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Comme chaque année, les Nations Unies célèbrent la semaine du désarmement, un évènement pour encourager la désescalade militaire. Dans le monde entier, la tendance inverse s'impose actuellement, la plupart des États renforçant leur défense, comme à Taïwan et en Afrique du Sud. Parmi les pays qui ont fait de l’armement – produit localement – une priorité stratégique, la Turquie a un secteur fort de plus de 3 500 entreprises : des drones, des véhicules, des missiles, de l’électronique vendus aussi bien à des membres de l’Otan comme la Pologne ou la Roumanie qu’à des pays du Golfe, d’Asie et d’Afrique, comme le Nigeria ou le Maroc.
Des dizaines de tentes plantées, hier, dans le centre de Lisbonne pour réclamer des mesures contre le coût du logement au Portugal. Protestation qui fait écho à ce qui se passe aussi, depuis des semaines, en Espagne. Le logement, sujet justement mis en avant hier, lors de la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté. Alors comment garantir un accès à un toit aux populations les plus modestes ? Certains pays testent des solutions, c'est ce qu'on va voir avec nos correspondants à travers le monde.
Le Sommet mondial de la santé s'ouvre aujourd'hui à Berlin, avec une ambition affichée : rendre les systèmes de soins plus résilients face aux crises. Mais l'innovation, ça passe aussi par les réponses à apporter face aux difficultés du quotidien pour les populations : comment, par exemple, améliorer les dépistages ? Comment soigner ceux qui vivent loin de tout ? C'est notre Tour du monde des correspondants.
« Biblis en folie », c'est ce week-end en France. Les 15 000 bibliothèques publiques que l'on dénombre dans l'Hexagone organisent des évènements pour séduire de nouveaux lecteurs. Qu'en est-il sous d'autres cieux ? Le Tour du monde de nos correspondants vous propose ce dimanche de voir comment on s'y prend ailleurs pour développer le goût des livres et des bibliothèques. Regards croisés à Dakar au Sénégal, à Helsinki en Finlande et à Séoul en Corée du Sud.
La question est posée clairement en Suisse ce dimanche où, les électeurs sont appelés aux urnes pour décider s'ils veulent inscrire ou non dans leur Constitution une conception plus stricte de ce concept de neutralité. Il faut dire qu'entre le conflit en Ukraine, la guerre à Gaza et au Moyen-Orient, difficile pour les États traditionnellement neutres de maintenir une ligne claire face aux pressions venues de toutes parts. C'est le Tour du monde des correspondants que nous vous proposons ce dimanche.
La question est posée clairement Suisse ce dimanche. Les électeurs sont appelés aux urnes pour décider s'ils veulent inscrire ou non dans leur Constitution une conception plus stricte de ce concept de neutralité. Il faut dire qu'entre le conflit en Ukraine, la guerre à Gaza et au Moyen-Orient, difficile pour les Etats traditionnellement neutres de maintenir une ligne claire face aux pressions venues de toute parts. C'est le tour du monde des correspondants que nous vous proposons ce dimanche.
Ils sont en temps normal, pour certains, inaccessibles au grand public, sauf ce week-end. Des milliers de bâtiments, monuments, musées, lieux historiques ouverts jusqu'à aujourd'hui pour la 43ᵉ édition des Journées européennes du patrimoine. Parfois, ils n'ont plus d'autre fonction que d'être visités, mais parfois aussi, ce sont encore des endroits qui servent toujours. On peut y voyager, prier, travailler dans ces sites historiques désormais adaptés à notre quotidien, mais qu'il faut en même temps préserver. C'est tout l'enjeu. C'est ce qu'on va voir avec nos correspondants à travers le monde.
Petit voyage au centre de la terre à présent. Enfin, à tout le moins sous la surface du globe, car ce dimanche marque la toute première Journée internationale des grottes et des reliefs karstiques – zones où l'eau dissout lentement les roches solubles – proclamée par l'Unesco. L'objectif est de mieux faire connaître ces mondes souterrains souvent spectaculaires, mais aussi essentiels à nos sociétés. Car les grottes ne sont pas seulement des curiosités naturelles, elles peuvent abriter nos réserves d'eau, conserver des traces de civilisations anciennes ou encore raconter l'histoire de l'humanité.
Première destination, l'Afrique du Sud, dans les grottes de Sterkfontein, un site classé situé au nord-ouest de Johannesbourg qui continue de fasciner les paléontologues. Une concentration exceptionnelle de fossiles d’australopithèques – des hominidés qui appartiennent donc à la lignée humaine – a été retrouvée dans ces grottes. Elles se trouvent d’ailleurs dans une zone connue localement sous le nom de « Berceau de l’Humanité », tant ce réseau de grottes a conservé une grande concentration de fossiles remontant à plus de 3,5 millions d’années.
