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  • «Chine-Inde: La guerre des mondes», par Emmanuel Lincot

    Éminent spécialiste de l’histoire politique et culturelle de la Chine contemporaine, Emmanuel Lincot est l’auteur de plusieurs ouvrages sur la Chine et ses rapports compliqués avec sa périphérie. Dans son nouvel essai Chine-Inde : La guerre des mondes, qu’il vient de publier aux éditions du Cerf, il analyse les rivalités géopolitiques croissantes qui opposent les deux géants d’Asie qui se font face, sur fond d’échanges et d’influences réciproques plurimillénaires.

    RFI : Emmanuel Lincot, vous êtes sinologue de formation. Comment est né votre intérêt pour l’Inde ?

    Emmanuel Lincot : L'Inde, moi, je l'ai rencontrée finalement sur le tard, par des voies de détours, puisque mes précédents travaux, durant ces dernières années, ont porté sur la Chine et ses périphéries, et notamment la Chine et le monde musulman, en particulier la Chine et l'Asie centrale. Et quand on s'intéresse à l'Asie centrale, on est amené naturellement, pour ne pas dire culturellement, à l'Inde. Tout simplement parce que l'une des grandes dynasties indiennes, les Moghols, a été fondée par Babur, qui était originaire de l'est de l'actuel Ouzbékistan, de la vallée du Ferghana. Donc, de fil en aiguille, évidemment, on est amené à se rencontrer d’une manière ou d’une autre.

    Chine-Inde : La guerre des mondes, c’est le titre de votre ouvrage. Comment faut-il interpréter le trait d’union qui sépare les noms des deux pays sur la couverture ?

    Pour le choix du titre, je n'y suis absolument pour rien. C'est mon éditeur, Jean-François Colosimo, que je salue d'ailleurs, qui a trouvé la bonne formule. Ce trait d'union, que vous soulignez, peut désigner à la fois des velléités sur le temps long de rapprochement entre deux grandes aires de civilisation et en même temps une séparation. Pour filer un peu la métaphore, on pourrait dire que ce trait d'union peut apparaître véritablement comme un mur, comme un barrage, celui de l'Himalaya en particulier, qui sépare ces deux énormes masses continentales. Et ce titre est suffisamment vaste et vague, effectivement, pour aborder des questions de géopolitique, mais aussi et surtout des questions liées à l'histoire culturelle. Bref, comment se représente-t-on l'Inde depuis la Chine sur la longue durée et réciproquement ? Et là, ça devient absolument fascinant parce qu'on s'intéresse aux lieux de mémoire, notamment aux monastères qui constituent véritablement un maillage et autant de fils d'Ariane reliant l'Inde à la Chine par le biais du Tibet, région majeure. Je pense aussi à de grandes figures intellectuelles telles que Salman Rushdie, Tagore, Gao Xingjian et bien d'autres encore.

    Quels ont été les moments forts de cette histoire culturelle entre la Chine et l’Inde ?

    Ça commence grosso modo avec l'émergence des routes de la soie qui furent des points de contact, des voies de passage. Quant au bouddhisme, ce fut un processus au très long cours. La disparition du Bouddha se situe au VIᵉ siècle avant notre ère, et il faut attendre officiellement le IIᵉ siècle de notre ère, c'est-à-dire huit siècles plus tard, pour que le bouddhisme fasse enfin son entrée officielle dans l'espace chinois. Puis, il va y avoir un fait géopolitique majeur qui survient au Moyen Âge : ce sont les invasions turco-musulmanes qui vont arrêter assez brusquement, justement, ces échanges spirituels et artistiques, mais momentanément, je dirais, parce que le lieu conservatoire de ces échanges, qui va réinterpréter le bouddhisme d'une manière tout à fait particulière, en insufflant une autre dimension spirituelle, c'est le Tibet précisément. Et le Tibet, géographiquement, il est au point d'articulation dans la région de l'Himalaya, entre le monde chinois et le monde indien précisément. Le Tibet – c'est l'une des thèses de ce livre – va très certainement redevenir un point majeur, sinon de confrontation, tout au moins d'échange d'une manière ou d'une autre, au vu de l'importance de cette région, reconnue par Pékin notamment. Le centre de gravité de l'Asie risque très certainement de se déplacer vers cette région où les enjeux sont majeurs. Sur le plan minier par exemple. On pense à l'exploitation du lithium, si important pour la fabrication de nos voitures électriques. Le Tibet est central aussi en matière de ressources en eau. Pratiquement tous les grands fleuves de l'Asie prennent leur source au Tibet. On peut dire que le Tibet est le château d'eau de toute l'Asie ou presque.

    Quels souvenirs la mémoire collective chinoise garde-t-elle des échanges culturels sino-indiens ?

