Convoqué en session extraordinaire devant le Parlement, jeudi, le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a défendu la gestion de l’afflux massif de migrants, fin juillet, tout en reconnaissant des défaillances du côté marocain de la frontière. « S’il a de nouveau écarté une implication du Maroc dans l’organisation de cet afflux, le dirigeant socialiste a légèrement nuancé sa position, estimant qu’après les événements la coopération entre les deux pays devait être différente », relate le journal français Le Monde.
C'est précisément ce que demande une tribune dans les colonnes du quotidien El Pais : « Il n'y a plus de temps à perdre, interpelle le journal espagnol, la solution à la crise humanitaire et politique exige l’engagement total de l’État et une redéfinition des relations avec le Maroc. La collaboration entre voisins pour garantir la stabilité des frontières communes est essentielle entre pays amis, comme cela est censé être le cas ici. Mais cette confiance et la relation, renforcées par de nombreuses concessions à Rabat, se sont révélées totalement insuffisantes, poursuit le média, pour qui la souveraineté européenne est également en jeu sur les plages de Ceuta. »
Mais la crise n'est pas seulement géopolitique, elle est aussi humanitaire, ajoute El Pais : « Il est indispensable de déployer immédiatement des effectifs et des ressources suffisants pour prendre en charge chaque migrant errant dans les rues et sur les plages de Ceuta. » Un appel partagé par le titre de presse espagnol Publico, qui s'indigne quant à lui que les migrants soient devenus « une arme politique, un pion de plus dans la géopolitique, et que leurs droits, voire leur humanité, soient remis en question ».
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L'ONU met en garde contre un épisode record d'El Nino
Le phénomène météorologique est un cycle climatique naturel, qui revient tous les deux à sept ans, et qui entraîne une hausse de la température des océans et de l'atmosphère. Mais ce phénomène atteint des proportions anormalement élevées, du fait du réchauffement climatique. Et à présent, « El Nino prend une ampleur considérable », a déclaré l'ONU.
« Cet événement sera probablement le plus important depuis au moins mille ans et accentuera la crise climatique mondiale, s'alarme le Guardian, avant d'ajouter que cette hausse des températures liée à El Nino a déjà des conséquences, qui se propageront à l'échelle mondiale, avec un risque accru d'incendies en Australie et des inondations plus intenses en Amérique du Sud », dans un épisode qui devrait durer jusqu'en février 2027, selon l'Organisation météorologique mondiale.
En Amérique du Sud, justement, le journal argentin La Nacion s'attend à un risque d'inondations accru dans le pays, d'ici la fin de l'année, et répertorie les mesures prises par ses voisins du continent pour se préparer aux conséquences du phénomène : le Panama et le Salvador ont déclaré l'état d'urgence, tout comme le Pérou. Les pays sud-américains tentent ainsi d'anticiper les conséquences de cet épisode climatique extrême, conséquences qui, on le sait, se font déjà ressentir à travers le monde. Car, « à moins de réduire rapidement les émissions et de renforcer la résilience, l'impact du changement climatique continuera de s'aggraver », rappelle le Guardian.
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La mort d'une figure du féminisme aux États-Unis
Gloria Steinem est décédée à l'âge de 92 ans et le Washington Post rend hommage à « une figure emblématique et voix puissante du mouvement féministe américain des années 60 et 70, et fervente défenseure de l'égalité tout au long de sa vie ». Elle s'est fait connaître dans les années 1960, non pas comme militante, mais d'abord comme journaliste. « Par sa détermination, Steinem a surmonté les préjugés professionnels qui limitaient la plupart des femmes journalistes à des sujets comme la mode et les relations amoureuses », poursuit le journal.
« Pendant des années, elle fut la porte-parole la plus en vue du mouvement féministe, et on lui attribue le mérite d'avoir contribué à le rendre plus représentatif des femmes pauvres et issues des minorités, dont beaucoup se sentaient exclues de la cause », ajoute le Washington Post dans le portrait qui lui est consacré, avant de conclure par une citation de Gloria Steinem, à la fin de sa vie, quand on lui demandait son avis sur le féminisme actuel : « Je suis vieille, avait-elle répondu, mais le mouvement est jeune. »
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