Et s’ils ont été si bien conservés, c’est parce qu’avec le temps et sous l’effet de l’eau souterraine, la roche qui compose ces grottes, la dolomie, s’est peu à peu trouée comme un gruyère, formant un labyrinthe de galeries. Des animaux, mais aussi nos lointains ancêtres, ont donc pu tomber dans les cavités ouvertes à la surface et se retrouver piégés à l’intérieur. Une fois recouverts de sédiments, leurs ossements ont été protégés de l’érosion et des perturbations extérieures, favorisant ainsi leur conservation.
Les grottes de Sterkfontein sont particulièrement connues car c’est là qu’ont notamment été découverts le squelette presque complet de Little Foot, et le crâne de Mrs. Ples, deux célèbres fossiles d’australopithèques.
Depuis l’année dernière, le public peut à nouveau visiter le site, après plus de deux ans de fermeture suite à des inondations. Et les recherches scientifiques s'y poursuivent, pour tenter d’en apprendre davantage sur l’évolution humaine.
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Les cénotes menacés par la pollutionAu Mexique, les cénotes, situés dans la péninsule du Yucatan, sont aussi des formations naturelles emblématiques. Ils sont les résultats d’effondrements des sols karstiques et d’infiltrations, ces gouffres, indispensables à la vie dans cet écosystème, étaient considérés comme sacrés par la civilisation maya.
Les cénotes sont la seule source d’eau douce de la région. Ces puits sont en fait des ouvertures sur ce que l’on appelle le grand aquifère maya : un vaste réseau de rivières et de grottes souterraines inondées et connectées entre elles qui s'étend sur des milliers de kilomètres sous la péninsule du Yucatan. Seule une partie de ce labyrinthe est cartographiée, aujourd’hui environ 13 000 cénotes sont référencés et leur position révèle un anneau formé par l’impact d’une météorite tombée il y a 60 millions d’années. Ce paysage hydrogéologique est évidemment l’une des principales attractions touristiques de la région, visitée chaque année par des millions de personnes. Mais c’est aussi un trésor naturel menacé, justement par le surtourisme, à cause de la pollution, de ses besoins en eau et en infrastructures. Par exemple, le train maya qui a vu le jour s’est construit en détruisant des cénotes. Et l’agriculture intensive représente aussi un danger, à cause des infiltrations de déchets et produits chimiques qui contaminent ces réserves d’eau très accessibles depuis la surface.
La grotte de Jeita menacée par un large éventail de problèmesAu Liban, la grotte de Jeita, à 20 km au nord de Beyrouth, n'est pas seulement spectaculaire. Elle permet également d'alimenter la capitale en eau, via une rivière souterraine. Ce site d'exception se compose de deux galeries calcaires principales, s'étendant sur des kilomètres, avec des stalactites et des stalagmites impressionnantes que les visiteurs peuvent observer en descendant, en barque, la rivière souterraine. La grotte est toutefois menacée par un large éventail de problèmes.
Cette merveille de la nature enfouie au cœur du Mont-Liban est victime, avant toute autre chose, de l’incompétence et de l’irresponsabilité des autorités publiques. L’organisation dans les profondeurs de la grotte, en octobre 2025, d’une cérémonie prénuptiale privée avait provoqué un scandale national et rappelé l’urgence de protéger ce site unique au Liban et au Moyen-Orient.
Les risques de pollution de la rivière qui alimente Beyrouth en eau potable par des infiltrations souterraines sont grands. L’urbanisation effrénée de la région entourant la grotte, les fosses septiques, l’insuffisance des systèmes d’assainissement des eaux usées, peuvent avoir, sur le long terme, des effets dévastateurs sur la grotte de Jeita.
L’État a établi des règles strictes lors de la visite de la grotte : interdiction totale de prendre des photos ou des vidéos à l'intérieur afin de protéger la roche et les formations naturelles. Cependant, cela reste insuffisant : la grotte ne dispose pas d’un système de surveillance permanent des niveaux de CO2, de l’humidité ou de la température. Des paramètres essentiels pour déterminer la croissance des formations calcaires et la stabilité de l’écosystème.
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À quelques semaines des élections municipales, samedi 5 septembre, des manifestants ont occupé les rues de Berlin pour protester contre la flambée des loyers et la pénurie de logements dans la capitale allemande. Un problème que connaissent de nombreuses grandes villes, mais auquel les autorités répondent de façons très différentes : plafonnement des prix, construction de logements publics, restrictions imposées aux locations touristiques ou, au contraire, dérégulation du marché. Combien coûte aujourd’hui un appartement dans les capitales du monde, et quelles politiques permettent réellement d’enrayer la hausse ? Et qu'en est-il à Londres ou à Buenos Aires ?