    Le monde chinois et le monde indien ont été pendant très longtemps interconnectés. Ils le sont toujours fondamentalement, avec des lieux qui sont des points de cristallisation de ces mémoires collectives. En effet, et j'en mentionne un certain nombre dans ce livre, par exemple, en Chine même, vous avez la Grande pagode de l'oie sauvage, qui est un lieu majeur de l'histoire du bouddhisme, puisque c'est à ses pieds que le moine bouddhiste Xuanzang, de retour de l'Inde, a créé l'une des premières écoles de traductologie de textes d'abord écrits en langue indo-européenne, donc en sanskrit, vers le chinois. Ce lieu, précisément la Grande pagode de l'oie sauvage à Xi'an, ancienne capitale impériale de la Chine, a été, à partir de 2014, choisi par les autorités chinoises comme lieu de visite pour le chef de l'État indien, Narendra Modi. Mais depuis lors, pratiquement tous les chefs d'État étrangers s'y rendent. Alors ça, c'est assez intéressant aussi d'un point de vue de l'histoire du protocole communiste chinois. Jusqu'alors, on privilégiait la visite de la Grande Muraille. Et à partir de 2014, on privilégie un lieu de mémoire qui se veut davantage consensuel, davantage ouvert sur le monde. Et pas n'importe quel monde, au vu justement de la géographie chinoise, à l'ouest de la Chine, l'Occident de la Chine. Donc, évidemment, ça a du sens. Et réciproquement, les Indiens ont choisi par exemple le temple de Mahabalipuram, qui est un lieu majeur lié à la personnalité de Bodhidharma, mieux connu en Chine sous le nom de Damo, qui a lui aussi fait le lien entre les deux mondes.

    Outre le Tibet, quels sont les principaux contentieux qui opposent l’Inde et la Chine aujourd’hui ?

    Avec l'avènement du régime communiste en Chine et l'invasion par l'armée chinoise des hauts plateaux tibétains, eh bien, pour la première fois de leur histoire, la Chine va devenir la voisine de l'Inde, ce qui n'était pas le cas jusqu'à présent. Et donc, à partir des années 1950, la partie indienne affirme la légitimité historique des tracés frontaliers qui avaient été décidés d'ailleurs par les Britanniques, la ligne Durand, la ligne McMahon, etc. Bon, sauf que les Chinois n'ont jamais reconnu justement ces tracés frontaliers, non seulement à l'époque impériale, donc à la fin du XIXᵉ siècle, sous la dynastie des Qing, mais non plus à l'époque républicaine et encore moins à l'époque actuelle, celle de la République populaire de Chine. Donc il y a un contentieux très important sur 3 800 kilomètres de frontière commune, ce qui est tout à fait considérable. Sans oublier des contentieux territoriaux, donc des disputes territoriales. L’Aksai Chin, par exemple, qui se trouve dans le prolongement du Ladakh, a été purement et simplement annexé par l'armée chinoise en 1962, au grand dam évidemment de l'Inde. New Delhi, quant à elle, revendique évidemment la restitution de ce territoire. La Chine, pour sa part, revendique la restitution de l’Arunachal Pradesh, situé dans le prolongement du Tibet donc. Il y a un passif très, très important qui présage du pire pour l'avenir.

    Cet avenir est peut-être plus proche qu’on ne le pense. Croyez-vous que la question de la succession du Dalaï Lama, qui va se poser bientôt, pourrait voir une crise grave éclater entre les deux pays ?

    Généralement, la question du Dalaï Lama est déconsidérée en Occident. On imagine que c'est peu important. Or pour nombre de peuples, qu'ils soient hindouistes, bouddhistes, le Dalaï Lama est considéré comme un dieu vivant. Donc, la question de sa succession, si l'on traduit cela en langage politique, va de toute évidence provoquer une crise, avec probablement une velléité tantôt indienne, tantôt chinoise, d'instrumentaliser chacune à son profit cette succession. Et le Dalaï Lama, il faut le rappeler, généralement, on n'a pas connaissance de ce fait qui est capital, est considéré aussi comme le chef spirituel des Mongols, par exemple. Donc on est très loin du monde tibétain et du monde indien a priori. Mais donc en retour, cela signifie une affaire politique tout à fait considérable aux yeux de Pékin, bien sûr.

    La guerre des mondes est le sous-titre de votre ouvrage. Autrement dit, selon vous, une cohabitation pacifique entre les deux voisins demeure improbable dans l’état actuel de leurs relations ?

