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La Croisette s'enflamme pour Jacques Audiard et son Emilia Perez.
C'est le premier coup de cœur de la compétition ! Emilia Perez du Français Jacques Audiard réalise une entrée en fanfare avec une comédie musicale mexicaine des plus originales et une proposition de cinéma éblouissante. Une histoire folle tournée et chantée en espagnol de plus de deux heures qui mêle cartel de la drogue et transexualité, ode aux femmes puissantes et volonté d'être soi-même. Chorégraphié, dansé, le film dégage une énergie incroyable… La bande son est signée de la chanteuse Camille.
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Quarante-quatre ans après American gigolo, l'acteur américain Richard Gere tourne à nouveau avec Paul Schrader aux côtés d'Uma Thurman dans Oh ! Canada. Un film crépusculaire et intime. L'histoire d'un documentariste célèbre au bord de la mort qui accepte une dernière interview filmée afin de se livrer à une confession sur sa vie d'homme. Richard Gere, ancien sex-symbol, se glisse avec brio dans la peau d'un vieillard malade. « Mon père était mort quelques mois auparavant, il avait 101 ans et vivait avec nous et j'ai pu voir dans les derniers jours son état de conscience se modifier, le temps n'est plus linéaire et c'est ce que j'ai retrouvé dans le script. »
La compétition a aussi pris la direction de la Roumanie avec Trois kilomètres avant la fin du monde. Un huis clos réussi dans un village niché dans le delta du Danube signé Emanuel Parvu. Un jeune étudiant retrouve sa famille et ses amis le temps d'un été. Un soir, soupçonné d'être homosexuel, il est passé à tabac. L'évènement va bouleverser toute la communauté, les prises de position révèlent les clivages. Le jeune acteur Ciprian Chiujdea porte la voix des LGBT.
Et ce dimanche 19 mai, Kevin Costner sera de retour à Cannes hors compétition avec un western, une saga de trois heures...
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Le festival de Cannes, ce sont les films attendus, les surprises, les déceptions et les découvertes. Megalopolis, le dernier opus de la saga Coppola, coche tout à la fois la case des films attendus et des déceptions. Retour sur les premiers films présentés en compétition.
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Le troisième disque de Billie Eilish, est sorti ce vendredi. La star américaine évolue entre ballades et hits électro-pop pour chanter l'amour, ses passions, ses douleurs et ses incompréhensions.
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Le Louvre amène l'esprit olympique dans ses salles. À l'approche des troisièmes Jeux Olympiques et Paralympiques à Paris cet été, le plus grand musée du monde retourne aux origines de ce qui est devenu le plus grand événement sportif de la planète. Quelque 120 sculptures, tableaux, trophées et timbres retracent le parcours historique des premiers jeux modernes organisés à Athènes, mais inventés à Paris.
« Arabofuturs », c'est la nouvelle exposition de l'Institut du monde arabe, à Paris. Peintres, photographes, vidéastes, sculpteurs... dix-huit artistes contemporains du monde arabe et de ses diasporas nous invitent dans leurs univers de science-fiction. Un imaginaire qui questionne notre monde et le critique.
Après le punk, le reggae, l’électro et le hip-hop, la Philharmonie de Paris consacre une exposition au métal, musique extrême dérivée du rock. L’exposition Métal, Diabolus in Musica réunit guitares célèbres, costumes de scène, masques insolites, œuvres d’art rares et « reliques ». Quatre cents pièces, provenant des collections du Hard Rock Café et du Rock’n’Roll Hall of Fame, retracent plus de 50 ans de contre-culture survoltée à l’échelle mondiale. L’événement, le premier d’envergure en France, offre un panorama musical complet du mouvement qui touche aussi l’Afrique, notamment le Togo.
Épidémies. Prendre soin du vivant, c'est le titre de l'exposition qui vient de s'ouvrir au musée des Confluences, à Lyon. Un projet antérieur à la pandémie du Covid, et qui propose une approche historique des épidémies dans le monde à travers des documents scientifiques, sociologiques et des œuvres d'art. Une exposition qui montre que les épidémies font partie de l'histoire de l'humanité.
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La fin ce dimanche 28 avril du Printemps de Bourges 2024. Parmi les artistes qui s'y sont produits cette année : le chanteur et rappeur Eddy de Pretto. Il est venu présenter son dernier album en date intitulé Crash Cœur. Comme ce fut le cas à l’Olympia il y a quelques jours, il a dévoilé à Bourges sa nouvelle scénographie. La vidéo y est omniprésente. Il a même installé sur la scène un écran géant. « Mon propre panneau publicitaire », dit-il.
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C’est historique : le pape François est attendu le 28 avril à la 60ᵉ édition de la biennale de Venise, où le Vatican a installé cette année son pavillon à la prison pour femmes de l’ile de Giudecca. L'exposition du Saint-Siège, nommée à juste titre Avec mes yeux, nous incite à renouveler notre regard sur les marginaux.
