Reportage culture

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Reportage culture episodes

  • Hommage aux victimes des attentats de Paris au musée Carnavalet

    Dix ans après les attentats terroristes intervenus les 7, 8, 9 janvier et le 13 novembre 2015 à Paris, le musée Carnavalet-Histoire de Paris présente, au sein du parcours permanent de ses collections, une sélection d'hommages anonymes, collectés sur les lieux des attaques, ainsi que des œuvres d'art urbain, créées en relation avec les tragiques événements. L'exposition au musée Carnavalet se poursuit jusqu'au 7 décembre 2025, et une autre exposition, également en hommage aux victimes des attentats, est inaugurée ce 13 novembre 2025 aux Archives de Paris. 

    5 min
  • «Gathering» de Samar Haddad King: mariage en temps de guerre et résilience palestinienne

    Gathering (Rassemblement) de Samar Haddad King, est présenté en France après avoir été créé à New York. L'artiste américano-palestinienne raconte, dans cette performance artistique, l'histoire d'un mariage qui tourne court en raison de la guerre. Si la tragédie est au cœur du spectacle, il est loin d'être morbide. La metteuse-en-scène met en avant la culture palestinienne et sa résilience dans un esprit de fête. Le spectacle a été présenté au Festival des Arts de Bordeaux et est en tournée dans le sud-ouest de la France jusqu'à fin novembre.

    4 min
  • Grandeur et renaissance: la Fondation Cartier pour l'art contemporain s'établit place du Palais Royal

    La Fondation Cartier s’établit dans un nouveau lieu au cœur de Paris, juste en face du Louvre. Le bâtiment haussmannien du Louvre des Antiquaires a été complètement évidé par l’architecte star Jean Nouvel. Des plateformes modulables peuvent ainsi accueillir les œuvres d’art contemporain en adaptant l’espace intérieur aux besoins de chaque exposition. En ouverture Exposition Générale, un florilège de la collection constituée durant les quarante ans de la Fondation. 

    Les nouvelles espaces de la Fondation Cartier

    À lire aussiArt contemporain: une nouvelle Fondation Cartier conçue par Jean Nouvel ouvre face au Louvre

    3 min
  • Le gothique se décline en plusieurs périodes au Louvre-Lens

    Des premières cathédrales à la série à succès Wednesday, le Louvre-Lens explore jusqu'au 26 janvier 2026 plus de mille ans d'histoire et d'esthétiques. L'exposition s'intitule « Gothiques », tant ce mouvement, né au XIIe siècle en France, revêt différents atours.

    « Cette exposition gothique au Louvre-Lens a la particularité de proposer un voyage à travers 1000 ans d'histoire », précise la directrice du musée, Annabelle Ténèze. Elle nous propose de traverser ce que peut-être la vie gothique, aussi bien au Moyen Âge, jusqu'à la contre-culture goth. Pour résumer, de Notre-Dame de Paris à Gotham City, la ville de Batman. Ce voyage dans le temps et l'espace commence en 1 140 par l'architecture et la sculpture. Parmi les quelque 250 œuvres, dessins, peintures, vitraux ou même musique, on trouve beaucoup de sculptures médiévales extrêmement raffinées.

    Le conseiller scientifique de l'exposition, Florent Meunier, conservateur en chef du patrimoine au musée du Louvre, nous présente une pièce d'exception.« C'est le moulage du Tentateur de la cathédrale de Bâle, donc un canton Suisse actuel. Derrière le moulage, il y a des animaux venimeux, des serpents, des crapauds. Alors de face, par contre, c'est un homme qui essaie de séduire. Il a enlevé un gant, c'est extrêmement intéressant », raconte-t-il.

    Le gothique révolutionne l'architecture des églises, et pourtant, le terme « gothique » est, à l'origine, péjoratif. C'est même une insulte lâchée par les artistes de la Renaissance. « Les contemporains du gothique ne lui donnent pas un nom et au XVIe siècle, Raphaël, Castiglione, Vasari, mais aussi Rabelais pour la France, se mettent à appeler l'art du Moyen Âge "gothique", c'est-à-dire aussi barbare que l'art des Goths et des Vandales, qui avaient détruit Rome au Ve siècle », explique Annabelle Ténèze. 

    Le retour en grâce du gothique

    Au XIXe siècle, avec la rénovation de Notre-Dame ou la mode des romans gothiques anglais, le style revient en grâce et impose une nouvelle esthétique, qui se diffuse jusqu'à nos jours. Le Louvre-Lens expose des œuvres contemporaines, comme une sorte de cathédrale bulldozer de métal conçue par le Belge Wim Delvoye, ou un tryptique, réalisé par la jeune artiste, Agathe Pitié.

    « Une œuvre qui s'appelle "Le sac de Rome par les Goths". Au lieu que ce soit les Goths, le peuple contre les Romains, ce sont les gothiques de la contre-culture. On retrouve dans mon travail des éléments d'architecture gothique, des stars de la contre-culture, mais aussi une référence au Moyen Âge gothique avec un trait rappelant l'enluminure médiévale », précise Agathe Pitié. 

