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Louis-Philippe Dalembert vient de publier aux éditions Bruno Doucey, son nouveau recueil de poésie : «L'obscur soleil des corps».
«Quand j'écris un poème, je le dis. J'ai besoin d'entendre les mots».
Pour ce dernier recueil, Louis-Philippe Dalembert célèbre l’amour, le corps et le désir des femmes : un éloge du plaisir et de la beauté. Il aborde également des thèmes tels que le deuil, la mélancolie et la disparition.
Port-au-Prince, Rome, Sarajevo, Parme, Paris : chaque poème est localisé dans une ville différente.
Je suis incapable d'écrire un roman lorsque je suis en voyage. Par contre, j'écris de la poésie.
Invité : Louis-Philippe Dalembert, né à Port-au-Prince en Haïti, en 1962, est un écrivain et poète d'expression française et créole. Il arrive en France en 1986, où il suit des études de journalisme et de littérature comparée à la Sorbonne. Il a enseigné dans de nombreuses universités dans le monde (États-Unis, Allemagne, France...). Polyglotte, il a vécu dans de nombreux pays (Israël, Allemagne, Suisse, Italie).
Il a publié de nombreux romans parmi lesquels : Mur Méditerranée qui raconte la traversée clandestine d'homme et de femmes sur la mer Méditerranée, et Milwaukee blues en 2021, inspiré par le meurtre de Georges Floyd et les injustices raciales aux États-Unis. Ces deux romans sont publiés aux éditions Sabine Wespieser.
Le prix Goncourt de la poésie lui est attribué en 2024 pour l'ensemble de son œuvre.
Son dernier recueil L'obscur soleil des corps est paru aux éditions Bruno Doucey.
Et comme chaque mercredi, retrouvez la chronique de Lucie Bouteloup «La puce à l'oreille» ! Aujourd'hui, avec Sylvie Brunet, elles décryptent l'expression «en catimini».
Programmation musicale du jour :
Les artistes François and The Atlas Mountains et Yasmine Hamdan avec le titre «L'homme à la rivière» (une reprise du chanteur Nick Drake, disparu prématurément en 1974).
L'auteur congolais Steve Aganze publie «Bahari-Bora», un premier roman aux éditions Récamier dans lequel il raconte l'histoire de Bahari-Bora, jeune fille victime de la guerre.
«Bahari-Bora» signifie «Bel Océan tranquille» en swahili. C'est aussi le nom de l'héroïne du premier roman de l'auteur congolais Steve Aganze, une jeune fille enlevée par un groupe armé et utilisée comme arme de guerre, battue et violée. Elle parvient à s'enfuir. Recueillie dans un hôpital, on lui apprend qu'elle est enceinte. Mais quel monde offrir à cet enfant ?
"Bahari-Bora: c'est la somme de toutes les femmes qui m'ont inspiré, celles qui se sont battues malgré l'adversité"
Invité : Steve Aganze est né en 1999 à Bukavu, en République démocratique du Congo. Il part vivre à Kinshasa en 2011, après avoir subi des années de guerre et de conflits. En 2023, il figure parmi les finalistes du prix Voix d'Afrique.
Programmation musicale :
L'artiste Zaz avec le titre Sains et saufs, extrait de l'album éponyme à paraître le 19 septembre 2025.
Le Plancher de Jeannot est un grand morceau de parquet gravé de textes, réalisé au tout début des années 70 par Jean Crampilh-Broucaret, dit Jeannot qui se suicida peu de temps après.
Découvert fortuitement dans une ferme familiale au fin fond du Béarn en 1994, le plancher de Jeannot est aujourd'hui exposé au musée d'Art et d'Histoire de l'Hôpital Sainte-Anne à Paris, le plus grand hôpital psychiatrique depuis le milieu du XIXè siècle.
«On ne connait pas d'objet équivalent»
Le plancher en chêne, de 15m2 était le plancher de la chambre de Jean Crampilh-Broucaret. Il était situé de part et d'autre de son lit. Il est gravé de lettres majuscules faites de points (trous) tous de même diamètre, et composé de deux textes qui reprennent les mêmes termes sur deux parties du plancher qui étaient de chaque côté du lit : 27 lattes d'un côté, 41 de l'autre. Les deux textes se font écho. Pour graver ce plancher, il a utilisé un ciseau à bois et une perceuse.
