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Les économistes sont formels : la Chine deviendra, d'ici à 2030, la première économie mondiale en termes de PIB. Mais le pays est déjà leader dans beaucoup de domaines, depuis les énergies renouvelables jusqu'à la recherche scientifique. Et elle se projette comme première puissance globale. Barthélémy Courmont, professeur d’histoire à l’université catholique de Lille, publie La Chine face au monde, aux éditions Eyrolles. Il nous explique comment la Chine prépare son ascension pour supplanter les États-Unis comme « leader du monde », avec comme première étape pour le démontrer, la conquête de Taïwan.
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Les pôles Nord et Sud ont-ils toujours été recouverts de glace ? Pourquoi la région de l'Arctique est-elle essentielle pour la Russie ? Peut-on faire de l'agriculture aux pôles ? Voici quelques-unes des questions posées par Camille Escudé et Lydie Lescarmontier dans leur ouvrage très didactique Les pôles en 100 questions, au centre des enjeux géopolitiques et climatiques, aux éditions Tallandier. L'Arctique, notamment, a vu ses cartes rebattues depuis le début de la guerre en Ukraine. Pour quelles raisons ? RFI interroge l'une des autrices, Camille Escudé, géographe et spécialiste de l'Arctique.
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Emmanuel Razavi et Jean-Marie Montali sont journalistes, spécialisés dans les zones d'ombre du Moyen-Orient. Leur nouvel opus La pieuvre de Téhéran est un livre-enquête passionnant sur la machine de propagande mise en place par le régime iranien pour influencer les décideurs diplomatiques et politiques occidentaux. Entretien avec Emmanuel Razavi.
Paru en pleine guerre Iran-Israël en juin dernier, La Pieuvre de Téhéran est une enquête approfondie sur la machine de propagande de Téhéran. Les auteurs de cette enquête, Emmanuel Razavi et Jean-Marie Montali, sont grands reporters. Ils travaillent au sein des médias françaises de premier plan, notamment Le Figaro Magazine, Paris Match ou encore Politique internationale. Fruit d'un travail de terrain à souffle long, ce livre-enquête propose une plongée inédite sur les stratégies d'infiltration des réseaux de contre-espionnage de la République islamique d'Iran dans les milieux diplomatiques, politiques, médiatiques et universitaires pour notamment influencer les puissances occidentales en faveur du bien-fondé des ambitions de domination régionale et géopolitique du régime théocratique de Téhéran.
La Pieuvre de Téhéran, par Emmanuel Razavi et Jean-Marie Montali, éditions du Cerf, 232 pages, 19,90 euros.
Difficile de trouver une ville où les archéologues se sont autant livré à des fouilles que Jérusalem. Français et Anglais hier, Israéliens aujourd'hui, parfois en s'appuyant sur les textes sacrés, ont cherché à justifier leur existence, leur légitimité sur cette terre millénaire. Dans un ouvrage savant, mais accessible, l'historienne Frédérique Schillo et le journaliste Marius Schattner explorent les liens complexes entre l'archéologie et l'idéologie au fil de ces 150 dernières années.
C'est à la fois un récit de voyage, un reportage journalistique et une analyse géopolitique. Avec L'Arbre et la Tempête, paru aux éditions Marchialy, le journaliste Quentin Muller nous dévoile les secrets de Socotra, cette île à la fois oubliée et convoitée à 300 km au large des côtes du Yémen. Une île qui se démarque par son paysage, sa langue, sa culture, surtout son histoire, mais qui n'échappe pas aux tumultes de la guerre civile. L'auteur y consacre une enquête fouillée, rythmée de ses rencontres avec les habitants et d'anecdotes locales avec, en fil rouge, l'histoire du Yémen. Le reste, c'est son auteur, Quentin Muller qui le raconte.