    Et à l'heure actuelle, entre le succès du concert de Mylène Farmer, Nevermore, et celui de la série Wednesday de Tim Burton sur Netflix, le gothique a encore de beaux jours devant lui.

    À lire aussiNotre-Dame de Paris: histoire d’une cathédrale hors norme

    6 min
  • Un voyage musical dans l’art de Kandinsky à la Philharmonie de Paris

    Et si les couleurs pouvaient danser au rythme des sons ? À la Philharmonie de Paris, l’exposition Kandinsky. La musique des couleurs explore le lien intime entre peinture et musique chez le maître de l’abstraction Vassily Kandinsky (1866-1944). Près de 200 œuvres et objets révèlent comment le peintre russe a fait vibrer ses toiles comme des partitions. Une immersion sensorielle, coorganisée avec le Centre Pompidou, qui détient l’un des fonds les plus importants de l'artiste au monde.

    ► Kandinsky. La musique des couleurs jusqu'au 1er février 2026 à la Philharmonie de Paris.

    4 min
  • La foire AKAA fête ses dix ans et célèbre la création africaine

    AKAA, Also Known As Africa, la grande foire d'art contemporain, fête ses dix ans à Paris, au Carreau du Temple. En une décennie, AKAA a contribué à changer le regard des Français et des Afrodescendants sur l'art africain, mais aussi celui du marché de l'art qui a fait du segment africain un incontournable. 

    D'avoir créé un rendez-vous pour les artistes africains ou issus de la diaspora, c'est intéressant parce que cela permet de voir à quel point cette créativité est riche.

    AKAA, ce sont encore les artistes qui en parlent le mieux. Kuka Ntadi est artiste visuel franco-congolais : « Maintenant que le marché de l'art commence à s'y intéresser, on voit que les artistes commencent à s'épanouir dans leur créativité, à faire des choses de plus en plus incroyables. On assiste tout simplement au fait que l'on est dans l'art contemporain avant tout. »

    La foire AKAA a donc libéré les artistes en même temps qu'elle les mettait en lumière. En dix ans, le galeriste Christophe Person a vu la qualité générale augmenter : « C'est qu'il y a dix ans, quand AKAA s'est lancée et quand beaucoup se sont lancés dans l'art africain, il y avait un vrai engouement qu'aujourd'hui, on pourrait qualifier de spéculatif. Tout le monde voulait acheter des artistes africains et donc on achetait juste des images qui étaient séduisantes à l'œil. Aujourd'hui, on est arrivé à une période où il faut quand même fouiller davantage, parce qu'il faut essayer de représenter des artistes qui vont s'inscrire dans l'histoire de l'art. Avec des sources d'inspiration qui soient plus que des images tirées d'Instagram. »

    À lire aussiAKAA 2025 : Serge Mouangue révolutionne l’esthétique entre l'Afrique et le Japon

    Le regard occidental, influence ou dialogue ?

    Si AKAA a fait évoluer les artistes, est-ce que le regard du public occidental a lui aussi pesé sur les processus créatifs ? Le Kényan Evans Mbugua et le Bissau-Guinéen Nu Barreto, tous deux plasticiens, vivent et travaillent en France : « – Le regardeur peut nous renvoyer un ressenti, répond Evans Mbugua, surtout pour moi qui travaille sur les émotions, et cela m'informe, cela m'aide à creuser plus. Je pense que l'art est un dialogue. Et ce dialogue est un aller-retour entre l'atelier et l'œil de celui qui regarde. 

    – Nu Barreto, est-ce que le regard du public européen ou vivant en France a changé votre façon de travailler ?

    – Forcément, ces regards-là finissent par apporter quelque chose indirectement, mais tout en laissant à l'artiste la liberté dans sa création de pouvoir proposer des choses à la société. »

    L'écueil auquel la foire AKAA et ses artistes tentent d'échapper, serait donc de succomber au public. Sitor Senghor est le directeur artistique d'AKAA : « Ils font beaucoup moins ce qui est à la mode. Même si, vous avez énormément d'artistes en résidence en Occident et donc ils vont produire ce qui plait en Occident, donc en perdant un peu de leur identité. C'est pour cela que je voudrais vraiment que l'on puisse donner toute leur chance aux artistes du continent qui sont en train de changer. »

    Qualité, authenticité, deux mots d'ordres indispensables alors que le marché de l'art contemporain africain cherche un nouveau souffle. Heureusement pour lui, s'il souffre d'un problème de demande conjoncturelle, l'offre, elle, est structurellement toujours plus riche. 

    À écouter aussiLa foire d'art contemporain africain parisienne AKAA fête ses 10 ans

    3 min
  • «Copistes» au Centre Pompidou-Metz, une commande originale à cent artistes contemporains

    Jusqu'au 2 février 2026, le Centre Pompidou-Metz consacre une exposition inédite intitulée Copistes. Cent artistes contemporains ont reçu une invitation ainsi formulée : « À partir de l'œuvre de votre choix conservée parmi les collections du musée du Louvre, imaginez sa copie ». Une carte blanche séduisante, inégale et stimulante. 