Jean Crampilh-Broucaret est né en 1939 à Moncaup, dans les Pyrénées-Atlantiques dans une famille moderne et aisée. Il a effectué son service militaire en Algérie. Il revient lorsqu'il apprend que son père s'est suicidé. Sa mère décède en 1971, il enterre son corps sous l'escalier familial et commence à graver sur le plancher de sa chambre. Il meurt peu de temps après, en 1972.
Que se cache-t-il derrière cette écriture ? Qu’est-ce que dessiner veut dire quand l’écriture déraille ? Que disent ces textes. Recouvert de motifs, figures et écriture, cette création a suscité de nombreux fantasmes et interprétations : elle est souvent considérée comme une œuvre d’art brut...
Invités : Anne-Marie Dubois, responsable scientifique du MAHHSA (Musée d'Art et d'Histoire de l'Hôpital Sainte-Anne), commissaire générale de l’exposition et Dominique Vieville, conservateur général honoraire du patrimoine, chargé d’étude auprès du MAHHSA, commissaire et concepteur de l’exposition.
L’invention d’une écriture. Le Plancher de Jeannot, au Musée d’Art et d’Histoire de l’Hôpital Sainte-Anne, 1 rue Cabanis. Jusqu’au 18 janvier 2026.
Et la chronique Ailleurs nous emmène à Brazzaville où Bénédicte Kodia, assistante communication de l'Institut français de Brazzaville au Congo, nous parlera de la huitième édition du Festival Mboté hip hop qui aura lieu ce mercredi 17 septembre. Cette année, la programmation sera 100% congolaise !
Programmation musicale :
Les artistes Nix Ozay et Biz Ice avec le titre Miss tec 4.
Après Nuits de noces, publié en 2023, Violaine Bérot publie Du côté des vivants, aux éditions Buchet-Chastel.
Pour ce douzième roman, l'autrice Violaine Bérot transforme une chambre d'hôpital en un lieu de vie. Dans cette chambre 308, deux patients côte à côte : Greg a failli mourir, il est même revenu d'entre les morts et il y a Alphonse : un vieux paysan au cœur usé, en fin de vie. Tous les deux ont décidé de mourir. Dans cet hôpital, ils croiseront des femmes de ménage, des soignants, des patients. Chacun a sa vie, son existence.
Dans ce roman, l'autrice Violaine Bérot a voulu exorciser la mort en se plaçant «du côté de la vie». Elle part du constat qu'il ne faut pas avoir peur de la mort, que celle-ci arrive au bout de la vie.
Éleveuse pendant une dizaine d'années, elle a souvent été confrontée à la mort de ses bêtes, elle a beaucoup réfléchi à la question et a une relation apaisée par rapport à la mort quand celle-ci est invisibilisée dans nos sociétés occidentales.
On vit dans une société dans laquelle il ne faut pas montrer la mort. Il faut retarder la mort au maximum. On pense allonger notre durée de vie alors qu'on allonge notre durée de maladie. Dans la nature tout vit et meurt.
Invitée : L'autrice Violaine Bérot. Son roman «Du côté des vivants» est publié chez Buchet-Chastel.
Violaine Bérot est née en 1967 dans les Hautes Pyrénées. Après des études de philosophie à l'Université de Toulouse, elle devient ingénieure en informatique.
Vers l'âge de 30 ans, elle prend un virage à 180° et devient éleveuse en Ariège.
Dans ses livres, elle explore des thèmes intimes et forts : les liens familiaux, la violence, l'inceste, le rapport au corps, le silence, la vie rurale. Son style est épuré. «J'écris en effaçant pour chaque livre qui fera 120 pages, j'écris des milliers de pages et je jette. Je nettoie, j'efface. Je veux que ce soit simple et facilement abordable. J'écris à l'oreille».
Programmation musicale :
L'artiste Stephan Eicher avec le titre Poussière d'or.
Après La nuit est encore jeune (2018, label Tricatel) et GONG! (2020, ibid), le groupe Catastrophe sort un troisième album La proie et l'ombre, le 12 septembre 2025.