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Troisième confession chrétienne du monde, l'orthodoxie est aujourd'hui fracturée en raison du conflit en Ukraine. Une nouvelle église, indépendante du patriarcat de Moscou, s'est en effet déclarée dans ce pays en guerre et elle a été reconnue par le patriarcat de Constantinople. Dans son livre Géopolitique de l'Orthodoxie, de Byzance à la guerre en Ukraine, Jean-Arnault Dérens fait le portrait d'une Église qui, depuis la chute du communisme, s'est trop rapprochée du pouvoir politique. À ses risques et périls.
Jean-Arnaud Dérens, Géopolitique de l'orthodoxie. De Byzance à la guerre en Ukraine, aux éditions Tallandier, 2025.
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Et si la Russie gagnait la guerre en Ukraine ? Et si elle décidait d’aller plus loin en s’attaquant à un pays de l'Otan ? C'est le scénario d'anticipation élaboré par Carlo Masala dans son livre La guerre d'après : la Russie après l'Occident, publié aux éditions Grasset. Analyste militaire reconnu, professeur de politique internationale à l'université de la Bundeswehr et ancien directeur du centre de recherche au collège de défense de l'Otan, il propose, à travers cette fiction, une réflexion sur les enjeux de sécurité européenne.
RFI : Dans votre livre, vous nous racontez qu'en 2028, des chars russes entrent dans la ville de Narva, en Estonie, une ville séparée de la Russie par un fleuve du même nom. Au quartier général de l'Otan, les dirigeants doivent prendre une décision. Ils sont en principe tenus par l'article 5, qui prévoit de venir en aide à un pays de l'Alliance s'il est attaqué. Ce scénario est-il vraiment crédible ?
Carlo Masala : Le fait que la Russie mette à l'épreuve l'unité de l'Otan est un scénario tout à fait réaliste. Ce ne sera peut-être pas à Narva, comme je l'ai écrit dans mon livre, mais peut-être quelque part où l'Otan a un ventre mou. Il est intéressant de noter qu'il y a deux semaines, notre chef du Service de sécurité extérieure a déclaré publiquement qu'il existe des indications claires selon lesquelles certains cercles à Moscou ne croyaient pas que l'Otan invoquerait l'article 5 en cas de provocation limitée contre le territoire de l'Otan. Il a également évoqué la possibilité de voir des petits hommes verts en Estonie. Je pense donc être sur la bonne voie.
Les « petits hommes verts », ce sont ces militaires sans insigne qui se sont déployés en Crimée en 2014 juste avant l'annexion par la Russie. Dans votre scénario, les Russes attaquent Narva, une ville dans laquelle la grande majorité de la population parle russe. L'armée russe est-elle plus susceptible de frapper un pays où la langue russe est largement répandue qu'un pays comme la Pologne, par exemple ?
La Russie veut toujours avoir une sorte de récit, et ce récit est souvent l'oppression des minorités russophones dans d'autres pays. C'est pourquoi je pense que Narva, tout comme une autre ville frontalière en Lettonie, sont les cas les plus probables. J'ai choisi ce genre de scénario limité parce que je pense qu'il est très peu probable que la Russie attaque un pays de l'Otan dans sa totalité. Je ne crois pas au scenario selon lequel la Russie pourrait lancer l'assaut avec plusieurs divisions qui franchiraient la frontière de la Biélorussie vers la Pologne, parce que les chances que l'Otan invoque l'article 5 seraient alors assez élevées. Et si l'Otan invoque l'article 5, la Russie ne peut être sûre de l'emporter dans une telle confrontation. Par conséquent, je pense qu'il est beaucoup plus probable qu'ils essaient de tester l'unité de l'Otan avec un scénario limité, parce que, du point de vue russe, cela crée une situation où ces pays ont quelque chose dans leur dos qui est vraiment ennuyeux.
Quel objectif la Russie poursuit-elle ?