    Elle sera très difficile, ça c'est clair. On est totalement sorti de cette vision irénique du rapprochement entre les peuples. Hélas, on peut le déplorer, mais c'est la réalité. On est dans un ordre bismarckien, c'est-à-dire avec le rappel de la souveraineté des États, la défense de leurs intérêts, avec peut-être des configurations neuves qui ont très certainement traversé l'esprit des dirigeants. On pense notamment à un rapprochement « Chine, Russie, Inde » qui n'est pas un projet totalement farfelu, parce que la Russie reste encore la matrice idéologique d'une grande partie de l'élite indienne, mais aussi de l'élite chinoise. Cette tripolarité me paraît invraisemblable, mais néanmoins, on y pense, c'est tout à fait évident. Et donc clairement, vous avez là tout simplement les trois quarts du monde ou presque, qui sont représentés à travers cette tripolarité, qui feraient idéalement contrepoids, évidemment, à l'Occident. En tout cas, on ne va pas du tout dans le sens d'un apaisement des relations, bien au contraire, hélas !

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  • «Surveiller et punir en Chine», de Jean-Philippe Béja

    En ce moment, Xi Jinping se place au centre du jeu diplomatique mondial en pleine guerre en Ukraine. Le dirigeant suprême de la Chine se pose en acteur responsable et stable sur la scène internationale et on ne parle plus dans les médias du système politique chinois, qui repose sur la surveillance et un système d'enfermement très diversifié qui étouffe la société civile. En cette année 2026, qui marque les 60 ans du déclenchement de la Révolution culturelle par Mao Zedong, l'ouvrage du sinologue Jean-Philippe Béja - directeur de recherche émérite au CNRS/CERI - tombe à pic : Surveiller et punir en Chine, Laogai et technosurveillance de 1946 à nos jours, paru aux éditions de La Découverte. 

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  • «Le regard sur les pays baltes a changé», selon la chercheuse Céline Bayou

    Ils sont, à ce jour, les seuls pays issus de l'ex-URSS à avoir rejoint l'Union européenne et l'Otan. Les trois États baltes – l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie – font pourtant face, depuis l'invasion de l'Ukraine, à ce qu'ils considèrent comme une menace existentielle : celle que fait peser la Russie de Vladimir Poutine sur leur indépendance et leur souveraineté. Les Pays baltes face à la menace russe, c'est le titre de l'ouvrage publié aux éditions Tallandier par Céline Bayou, chercheuse à l'INALCO.  

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  • L'histoire orale de la prison politique pour les femmes en Espagne à la sortie de la dictature

    La prison politique n’a jamais été un monde neutre. Elle est traversée de rapports de genre et c’est précisément ce que met au jour Irène Gimenez dans Prisonnières politiques en Espagne. Fin et sortie de dictature, publié aux éditions du CNRS. Son livre s’attarde sur une génération née dans l’ombre de la guerre d’Espagne, politisée dans la fièvre des années 1968 et passée par les geôles du franquisme finissant.

    C’est une enquête dense, charpentée, nourrie de récits rares. On y entre par le quotidien carcéral – ses routines, ses humiliations, ses violences – jusqu’aux formes de torture. Mais ce qui affleure surtout, c’est autre chose : des pratiques d’auto-organisation, des chaînes de solidarité, des amitiés politiques qui tiennent debout quand tout vacille. Une contre-histoire de la prison, racontée depuis celles qui l’ont traversée. En creux, c’est aussi une lecture de la transition démocratique espagnole qui se dessine…  car derrière la sortie officielle de la dictature, certaines logiques – notamment dans le cadre de la lutte antiterroriste – prolongent des structures héritées de la dictature. 

    À lire aussiEspagne: une victime du régime franquiste entendue par un juge pour la première fois

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  • Dans «Une voix pour la liberté», Bahareh Akrami dessine Toomaj Salehi, rappeur iranien en résistance

    En septembre 2022 en Iran éclatait le mouvement de révolte Femme Vie Liberté contre le régime de la République islamique. Dans la bande dessinée Une voix pour la liberté – Toomaj Salehi, un rappeur iranien en résistance, parue chez Delcourt, la Franco-Iranienne Bahareh Akrami retrace le parcours de l'une des figures du mouvement, le rappeur Toomaj Salehi. Alors que l'Iran vient de traverser un nouveau mouvement de protestation historique, dont la répression a fait des milliers de morts, un mouvement suivi de l'agression américano-israélienne censée renverser le régime, l'autrice continue de lutter pour faire entendre la voix de ses concitoyens. 