    ► Exposition Copistes jusqu'au 2 février 2026 au Centre Pompidou-Metz

    3 min
  • De Broadway à Paris: «Cher Evan Hansen» met en musique les maux de la jeunesse

    L’isolement des jeunes, le harcèlement scolaire et l’impact des réseaux sociaux – ces thèmes sensibles sont les ingrédients principaux d’une comédie musicale récompensée avec six Tony Awards, un Grammy et un Olivier Awards. Créée à Broadway en 2016, Cher Evan Hansen débarque à Paris pour cinquante représentations. Le metteur en scène Olivier Solivérès signe cette adaptation française inédite avec des paroles revisitées par la chanteuse Hoshi, elle-même victime de cyberharcèlement et d’homophobie.

    Pour aller plus loin :  Hoshi ouvre son «Cœur Parapluie»

    4 min
  • Le festival Électropicales à Saint-Denis de La Réunion: une célébration de la culture créole

    La 17e édition des Électropicales s'est terminée dans la nuit de samedi à dimanche 12 octobre à Saint-Denis de La Réunion. Considéré comme le plus grand rendez-vous de musiques électroniques et hip-hop de l'océan Indien, le festival a rassemblé plus de quarante artistes locaux, régionaux et internationaux, pour quatre soirées intenses au cœur de la capitale réunionnaise. Entre maloya réactualisé, techno-punk, rap, bouyon, et bien d'autres styles encore, Les Électropicales ont offert un panorama musical riche et métissé, à l'image de l'île intense.

    Ces derniers jours, le quartier du Barachois, d'ordinaire assez calme, s'est transformé en un véritable théâtre sonore et visuel. Fondateur et directeur des Électropicales, Thomas Bordese vise à créer un espace dans lequel l'on se sent libre, en sécurité et en lien :

    « Je vais répéter ce qu'un artiste m'a dit quand il était venu : "Ton festival sent l'amour". Peut-être que c'est l'amour d'une équipe qui bosse dessus pendant un an, qui se donne à fond pour faire des choses belles, pour transformer un espace historique : le Barachois, avec la mer à côté, les arbres centenaires... Il le transforme en un endroit qui est méconnaissable pour les Dionysiens et les Réunionnais. C'est un point d'entrée de La Réunion qui est quand même très emblématique. On sublime le Barachois, j'espère en tout cas. »

    Sur scène, les boucles répétitives des machines électroniques s'entremêlent naturellement aux rythmes de l'océan Indien chez ces artistes de La Réunion, de Maurice ou de Mayotte. Pour le pionnier de l'électro-maloya, Jako Maron, cette fusion n'est pas un simple choix artistique, c'est un acte de mémoire :

    « Le maloya, c'est une voix qui vient de loin, c'est le seul témoignage qu'on ait musicalement qui nous donne un peu les sentiments qu'ils ont pu ressentir. Je parle de ceux qui étaient avant nous, sur l'île, de l'histoire de l'esclavage. On n'a pas de livre. Ils n'ont pas fait des tableaux. Ils n'ont rien fait. Ce sont des gens qui ont tout donné. Et après, ils n'ont même pas une tombe, pour beaucoup. C'est la seule résonance qui reste de leur voix. Cette résonance, cette voix, moi, je veux la faire résonner dans le monde entier. Je joue du maloya, la musique qui vient de l'esclavage. On entend leurs souffrances, leur fierté dedans, c'est ça le combat pour moi. »

    Chez les rappeurs, même constat : les racines refont toujours surface. N'Dji, voix montante du rap réunionnais, célèbre sa créolité dans ses clips comme dans ses textes. Il raconte :

    « C'est très naissant le rap local, le rap créole. On est donc dans un mimétisme du rap français. Moi, j'écoutais beaucoup MC Solaar. Ils chantent en français. Quand tu veux t'approprier un peu plus ta façon de t'exprimer, tu ne mens pas, donc tu t'exprimes avec les codes du milieu dans lequel tu as grandi. Naturellement, tu transfères cela dans le rap créole. Je ne suis pas le plus grand puriste du maloya rap, mais c'est quelque chose qui me parle et dès que j'ai l'occasion d'introduire un peu de maloya dans ma musique, j'en mets. » 

    Cette année encore, Les Électropicales s'affirment comme un festival capable de bâtir des ponts entre les continents, les époques et les identités. Une célébration sonore où le passé et le futur dialoguent sous les palmiers, au rythme des basses. 

    À lire aussiLe maloya, l'esprit créole de La Réunion

    4 min
  • Georges de La Tour, le virtuose du noir et de la lumière en majesté au musée Jacquemart-André

    Georges de La Tour est en majesté dans le bel hôtel particulier du musée Jacquemart-André à Paris. Peintre du XVIIe siècle à la production rare, on lui connait une quarantaine d'œuvres dont on peut voir plus de la moitié dans l'exposition. Des tableaux où l'artiste se joue avec virtuosité du noir et de la lumière, ce qui lui vaut le surnom de « Caravage français ». L'artiste célèbre de son vivant tombe ensuite dans l'oubli pour être redécouvert au début du XXe siècle.

    ► Exposition Georges de La Tour, entre ombre et lumière, du 11 septembre 2025 au 25 janvier 2026

    3 min

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