L'aventure de ce groupe de pop contemporaine commence en 2016. Cette année, ils sortent un premier morceau, puis un disque l'année suivante. C'est autour de la radio que ce collectif s'est tout d'abord rencontré, puis la musique les as réunis. Leur deuxième album Gong sort en 2020.
Aujourd'hui, ce collectif est composé de quatre membres. Il leur a fallu cinq ans pour écrire ce nouvel album dont les textes sont plus sombres que dans les albums précédents.
On essaye d'exprimer par la musique des choses plus profondes, qui parlent d'un temps plus long que ce qu'on écrirait ailleurs. On avait envie de plonger
Blandine Rinkel
Les textes, impressionnistes, sont écrits à quatre mains : «On ne voulait aucune phrase, aucun mot qui déplaise à l'un d'entre nous» et révèlent l'inquiétude du monde.
L'album, très cinématographique, a donné naissance à un film musical. «On voulait proposer au public un dérivé de l'album différent d'un concert».
Invités : Blandine Rinkel, journaliste, musicienne et écrivaine française. Elle a publié La Faille aux éditions Stock et Carol Teillard, musicien et réalisateur. Ils sont tous les deux membres du groupe Catastrophe.
Titres diffusés :
Première fois
Sauvons-nous
La proie et l’ombre
Les dates des actualités ciné ici
Depuis plus de cinquante ans, l’Unesco a décrété ce 8 septembre journée internationale de l’alphabétisation.
Lire, écrire, l’accès à l’éducation sont des droits humains fondamentaux et fait même partie des dix-sept objectifs de développement durable établis par les États membres des Nations unies et rassemblés dans l'Agenda 2030.
Alors que des efforts sont déployés depuis près d'un demi-siècle, près d'un dixième de la population mondiale est analphabète. En effet, 739 millions de jeunes et d’adultes dans le monde ne possèdent toujours pas les compétences de base en lecture et en écriture en 2024" (source : Journée internationale de l'alphabétisation | UNESCO) dont les deux-tiers sont des femmes. Victimes des normes sociales discriminatoires, elles sont les premières mises à l'écart.
Les régions les plus touchées se situent en Afrique subsaharienne et en Asie du Centre et du Sud. Les pays où la dynamique démographique est forte, sont particulièrement touchés.
Pourtant, lire et écrire permet l'autonomisation de la population «Quand on sait lire et écrire, il y a plus d'hygiène publique, plus d'autonomie, on connait plus ses droits».
Invité : Omar Diop, spécialiste de l’éducation, représentant UNESCO en Côte d’Ivoire (chef du bureau).
Et la chronique Ailleurs nous emmène au Canada qui n’est pas épargné par l’analphabétisme ! Et où la Fondation pour l'alphabétisation offre chaque année des bourses à des apprenant.e.s ayant repris leurs études et ayant réussi une démarche d’alphabétisation ou de formation de base. Et c’est Slimane Saidj, chef des services à la Fondation qui nous raconte ces projets.
Plus d’infos sur les bourses ici :
Pour en savoir plus sur la Fondation
Quelques chiffres.
Programmation musicale :
L'artiste Charlotte Cardin avec le titre Tant pis pour elle.
Niché au cœur des Vosges, le Théâtre du peuple de Bussang a été fondé en 1895 par l’écrivain et poète français Maurice Pottecher. Ce théâtre, unique, fête cette année ses 130 ans.
Le Théâtre du peuple est né à Bussang dans les Vosges en 1895. Il a été fondé par Maurice Pottecher (1867-1960). Son idée était révolutionnaire pour l’époque : créer un théâtre populaire, humaniste et universel, accessible à tous, loin des élites parisiennes. Sa devise, inscrite au fronton du théâtre, en résume l’esprit :« Par l’art, pour l’humanité. »
Il fait construire un bâtiment en bois en pleine nature, en plein air et à flanc de montagne, avec un mur de scène qui s’ouvre sur la forêt, permettant de mêler jeu théâtral et paysage naturel.
Faire du théâtre avec le peupleLe théâtre accueille dès l’origine des acteurs amateurs et professionnels.