Juste en face de la Cité des doges, à l'abri de l'agitation touristique, l'île de Giudecca, où se situe la prison des femmes. C'est le choix iconoclaste du Vatican pour y loger son pavillon, durant cette Biennale des arts de Venise, en Italie. « C'est une première », admet Bruno Racine, ancien président du Centre Pompidou à Paris, et l'un des commissaires de l'événement.
Sur la façade extérieure de l'établissement pénitenciaire, une fresque monumentale signée Maurizio Cattelan. « L'œuvre qu'il a réalisée s'intitule "Father", "le Père" en français, mais le père mort, dont on voit les pieds allongés. C'est aussi une belle méditation sur la précarité de la vie et des humains », commente Bruno Racine.
Si le choix de la star italienne de l'art contemporain, souvent critiquée pour ses œuvres provocatrices, peut surprendre, celui du lieu est hautement symbolique. Ancien couvent ayant recueilli des prostituées en quête de pardon, l'endroit est devenu une maison d'arrêt en 1859 où, actuellement, 80 femmes sont incarcérées pour vols, trafics de drogue et homicides. « Le choix du lieu est un message. Le visiteur sera confronté, lui aussi, à la réalité artistique et humaine de la prison, uniquement avec ses yeux », selon le commissaire d'exposition.
Des œuvres réalisées avec les détenuesAu programme de cette exposition derrière les barreaux, une collaboration unique entre les détenues de l’établissement pénitentiaire de Venise et neuf artistes de renom, parmi lesquels le collectif féministe Claire Fontaine ou encore la plasticienne française, Claire Tabouret.
Ensemble, ils ont créé des œuvres photographiques, installations documentaires et poèmes humanistes, mettent l’accent sur la compassion, l’empathie et la réhabilitation des marginaux. « L'idée, c'était que ce pavillon transmette un message humaniste, sur les Droits de l'homme, sur l'attention au plus petit, à ceux que l'on ne veut pas voir, y compris celles, ici même, qui ont été condamnées. Qu'elles puissent avoir leur dignité. Qu'elles puissent être, non seulement spectatrices, mais aussi protagonistes de leur avenir », explique Bruno Racine.
Quant à la grande figure du monde de l'art, Simone Fattal, d'origine syro-libanaise, elle a transcrit sur des plaques de lave les poèmes des détenues. « Quand j'ai reçu les poèmes, j'ai pleuré. Parce que... – je pleure encore – parce que l'une d'entre elles dit "Chaque fois que je tombe, on me dit qu'il faut se relever. Mais chaque fois que je me relève, quelque chose de moi reste par terre." » confesse-t-elle, la voix tremblante d'émotion, en citant un poème d'une détenue.
Ce corpus de thèmes, tous chers au pape François, vise à renouveler notre regard sur le monde des exclus. En plaçant le pavillon 2024 au sein d’une prison pour femmes, le Saint-Siège envoie un message puissant d’inclusion et de rédemption à travers l’art.
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Il a révolutionné la sculpture et introduit l'abstraction dans cet art. Il s'agit bien sûr de Constantin Brancusi. La rétrospective que lui consacre le Centre Pompidou nous immerge dans l'univers de l'artiste et nous fait entrer au coeur de son travail avec plus de cent vingt sculptures mais aussi des photographies, dessins et films de l'artiste.
Les œuvres de Brancusi sont d'emblée reconnaissables par la simplicité des lignes jusqu'à l'abstraction. Et c'est autour de son atelier que s'articule le début de l'exposition : un atelier qu'il avait légué au Centre Pompidou.
Autour de cet espace, on se familiarise avec la vie de l'artiste. Du jeune roumain qui traverse l'Europe à pied pour s'établir à Paris jusqu'à ses différentes influences et sources de création : Rodin, mais aussi l'art africain. La musique qu'il écoute jaillit dans la salle d'exposition. Le répertoire est large : jazz, rock, classique, latino.
Puis, on entre au cœur du travail de Brancusi. Les séries nous montrent la progression de sa sculpture, celle de l'enfant, le torse d'un jeune homme ce sont trois cylindres : un tronc et l'amorce des deux jambes et bien sûr, il y a la Muse endormie, une de ses œuvres phares, symbole du sommeil : une tête de femme en bronze poli doré à l'ovale parfait. Enfin, nous voilà dans l'une des plus belles salles du Centre Pompidou avec une vue sur tout Paris. C'est là que sont rassemblées les grandes sculptures consacrées aux oiseaux et à l'envol.
Des œuvres incroyablement vivantes. Brancusi aimait dire d'ailleurs : « Il ne faut pas respecter mes sculptures. Il faut les aimer et jouer avec elles ».
Et le Centre Pompidou nous les fait certainement aimer dans une exposition au parcours simple, épuré, à l'image du travail de Brancusi.
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