sur le long terme sont multiples. Il y a les fameuses fissures, mais aussi tout ce qu'elles impliquent par la suite : une habitation et des murs fragilisés nécessitent des travaux et tout ça a un coût. En France, par exemple, la facture se compte souvent en dizaines de milliers d'euros. Il faut aussi que l'état de catastrophe naturelle soit reconnu sur la commune où se trouve la maison. Ensuite seulement, les propriétaires peuvent faire appel à leur assurance, ce qui ne garantit pas automatiquement la reconnaissance d'un RGA. Pourtant, le phénomène est aujourd'hui « le risque principal (...) en France » parmi les catastrophes naturelles.
À l'intérieur de ces habitations fissurées « se trouvent de véritables sinistrés climatiques, au même titre que les victimes d'inondations » soulignent plusieurs associations en France. Il faut donc mettre en place des solutions. Et comme souvent avec le dérèglement climatique, l'adaptation des habitations est centrale. « Plus de 12 millions de maisons en France sont ainsi menacées par ce phénomène » explique Dominique Goldsztejn, vice-présidente de l'Association Urgence Maisons Fissurées. « Si on ne répare pas, si on ne fait pas de prévention, à terme, c'est une crise financière qui va arriver. À l'image du Japon qui a su s'adapter aux séismes, nous demandons à ce que la France prenne conscience que c'est un pays argileux. Et il faut donc construire, réparer et prévenir en tenant compte du risque RGA. Il faut vraiment changer les méthodes de construction et en tenir compte pour les réparations ».
L'Association Urgence Maisons Fissurées demande aux politiques de prendre à bras-le-corps cette problématique, symbole des conséquences du réchauffement climatique sur l'habitat.
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