Au début du XXe siècle, il devient un lieu phare du théâtre populaire en France, inspirant plus tard d’autres initiatives (Firmin Gémier, Jean Vilar, etc.).
Après la mort de Pottecher, l’activité ralentit, mais le lieu reste un symbole de la démocratisation culturelle. Dans les années 1970-1980, le théâtre connaît un renouveau grâce à de nouvelles équipes artistiques. Le Théâtre du peuple fonctionne toujours, chaque été, à Bussang.
Il mêle créations contemporaines, classiques revisités et spectacles ouverts sur la nature.
Invité.e.s : Julie Delille, metteuse en scène. Directrice du Théâtre du peuple depuis deux ans et Paul Francesconi, l’un des deux auteurs du feuilleton théâtral qui sera joué pour les 130 ans : « Héritier des brumes : la folle histoire du Théâtre du peuple » dont le texte est édité aux éditions Esse que.
Pourquoi a-t-on tant de mal à réformer notre orthographe ? Qui sont les détracteurs des réformes avortées de l'orthographe ? Le linguiste Bernard Cerquiglini a mené l'enquête dans son dernier ouvrage !
La première réforme de l'orthographe date de 1542 ! Bernard Cerquiglini est un partisan des réformes de l'orthographe : il estime que la langue française est incohérente, trop étymologiste, peu fidèle à l'oral et implique une pédagogie lourde.
Mais, pourtant, les élèves s'en accommodent ! Pourquoi les Français sont-ils si attachés à cette orthographe ? La tentative de réforme de 1990, sous Michel Rocard, a en effet échoué, de nombreux détracteurs l'ayant dénoncée.
Cependant, depuis plusieurs années, le niveau baisse : que faire ? Consacrer plus d'heures à enseigner l'orthographe… Ou bien la simplifier ?
L'orthographe est un marqueur social. Nous surveillons celle des autres ! On porte un jugement défavorable lorsqu'on voit une faute.
La crainte de certains détracteurs de la réforme est que soit créée une « orthographe à deux vitesses » : l'une distinguée, et l'autre plus populaire.
Certains linguistes demandent une orthographe phonétique, ce à quoi est opposé Bernard Cerquiglini qui considère que cela pourrait « défigurer la langue ».
À écouter aussiBernard Cerquiglini ou l’histoire de la féminisation des mots
« L'orthographe doit analyser la langue »Bernard Cerquiglini préconise alors de simplifier quelques aspects de la langue tous les deux-trois ans et propose de « rénover » la langue plutôt que de « réformer ». Et « rénover en gardant les fondamentaux ».
Invité : Bernard Cerquiglini, linguiste. Auteur de nombreux livres, il fut aussi l’un des maîtres d’œuvre de la réforme de l’orthographe de 1990. Son dernier ouvrage À qui la faute ? – L'impossible (mais nécessaire) réforme de l'orthographe est publié chez Gallimard en version poche.
Et comme chaque mercredi, retrouvez la chronique La puce à l’oreille de Lucie Bouteloup. Aujourd'hui, elle décortique avec la lexicographe Géraldine Moinard l'expression « C'est reparti comme en 40 ».
Une chronique en collaboration avec Le Robert.
► Programmation musicale : l'artiste ivoirien Serge Beynaud avec le titre « Créatair »"
Que sait-on de sa famille ? De génération en génération, Laurent Mauvignier détricote le fil de son histoire familiale depuis son trisaïeul, Firmin Proust.
Mais où est donc passée la médaille de Jules, l'arrière-grand-père ? C'est ainsi que commence le nouveau roman de Laurent Mauvignier, une saga familiale sur plusieurs générations.
Il y a des histoires inventées qui contiennent plus de vérité que des histoires vécues qui sont complètement « toc » en fait. Parfois, le roman, en inventant, peut toucher plus de vérités.
Pour la première fois, l'auteur « se met en scène ». Il écrit, il cherche et compose à la recherche de son passé.
Il part de l'histoire de son arrière-arrière-grand-père puis déploie l'histoire de son arrière-grand-mère pour comprendre les raisons du décès de sa grand-mère officiellement « morte des suites d'alcoolisme » puis comprendre le suicide de son père lorsque l'auteur avait seize ans.