    À écouter dans Légendes UrbainesÉmission spéciale sur Toomaj Salehi

    5 min
  • «Vol 111: Sous les vagues»: le deuil après le crash du vol Swissair raconté en roman graphique par Talel Aronowicz

    Le 2 septembre 1998, le vol Swissair 111 quitte New York sans savoir qu’il n'atteindra jamais Genève. Quelques heures plus tard, l'avion disparaît dans l'Atlantique, au large d'Halifax, au Canada. À bord, 229 vies basculent : parmi elles, Joyce et Victor Ratnavale, 74 et 79 ans, les grands-parents maternels de Talel Aronowicz, qui n'avait que 7 ans au moment du drame. Des années plus tard, depuis Paris, l'autrice et dessinatrice leur redonne une présence dans Vol 111: Sous les vagues, un premier roman graphique subtil et touchant publié chez Helvetiq. Pendant un quart de siècle, ce crash est resté en marge, comme tenu à distance par les siens. Ce n'est qu’adulte qu'elle mesure l'étendue de ce qu'elle ignore – l'absence de mots, les silences hérités – et décide ainsi de remonter le fil et mener l'enquête dans cet ouvrage empli de délicatesse et de lucidité.

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  • Plongée dans l'histoire américaine avec le roman «America 250: Une histoire graphique des États-Unis»

    Les États-Unis commémoreront, en juillet 2026, le 250e anniversaire de leur indépendance. À cette occasion, l'essayiste et politologue Romuald Sciora, chercheur associé à l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), a sorti avec le dessinateur Bastien Bertine un roman graphique qui retrace l'histoire des États-Unis. America 250 : Une histoire graphique des États-Unis, publié aux éditions Point Nemo, se veut une grande fresque qui va du génocide des Premières nations à la naissance d'une hyperpuissance mondiale, tout en posant un regard sans concession sur l'Amérique contemporaine : ses institutions fragilisées, sa démocratie en danger, ses fractures sociales grandissantes. À l'occasion de la sortie du premier tome, intitulé Né dans le sang, Romuald Sciora, l'auteur, est à notre micro.

     

    À lire aussi«Freedom 250» : comment Trump reprend la main sur les festivités des 250 ans d'indépendance américaine

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  • «Les ruines et la lumière», le témoignage bouleversant du curé de Gaza

    Les ruines et la lumière, c'est le témoignage bouleversant du père Gabriel Romanelli. Au début de la guerre à Gaza, alors qu'il se trouve à Bethléem, il va tout faire pour retourner auprès de ses paroissiens gazaouis, au moment même où l'enclave palestinienne étouffe sous les bombes israéliennes. Paru aux éditions du Rocher, ce livre a été co-écrit par le père Gabriel Romanelli, qui dirige la paroisse de la Sainte-Famille dans l’enclave palestinienne, et le journaliste Guillaume de Dieuleveult, envoyé spécial permanent du Figaro à Jérusalem de 2021 à 2025.

    À lire aussiEn deux ans, la bande de Gaza a été transformée en champ de ruines

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  • «À Taïwan, personne ne souhaite l’unification avec la Chine», explique le sinologue Jean-Pierre-Cabestan

    Pour la première fois depuis dix ans, la cheffe de l'opposition taïwanaise est en Chine depuis mardi jusqu'à ce dimanche 12 avril. Cheng Li-wun, présidente du Kuomintang, a rencontré ce vendredi le président chinois Xi Jinping. Celui-ci a réaffirmé l'unification à venir des Chinois et des Taïwanais, rejetant l'indépendance. Cheng a parlé de détente pour éviter la guerre. Une visite très controversée à Taïwan, État indépendant de facto, et une société très polarisée face à la menace d'invasion chinoise. C'est tout l'intérêt du dernier ouvrage du sinologue Jean-Pierre Cabestan, Taïwan, une démocratie face à la Chine, aux éditions Le Cavalier Bleu.

     

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  • «La victoire de Zohran Mamdani à New York, un laboratoire pour la gauche», de Tristan Cabello

    En janvier 2026, Zohran Mamdani entre dans l'histoire en devenant le premier maire musulman de la plus grande ville des États-Unis, New York. « C'est véritablement l'honneur et le privilège d'une vie », déclare le jeune élu de gauche lors de son intronisation, le 1er janvier. Dans un court essai politique intitulé La victoire de Zohran Mamdani à New York, un laboratoire pour la gauche, l'historien et spécialiste des États-Unis Tristan Cabello analyse les ressorts de cette victoire inattendue. Pour lui, l'élection de Mamdani illustre la possibilité d'un renouveau de la gauche américaine, porté par une mobilisation populaire et un programme social assumé.

     

    À lire aussiÀ New York, le nouveau maire Zohran Mamdani promet de montrer que «la gauche peut gouverner»

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Tous les samedis, un journaliste de la rédaction rencontre un auteur de livre consacré à l’actualité internationale. L’occasion d’approfondir un sujet précis qui fait -ou non- la Une de l’actualité…

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