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Les derniers coureurs doivent arriver dans la matinée à Chamonix dans les Alpes françaises. Ce week-end avait lieu l'Ultra-trail du Mont-Blanc, une course qui teste les limites du corps humain, avec près de 170 km à parcourir avec un dénivelé positif de 10 000 m. C'est l'une des courses les plus éprouvantes, mais sur chaque continent, existent des courses de l'extrême. Elles sont destinées aux sportifs surentraînés ou aux amateurs de défis fous. Tour d'horizon de quelques courses emblématiques en Grèce, au Maroc et aux États-Unis avec nos correspondants, respectivement Emmanuelle Steels, Matthias Raynal et Carrie Nooten.
Au Maroc, le Marathon des Sables fait courir chaque année environ un millier de sportifs en plein désert. « Il y a des courses. Et puis il y a des aventures qui changent une vie » : la citation, sans auteur, est brandie par le Marathon des Sables sur son site Internet. Le « MDS » pour les intimes. Voilà le décor planté : les étendues arides à perte de vue du Sahara marocain, un paysage ocre que l’on traverse en suant toute l’eau de son corps, animé donc par cette promesse.
Le plus dur ici n’est pas l’effort à fournir lors de la course. Pour une édition normale, le taux d’abandon avoisine seulement 5 %. Pourtant, le « MDS », créé il y a quarante ans, est bien considéré comme l’une des pires épreuves d’endurance au monde, car en plus de devoir parcourir 250 kilomètres en plein désert, en sept jours, il faut se confronter durant toute cette période à la rigueur de la vie en autosuffisance. Dormant à même le sol, sous une tente berbère, chaque participant emporte avec lui son matériel et ses vivres. Pour terminer, une dernière citation : « Le MDS est une véritable épopée qui marque l'âme plus qu'elle ne fait grimper le taux d’endorphines ». Voilà qui est bien résumé par un journaliste et coureur amateur.
Le Spartathlon en Grèce, un des utra-marathons les plus rudes au mondeC’est une course qui recrée un exploit historique datant de 490 avant J.-C. : un messager aurait parcouru en moins de deux jours la distance qui sépare Athènes de Sparte, soit 246 kilomètres. Le Spartathlon a été relancé en 1983, mais c’est en quelque sorte l’ancêtre historique des ultra-marathons. Apparemment, il y a plus de deux millénaires l’ultra-marathon existait déjà. Aujourd’hui, les coureurs s’élancent sur les traces de Philippidès, le messager envoyé par Athènes pour réclamer l’aide de Sparte dans la guerre face aux Perses. Fin septembre, entre 300 et 400 participants triés sur le volet doivent parcourir 246 kilomètres en moins de 36 heures : le départ est donné au pied de la colline de l’Acropole à Athènes. Les coureurs doivent franchir 75 points de contrôle avec des limites de temps très strictes à respecter pour chaque tronçon. Le parcours alterne les sentiers rocailleux, les chemins boueux, s’il pleut, ce qui est souvent le cas en cette saison, et les traversées de vignes et de champs d’oliviers. Le climax, c’est l’ascension nocturne du mont Parthénion, 1200 mètres d’altitude, avant d’arriver à Sparte, à la statue du roi Léonidas, où les coureurs s’effondrent, épuisés, en larmes souvent, submergés par l’émotion d’avoir réalisé une telle prouesse.
La Barkley aux États-Unis, 18 000 mètres de déniveléPour les coureurs qui veulent aller au-delà du défi des 160 kms de trail, il y a la « Barkley » aux États-Unis. Cet ultra-marathon créé en 1986, l’un des plus redoutables du monde, se déroule à la fin de l’hiver dans le parc de Frozen Head, dans le Tennessee. Le dénivelé y est de 18 000 mètres - l’équivalent de deux ascensions de l’Éverest. On y va sur invitation seulement et pour se diriger, les athlètes disposent de boussoles et de cartes papier : les montres GPS et téléphones sont interdits, le parcours n’est pas balisé.
Personne ne sait quand la course commence: une conque retentit au milieu de la nuit, une heure en avance, et le coup d’envoi est donné lorsque le concepteur de la course, Lazarus Lake, allume sa cigarette. Les athlètes ont 60 heures pour boucler 5 tours. Pour prouver leur passage, ils doivent trouver les 13 livres dissimulés sur le parcours et en arracher la page correspondant à leur numéro de dossard, tout en traversant des rivières, évitant les sangliers, les serpents, les ours, et gérant la nuit ou une météo capable de passer de la pluie verglaçante à la chaleur en une seule boucle ! Ils doivent même ramper dans un tunnel sous la prison de Brushy Mountain, le pénitentier où l’assassin de Martin Luther King était incarcéré - c'est d’ailleurs sa tentative d'évasion ratée à travers ces bois qui a inspiré la course. En février dernier, l’un des meilleurs coureurs du monde, Mathieu Blanchard, y a participé pour la première fois - il a dû abandonner au 3e tour. En trente ans, seules 20 personnes ont réussi à boucler la Barkley. La plupart des années, personne ne la termine.
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