Laurent Mauvignier a toujours considéré l'écriture comme une « évidence » pour lui.
Quand vous écrivez, toute votre vie est consumée par l'écriture. Il y a des moments, il faut se battre pour se sentir vivant parmi les autres.
Son écriture se caractérise par la longueur de ses phrases, des phrases un peu « proustiennes ».
Quand je suis sur une phrase, chaque point est une torture. Il n'y a pas de point qui ne soit pas final, j'ai l'impression de tuer mes propres phrases. Je suis admirative des gens qui savent faire des phrases très courtes.
Invité : L'auteur Laurent Mauvignier est un auteur français né à Tours en 1967. Il est issu d'une famille ouvrière de cinq enfants. Il intègre l'école des Beaux-Arts à 17 ans, dont il sort diplômé en 1991 en arts plastiques. En 1999, il publie son premier roman, Loin d'eux, aux Éditions de Minuit, « une suite ininterrompue de monologues intérieurs ».
Il publiera par la suite des romans tels que Dans la foule (inspiré du drame de Heysel) Des hommes, qui raconte le traumatisme de la guerre d'Algérie et Histoires de la nuit, un thriller social qui sera adapté pour le cinéma prochainement.
Il vient de publier son nouveau roman La Maison vide, mais aussi Quelque chose d'absent qui me tourmente – Entretiens avec Pascaline David (« Double », 2025) aux éditions de Minuit.
Programmation musicale : l'artiste Coline Rio avec le titre Grand-mère
Depuis toujours, l’homme a toujours su cultiver l'art de raconter des histoires pour captiver ou convaincre.
Dans les années 90, aux États-Unis puis en Europe, naît le concept de « Storytelling » avec une structure narrative qui suscite émotion et identification et devient le moteur des campagnes de publicité ou électorales. Comment expliquer le succès de ces façonneurs d’images et de mots ? Quels sont les rouages de cette « machine à raconter » ?
C’est depuis les années 90 une nouvelle façon de communiquer. Le mot de storytelling a déjà plus de 30 ans, puisqu’il apparaît dès les années 90 aux États-Unis, en pleines révolutions managériale et capitaliste. Dans l’entreprise, dans le marketing, en politique, le storytelling est devenu la panacée, perçu comme un nouveau mode de communication.
« Depuis quinze ans, il y a eu beaucoup de découvertes et d'innovations, surtout dans le domaine des médias et de la communication », nous dit Christian Salmon. Il y a quinze ans, le storytelling était encore une communication verbale, humaine. Depuis, le smartphone et les réseaux sociaux ont été inventés et chacun peut devenir un storyteller induit par des machines narratives. Il faut se présenter. Il faut performer. Il faut se raconter.
Aujourd'hui, on ne vend plus des produits, mais des histoires. Un produit ne vaut que parce qu'il est agrégé à une histoire.
Aujourd'hui, il y a même des festivals de storytelling aux États-Unis (près de deux cents !). On intègre des griots et des conteurs dans les entreprises. Le narratif emprunte aux formes traditionnelles de récits.
C'est parfois fait presque de manière infantile. On crée des récits comme on parlerait à des enfants.
Invité : Christian Salmon, écrivain et chercheur. Il fonde en 1993 le Parlement international des écrivains. Il a publié, il y a une quinzaine d'années, Storytelling – La machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits aux éditions La Découverte en 2013. À partir du 8 septembre, il animera un cycle de conférences sur les usages du récit dans nos sociétés au Théâtre de la Bastille.
Et la chronique Ailleurs aux États-Unis nous fait rencontrer Farah Thyma qui a fondé depuis la ville de Philipsburg, La Relève, en 2021, une bibliothèque numérique qui permet aux enfants, adolescents et étudiants d'Haïti, de Côte d'Ivoire et des États-Unis d'emprunter des livres numériques gratuitement.
Programmation musicale :
Les artistes Stromae avec le DJ allemand Paul Kalkbrenne avec le titre Que ce soit clair.
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Une émission consacrée à la langue française dans le monde et aux cultures orales. Un rendez-vous quotidien du lundi au jeudi, pour rendre plus vivant notre rapport à la langue, et être la vitrine…

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