L'objectif final est de détruire l'Otan. C'est un objectif séculaire que l'Union soviétique avait déjà dans les années 1950 et 1960. Il s'agit essentiellement de chasser les États-Unis d'Europe, car du point de vue russe, il est beaucoup plus facile de dominer certaines parties de l'Europe si les États-Unis n'y sont pas présents. Si vous vous souvenez bien, dans les lettres que la Russie a envoyées aux États-Unis et au siège de l'Otan à Bruxelles les 17 et 18 décembre 2021, l'une des demandes était de parler de la structure de sécurité européenne avec les Américains. L'idée sous-jacente est que les Américains vont retirer toutes les installations et toutes les troupes qu'ils ont en Europe centrale et dans les pays baltes.
Estimez-vous qu'il y a eu, ces derniers temps, une prise de conscience du côté des Occidentaux des menaces qui pourraient peser sur leurs pays ?
En partie, oui. Et cela montre bien la détermination de presque tous les pays européens à renforcer leur défense, mais je répondrai aussi non, parce qu'il y a encore, dans certains cercles, l'espoir de parvenir à un accord avec la Russie. Je ne parle pas des cercles gouvernementaux, mais plus de la société européenne.
Votre scénario est assez inquiétant. Êtes-vous malgré tout optimiste quant à la capacité de l'Europe à rejeter ce scénario ?
En fait, je suis à moitié optimiste en analysant ce qui se passe. Si vous regardez le récent sommet de l'Otan, si vous regardez les décisions qui sont prises dans l'Union européenne... Prenez la France, par exemple : Emmanuel Macron a annoncé un doublement des dépenses de défense. Je suis optimiste sur le fait que les gouvernements ont vraiment compris ce qui était en jeu. Mais je ne suis pas très optimiste quant à nos sociétés, quant à la volonté de la plupart des sociétés européennes, en particulier des sociétés d'Europe occidentale, comme l'Allemagne, la France, l'Italie ou l'Espagne, de comprendre qu'il s'agit, de la part de la Russie, d'une politique à long terme.
La guerre d'après : la Russie après l'Occident, de Carlo Masala, publié aux éditions Grasset.
En Israël, il y a un avant et un après 7 octobre 2023. L’armée israélienne est engagée depuis 18 mois dans une guerre intense, au prix de nombreuses victimes civiles palestiniennes, à Gaza. 57 000 morts au dernier décompte. Un bilan qui incite à s'interroger si Israël est encore une démocratie qui s'efforce de respecter la « morale de la guerre » ou un État qui la viole. Dans son nouvel ouvrage, Tuer ou laisser vivre. Israël et la morale de la guerre, publié aux éditions Flammarion, Samy Cohen revient sur l’histoire d’Israël, des années 1930 à aujourd’hui, à travers le prisme de la morale. Samy Cohen, directeur de recherche émérite au CERI/Sciences Po, décrit un balancier entre période de brutalité et phase où la raison s'impose.
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Le droit international humanitaire est-il encore vivant ? Les guerres en Ukraine, à Gaza ou au Soudan semblent avoir signé l'arrêt de mort des principes bâtis dans les années 1970. Comment réformer une démarche née au XIXᵉ siècle ? Comment la sortir de ses dérives post-coloniales, comment la protéger de la menace de l'extrême droite dans tous les pays et comment la refonder alors que la loi du plus fort semble prévaloir aujourd'hui face au droit ? Autant de questions existentielles posées par le livre Géopolitique de l'action humanitaire de Jean-François Corty, président de l'ONG Médecins du monde.
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Malgré les dernières tentatives de rapprochement initiées par Donald Trump envers Vladimir Poutine, la relation « d'amitié » entre la Chine et la Russie n'a jamais été aussi solide. Sylvie Bermann, ancienne ambassadeur à Pékin, Londres et Moscou revient dans son dernier livre L'Ours et le Dragon. Russie-Chine : Histoire d'une amitié sans limites ? sur ce mariage de raison, qui s'inscrit dans une relation triangulaire avec les États-Unis.
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Tous les samedis, un journaliste de la rédaction rencontre un auteur de livre consacré à l’actualité internationale. L’occasion d’approfondir un sujet précis qui fait -ou non- la Une de l’actualité…

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