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En France, la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public a suspendu ses travaux durant les fêtes suite à de nombreux incidents. Le 6 janvier, une réunion destinée à retrouver un « cadre digne, sérieux et respectueux » doit avoir lieu. Les travaux de cette commission, créée à la demande de l'UDR, parti allié du Rassemblement national (RN) qui prône la privatisation du service public de l'audiovisuel et présidée par un député Horizons, se déroulent depuis fin novembre dans un climat tendu.
Les incidents émanent très souvent du rapporteur, Charles Alloncle, député de l'Union des droites, qui a fait de cette commission une tribune visant à mettre en cause l'audiovisuel public. Tout y passe. L'engagement passé à gauche de certains responsables, comme le numéro deux de France Télévisions, Stéphane Sitbon-Gomez. Un rendez-vous filmé à l'insu des journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen avec des responsables socialistes qui se transforme dans la bouche du rapporteur en une « rencontre à caractère politique » visant à nuire à la ministre de la Culture Rachida Dati.
Mais on pourrait aussi citer des extraits de sketchs d'humoristes sortis de leur contexte, les insinuations constantes d'un déséquilibre en défaveur de la droite quand bien même les temps de parole sont contrôlés par l'Arcom, le reproche fait à la directrice de France Inter de s'être déclarée « progressiste » ou bien encore les tweets exhumés de personnalités du service public, parfois avant même qu'elles le rejoignent, pour les accuser de partialité voire de militantisme.
S'il y a pourtant de vraies questions qui se posent – notamment autour du recours à des producteurs extérieurs –, cette commission parlementaire donne souvent le sentiment d'être instruite à charge dans le seul but de nourrir les réseaux sociaux puis de donner du grain à moudre aux médias de Vincent Bolloré. La présidente de Radio France, Sibyle Veil – par ailleurs ancienne conseillère de Nicolas Sarkozy – s'est elle-même plainte de « déformations publiques » de ses propos dans les publications sur le réseau social X (anciennement Twitter) du rapporteur Charles Alloncle.
Des convocations suspenduesEn conséquence, le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus, a suspendu les convocations. Il dit souhaiter retrouver un « cadre digne, sérieux et respectueux ». Cette commission n'est pas terminée mais on sent déjà, dans les propos de son président comme de son rapporteur adepte du live-tweet (commentaires en direct, depuis l'audience, publiés sur la plateforme X anciennement Twitter), la volonté de brider l'expression des journalistes du service public sur les réseaux sociaux. Au nom du principe d'impartialité, cela peut s'entendre.
Mais il faut savoir que l'accusation faite à l'audiovisuel public d'incliner à gauche n'est pas une exception en Europe. C'est aussi ce qui est reproché à la BBC au Royaume-Uni, à l'ARD et la ZDF en Allemagne, à la SSR en Suisse, etc. La plupart des services publics audiovisuels sont jugés « progressistes », « féministes » et « anti-patriotes » par les partis d'extrême droite qui veulent réduire leurs moyens, les reprendre en mains ou les privatiser. Mais, sans eux, faut-il le rappeler, c'est beaucoup de films, de séries, d'émissions, de podcasts qui n'existent plus. Pas uniquement sur le service public.
À lire aussiDonald Trump réclame 10 milliards de dollars à la BBC pour un montage jugé trompeur
By RFIEn France, la commission d'enquête parlementaire sur l'audiovisuel public a suspendu ses travaux durant les fêtes suite à de nombreux incidents. Le 6 janvier, une réunion destinée à retrouver un « cadre digne, sérieux et respectueux » doit avoir lieu. Les travaux de cette commission, créée à la demande de l'UDR, parti allié du Rassemblement national (RN) qui prône la privatisation du service public de l'audiovisuel et présidée par un député Horizons, se déroulent depuis fin novembre dans un climat tendu.
Les incidents émanent très souvent du rapporteur, Charles Alloncle, député de l'Union des droites, qui a fait de cette commission une tribune visant à mettre en cause l'audiovisuel public. Tout y passe. L'engagement passé à gauche de certains responsables, comme le numéro deux de France Télévisions, Stéphane Sitbon-Gomez. Un rendez-vous filmé à l'insu des journalistes Thomas Legrand et Patrick Cohen avec des responsables socialistes qui se transforme dans la bouche du rapporteur en une « rencontre à caractère politique » visant à nuire à la ministre de la Culture Rachida Dati.
Mais on pourrait aussi citer des extraits de sketchs d'humoristes sortis de leur contexte, les insinuations constantes d'un déséquilibre en défaveur de la droite quand bien même les temps de parole sont contrôlés par l'Arcom, le reproche fait à la directrice de France Inter de s'être déclarée « progressiste » ou bien encore les tweets exhumés de personnalités du service public, parfois avant même qu'elles le rejoignent, pour les accuser de partialité voire de militantisme.
S'il y a pourtant de vraies questions qui se posent – notamment autour du recours à des producteurs extérieurs –, cette commission parlementaire donne souvent le sentiment d'être instruite à charge dans le seul but de nourrir les réseaux sociaux puis de donner du grain à moudre aux médias de Vincent Bolloré. La présidente de Radio France, Sibyle Veil – par ailleurs ancienne conseillère de Nicolas Sarkozy – s'est elle-même plainte de « déformations publiques » de ses propos dans les publications sur le réseau social X (anciennement Twitter) du rapporteur Charles Alloncle.
Des convocations suspenduesEn conséquence, le président de la commission, Jérémie Patrier-Leitus, a suspendu les convocations. Il dit souhaiter retrouver un « cadre digne, sérieux et respectueux ». Cette commission n'est pas terminée mais on sent déjà, dans les propos de son président comme de son rapporteur adepte du live-tweet (commentaires en direct, depuis l'audience, publiés sur la plateforme X anciennement Twitter), la volonté de brider l'expression des journalistes du service public sur les réseaux sociaux. Au nom du principe d'impartialité, cela peut s'entendre.
Mais il faut savoir que l'accusation faite à l'audiovisuel public d'incliner à gauche n'est pas une exception en Europe. C'est aussi ce qui est reproché à la BBC au Royaume-Uni, à l'ARD et la ZDF en Allemagne, à la SSR en Suisse, etc. La plupart des services publics audiovisuels sont jugés « progressistes », « féministes » et « anti-patriotes » par les partis d'extrême droite qui veulent réduire leurs moyens, les reprendre en mains ou les privatiser. Mais, sans eux, faut-il le rappeler, c'est beaucoup de films, de séries, d'émissions, de podcasts qui n'existent plus. Pas uniquement sur le service public.
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